mercredi, février 8, 2023
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Un député du parlement iranien : la banque centrale provoque des problèmes économiques pour 20 millions de personnes

Un député du parlement iranien : la banque centrale provoque des problèmes économiques pour 20 millions de personnes

CNRI – Le député Hossein-Ali Doleigani a déclaré qu’au moins un tiers des Iraniens a des problèmes à cause de leurs investissements et économies placés dans des instituts de crédit. Il a déclaré : « Des préoccupations psychologiques et des inquiétudes venant des investissements faits dans de telles institutions, cause des problèmes non seulement aux investisseurs, mais aussi à leurs familles. Et il semblerait que plus de 20 millions de personnes souffrent de ceci. »

Doleigani a ajouté : « Aujourd’hui, nous sommes témoins de rassemblements et de manifestations des investisseurs qui ont placé leur argent à Caspian, Alborz, Arman, Thamen etc. aux quatre coins du pays. Les gens ont placé leurs petites économies dans des institutions comme celles-ci et doivent faire face à la fraude ou à la perte de leur investissement. »

Dans une réaction à cette vague de protestation, un expert en économie du pouvoir en place a affirmé : « nous seront en face d’une situation très délicate ». « Ceux qui ont monté ces établissements financiers ont une influence politique et des arrières puissantes qui leur permettent de contourner la loi », a ajouté Hatami Yazdi qui a précisé que ces établissements « ont établi des succursales un peu partout dans le pays et ouvert des comptes sans aucune permission légale ».

« L’un des premiers établissements de ce type a été la Caisse Ghavamin qui était affiliée à la police nationale. La Banque centrale disait qu’elle ne pouvait pas contrecarrer les opérations de cet établissement, sans fermer d’abord les portes de la Police », indique Yazdi qui a également précisé que la Caisse Mizan appartenait à des haut-responsables de la Justice.

« Il y a une multitude de pôles de pouvoir qui ne respectent pas la loi et qui s’en moquent », ajoute cet expert en économie qui explique que tous ces établissements « ont été monté et agissent toujours grâce à des soutiens politiques ».

Beaucoup de ces établissements ont choisi le nom de Caspienne, « parce que ce dernier été protégé par le pouvoir judiciaire » affirme-t-il avant de mettre en garde toutes les banques du pays de « connaître le même sort dans le deux à trois ans à venir ». « Nous seront en face d’une situation très délicate » a prédit cet expert qui a tenu ces propos lors d’une interview diffusée le 20 juin par la Télévision d’État Shabake-Khabar.

Le même expert avait précisé un mois auparavant que « ces établissements financiers et ces Caisses d’Épargne ont des arrières puissants qui ont les moyens de modifier la politique du Conseil de l’argent et des crédits » (le journal Eghtessad-News, 20 mai 2017).