mardi, décembre 6, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceTrois options à éviter pour Hillary Clinton et l’Aide à l'opposition iranienne

Trois options à éviter pour Hillary Clinton et l’Aide à l’opposition iranienne

Par Firouz Mahvi
policymic.com – 13.06.2012 – Mercredi dernier, une réunion des Amis d’un Iran Libre (FOFI), intergroupe du Parlement européen, a eu lieu à Bruxelles. Une déclaration signée par plus de 220 eurodéputés a été dévoilée concernant le sort de l’opposition iranienne, membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI / MEK) qui vivent actuellement dans les camps d’Achraf et Liberty en Irak. Les eurodéputés ont vivement critiqué l’envoyé de l’ONU en Irak, Martin Kobler et son étroite collaboration avec le régime iranien. Les membres ont également discuté d’une historique décision de justice à Washington, le 1er juin contre la présence  de l’OMPI sur la liste noire aux États-Unis, une étiquette qui est largement considérée comme le principal obstacle à la réinstallation pacifique de ces réfugiés dans les pays tiers.

«La liste noire des États-Unis a permis aux autorités irakiennes, poussées et influencées par leurs parrains à Téhéran de torturer psychologiquement et d’intimider les 3200 hommes et femmes d’Achraf et de les contraindre à se reloger dans un nouvel emplacement, le camp Liberty, » a déclaré, lors de la réunion Struan Stevenson, le président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak. « Plus de 2000 réfugiés appartenant à l’OMPI sont maintenant écrasés dans une zone mesurant moins d’un demi-kilomètre carré, avec des systèmes d’égouts vétustes, aucune installation pour les handicapés et des équipements insuffisants en eau et en électricité.

« Ils étaient persuadés qu’en allant au camp Liberty sur la promesse du Représentant spécial des Nations Unies, Martin Kobler, ça ne serait qu’un simple Lieu de Transit Temporaire (TTL), leur demeure pour seulement quelques semaines. Certains y vivent depuis plus de quatre mois dans des conditions insupportables. La bonne réputation de l’ONU est souillée par leur association avec cela et par une apparente indifférence devant un tel flagrant mauvais traitement et répression. Ils doivent déclarer Liberty comme un camp de réfugiés de long terme et non comme un TTL et ils doivent alors exiger que s’appliquent l’intégralité des dispositions humanitaires appropriées pour un camp de réfugiés.

« M. Stevenson a été soutenu par un législateur espagnol, Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen. «Nous sommes très frustrés de la façon dont l’envoyé de l’ONU, Martin Kobler, a traité cette question. Son éloge du rôle des mollahs concernant la sécurité de l’Irak, et les rapports au sujet de ses réunions avec le Ministère iranien du renseignement à Téhéran sur le sort de leurs adversaires, nous ont choqués. « Cette attitude est très dommageable pour M. Ban Ki- Moon et pour la réputation de l’Organisation des Nations Unies ». M. Vidal a également souligné l’importance de la récente décision de la Cour d’appel américaine en faveur de l’OMPI. « La Cour aurait pu dire simplement que : le Département d’Etat doit se prononcer sur la liste noire. Et cela aurait été significatif. Mais ça va plus loin et dit : Si vous ne prenez pas de décision dans les quatre mois, nous – la Cour – nous retirerons l’OMPI de la liste noire. Ainsi, la Cour dit effectivement que, selon son opinion, l’OMPI ne devrait pas figurer sur cette liste. Il a ensuite félicité l’OMPI « en particulier ceux se trouvant dans les camps d’Achraf et Liberty et à l’intérieur des prisons iraniennes lesquels ont le plus souffert de cette liste.

« Il est à présent temps pour l’Europe et les Etats-Unis de reconnaître la coalition politique du Conseil national de la Résistance iranienne comme une alternative démocratique à ce régime » a dit M. Vidal. «Le CNRI, constitué à Téhéran en 1981, dispose d’un programme laïque et préconise fortement les droits des femmes et des minorités, la primauté du droit, les libertés civiles et un Iran sans armes nucléaires. C’est le moyen le plus efficace dont nous disposons pour faire face à l’exportation du terrorisme et à l’absolue (ou la totale) violation des droits de l’homme par les mollahs ainsi qu’à leurs efforts pour acquérir des armes nucléaires.

« L’importance de cette dernière décision à Washington est au-delà des précédentes victoires juridiques de l’OMPI. En premier lieu, le système juridique américain a une portée beaucoup plus limité de  compétence lorsque des questions de politique étrangère sont impliquées, décisions qui   sont traditionnellement de la seule responsabilité du Secrétaire d’Etat. Au cours des 230 dernières années de l’histoire judiciaire américaine, il n’y a pas eu un seul cas où un Secrétaire d’Etat a été condamné à agir à la demande d’une entité autre, sans parler du cas considéré comme «terroriste» par son propre ministère.

En second lieu, les États-Unis, en tant que première puissance mondiale, ont été le premier État à mettre l’OMPI sur leur liste noire il y a 15 ans afin de s’attirer la faveur des mollahs de Téhéran. L’Europe et d’autres, plus tard, leur emboîtèrent le pas. Ainsi, lorsque l’instigateur de la liste noire de l’OMPI est appelé par son propre tribunal à enlever cette désignation, c’est le dernier clou dans le cercueil de la politique d’apaisement vis-à-vis du régime iranien. Cette politique a été initiée par l’Occident il y a deux décennies avec la montée des soi-disant «modérés» en Iran. Elle était basée sur la pure illusion qu’en dénigrant la principale opposition organisée, qui aspire à un changement de régime, nous encouragerions un changement de pouvoir progressif pour les modérés. Le résultat de cette funeste politique a été la montée des radicaux extrémistes et Mahmoud Ahmadinejad.

Madame Clinton est maintenant face à trois choix :
1) Ne rien faire et laisser le tribunal retirer la désignation après quatre mois ; un scénario humiliant pour le Département d’Etat.
2) Décider de retirer la désignation avant l’expiration du délai et sauver la face.
3) Décider de maintenir la désignation qui, bien entendu, encouragera Téhéran à accroître la répression interne et à accélérer son projet d’armes nucléaires. Cela peut également  être interprété comme un feu vert en direction du gouvernement irakien pour lancer de nouvelles attaques brutales contre les réfugiés sans défense d’Achraf et de Liberty ; une situation embarrassante pour la politique étrangère de Barack Obama dans le sillage des prochaines élections présidentielles.
 Les retards interminables et les atermoiements ne sont plus une option.

 Firouz Mahvi est membre de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance d’Iran.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe