AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceUn Britannique, héros de la lutte pour la liberté en Iran

Un Britannique, héros de la lutte pour la liberté en Iran

Lord Slynn of HadleyLord Slynn of Hadley a tenté d'alerter le monde d’une terrible trahison à l'égard du principal espoir de l’Iran, une alternative démocratique au régime criminel de Téhéran, déclare Christopher Booker.

Par Christopher Booker

Telegraph.co.uk (Grande-Bretagne), 11 avril – Ce n'est pas souvent que cette rubrique salue un partisan passionné de l'UE, mais Lord Slynn of Hadley, ancien juge à la Cour européenne de justice, qui est décédé la semaine dernière, mérite un hommage pour son rôle dans un admirable combat pour la justice. Il a joué un rôle majeur dans la longue bataille visant à faire radier de la liste des organisations terroristes interdites par le gouvernement britannique et l'UE, les Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), le principal espoir d'une alternative démocratique à la tyrannie criminelle à Téhéran.

Le but en interdisant l’OMPI était uniquement de complaire au régime de Téhéran, qui considère le Conseil national de la Résistance iranienne, dont l’OMPI est la principale composante, comme son principal ennemi. À maintes reprises, le gouvernement britannique et l'UE ont tenté de faire fi des décisions de leurs tribunaux respectifs disant qu’il n'existait aucune preuve que l’OMPI soit terroriste et que l'interdiction était illégale. Finalement, grâce notamment à Lord Slynn, les deux gouvernements ont été contraints de lever l'interdiction.

Maintenant, cependant, désespérant de se venger, le régime de Téhéran a tourné son attention vers le dernier « refuge » de l’OMPI au Moyen-Orient, le camp Achraf dans le désert irakien à 96 km au nord de Bagdad. Là où autrefois il y avait seulement une zone aride de sable s’élève maintenant une ville moderne en plein essor, avec quatre piscines de taille olympique et des maisons dans des rues bordées d'arbres, où séjournent 3600 Iraniens épris de paix.
 
Après l'occupation, les habitants d'Achraf, ayant renoncé à leurs armes, ont vécu dans le cadre d'une garantie de la protection américaine. Mais en janvier de cette année, les Américains ont remis cette « protection » au gouvernement irakien qui, selon les termes de ce qui semble être un accord sordide avec Téhéran, exerce toute sorte de pression pour fermer Achraf. Les habitants ont été privés d’approvisionnements, de soins médicaux ou de contact avec le monde extérieur, et sont terrifiés à l’idée qu’il seront livrés à Téhéran, car beaucoup d’entre eux seront torturés ou exécutés comme des dizaines de milliers de supporters de l’OMPI dans le passé.

Si Lord Slynn, qui s'est rendu deux fois Achraf, était encore en vie, il jouerait à nouveau un rôle de premier plan pour alerter le monde de cette terrible trahison, qui semble désormais se tramer.