jeudi, juin 20, 2024
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Une réunion à Mashhad avec les chefs de milices alliées régionales

Une réunion à Mashhad avec les chefs de milices alliées régionales

Jeudi 23 mai, au cours des funérailles d’Ebrahim Raïssi à Mashhad, les médias officiels iraniens ont rapporté que les hauts commandants du CGRI (Corps des Gardiens de la révolution islamique) et de la Force Qods avaient tenu une réunion à Téhéran avec des représentants de milices islamistes régionales.

Étaient présentes à la réunion de Téhéran des personnages tels qu’Ismail Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas ; Naim Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah ; Mohammed Abdul-Salam, porte-parole du mouvement Houthi du Yémen (Ansar Allah) ; et Mohammed al-Hindi, secrétaire général adjoint du Jihad islamique palestinien. Des informations ont également indiqué la présence de représentants de diverses milices irakiennes.

Le timing et la diffusion des informations et des photos de cette réunion, alors que l’attention mondiale était concentrée sur l’Iran, ont envoyé un message clair de la part du guide suprême Ali Khamenei sur l’escalade des tensions régionales. L’agence de presse officielle ISNA a déclaré : « Lors de cette réunion, les derniers développements politiques, sociaux et militaires à Gaza et l’opération Tempête d’Al-Aqsa ont été discutés. La séance a mis l’accent sur la poursuite du jihad et de la lutte jusqu’à la victoire complète de la résistance palestinienne à Gaza avec la participation de tous les groupes et fronts de résistance de la région. »

La couverture de la réunion par les médias affiliés à ces groupes, notamment Al-Manar, Al-Mayadeen et le Centre d’information Houthi, a amplifié encore son impact. En outre, les médias iraniens ont souligné le nombre précis de dirigeants étrangers ayant assisté aux récentes cérémonies organisées par l’État, contrastant fortement avec l’absence notable des anciens présidents du régime, Mohammad Khatami, Mahmoud Ahmadinejad et Hassan Rohani aux prières funéraires de Raïssi – un détail qui n’a pas été négligé par les analystes.

La mort de Raïssi, figure clé de la stratégie de Khamenei visant à consolider le pouvoir, représente un coup dur pour le régime. Néanmoins, au milieu de nombreuses crises internes et externes, Khamenei s’efforce de masquer les vulnérabilités du régime. Par conséquent, toute hésitation ou concession au chantage nucléaire et aux jeux de pouvoir régionaux de Téhéran ne fera qu’encourager la poursuite de l’agression et de la confrontation du régime.