vendredi, janvier 27, 2023
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The Hill : Une nouvelle politique vis-à-vis de l’Iran

Par David Alton

The Hill, 3 février – Lors d’une conférence transatlantique sur l’Iran à Bruxelles, un groupe bipartite d’anciens hauts responsables des administrations Obama, Bush et Clinton, rejoints par des membres de premier plan du Parlement européen, ont clairement exprimé cette nouvelle approche. 

Ils sont d’avis que la première étape pour les États-Unis consiste à retirer le principal mouvement d’opposition iranien, les Moudjahidine du peuple (OMPI) de leur liste des groupes terroristes. Les participants ont également appelé à une action urgente pour protéger les 3.400 résidents du camp d’Achraf en Irak, membres de l’OMPI, des personnes protégées par la IVe Convention de Genève constamment menacés par le gouvernement irakien à la demande de Téhéran. Notre incapacité dans ce domaine est une question que j’ai soulevée au Parlement britannique cette semaine.
 
« Le peuple iranien n’est pas le seul à souffrir. Il faut reconnaitre et relancer la préoccupation légitime pour tous les gens du camp d’Achraf, dans les promesses irakiennes de sûreté et de sécurité faites aux Etats-Unis », a déclaré le général James Jones, qui était jusqu’en octobre le conseiller d’Obama pour la sécurité nationale.
 
Bill Richardson, ancien gouverneur du Nouveau Mexique et ambassadeur à l’ONU sous le président Clinton, confirme : «Il est logique de radier l’OMPI comme organisation terroriste. Il n’existe aucun lien terroriste. Il n’existe aucune capacité, aucune intention (…) L’Amérique a besoin de suivre l’exemple de l’Union européenne et du Parlement européen. »
 
Selon l’ancien procureur général Michael Mukasey, « il est important de supprimer cette classification avant que l’Iran et ceux qui agissent en son nom puissent épuiser les résidents d’Achraf et les forcer à partir, ou leur imposer un sort encore pire. » Et le Dr Vidal Quadras, vice-président du Parlement européen a déclaré: «La complaisance ne fait que donner au régime le temps de poursuivre sa propagation du terrorisme à travers le monde et de se rapprocher de l’arme nucléaire. »
 
Tout en soulignant le rôle central que l’OMPI, la principale opposition iranienne, aura à jouer dans la future politique vis-à-vis de l’Iran, John Bolton, ancien ambassadeur américain à l’ONU, a souligné que « la politique des États-Unis doit être sans équivoque le renversement du régime de Téhéran ».
 
Et Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne,  l’opposition, a souligné qu’il «faut mettre fin à la dictature religieuse en Iran. Cela ne peut se faire ni par la guerre ni par la complaisance. La solution est la troisième voie : Un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance. »

Après deux nouvelles années de vaines négociations, le poing de Téhéran reste plus serré que jamais. Ainsi, comme le président Obama l’a souligné dans son discours d’investiture, le moment est venu d’écarter le dogme usé des récriminations qui a trop longtemps étranglé la politique iranienne des États-Unis. La politique ne devrait pas être limitée à choisir entre le rapprochement et le bombardement.
 
Envoyons un message nouveau et important aux Iraniens en quête de liberté, comme quoi le monde est à leur côté ; laissons les opposants iraniens prendre une place centrale dans la politique iranienne.
 
Avec ce pivot, tous les autres éléments d’une politique de fermeté, y compris un durcissement des sanctions, se mettront en place.

David Alton: Lord Alton of Liverpool, membre non inscrit de la Chambre des Lords britannique, est membre du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran. 
 

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