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Un commandant des pasdaran en Iran parle de 130.000 miliciens en partance pour la Syrie

Le général des pasdaran Hossein Hamedani a fait le 4 mai cette déclaration sans précédent : « Aujourd’hui, 130.000 miliciens du Bassidj, entrainés, sont en attente d’aller en Syrie. Aujourd’hui, nous nous battons en Syrie pour des intérêts comme la révolution islamique et notre défense est au niveau de la défense sacrée. »

Il a ajouté : « En organisant 70.000 jeunes « alaouites », « sunnites » et « chiites » dans 42 groupes et 128 bataillons, le corps des pasdaran se bat en Syrie. Avec le plan (…) de la direction et des tactiques de guérilla urbaines, le nombre de tués dans ce pays a diminué et une sécurité durable s’est à peu près installée. » (Agence de presse Fars, 4 mai)

Evoquant la formation d’une milice antipopulaire en Syrie, il a précisé que cette force « a été mise en place dans 14 province et dans les provinces confisquées, elle possède des maisons collectives, d’où elle lance des attaques contre les groupes armés (…) Ces trois dernières années, 70% de la Syrie étaient aux mains des groupes armées. Heureusement, à l’heure actuelle, 75% du territoire syrien a été nettoyé et le danger de la chute du pouvoir a été écarté. »

Trois jours auparavant, Hamedani dans un déplacement à Racht dans le nord de l’Iran, rappelait l’insistance de Khamenei sur la nécessité de soutenir Assad : « La guerre en Syrie est une délégation et la Syrie se bat au nom des musulmans contre l’Arrogance et le terrorisme (…) La lutte du peuple syrien est issue de l’exportation de la révolution islamique d’Iran (…) Si le Hezbollah possède de grands acquis aujourd’hui, cela vient de la Syrie (…) Nous avons soutenu le Hezbollah via la Syrie. Aujourd’hui, un monde de résistance s’est formé et le seul pays qui reste dans le monde arabe c’est la Syrie et aucun autre pays ne se trouve dans le front de la résistance. La Syrie est dans le camp de la résistance islamique et sœur de l’Iran. Aujourd’hui, il est de notre devoir de soutenir la Syrie et il ne faut pas cacher les soutiens de la Syrie à la révolution islamique. » (Agence Tasnim, 1 mai 2014)

S’étant rendu à Racht dans le but d’une campagne pour déverser les richesses de la population dans la guerre en Syrie, il a justifié le pillage de milliards de dollars de la population déshéritée d’Iran pour alimenter ce conflit : « Le langage diplomatique dit que pour ce genre de pays dans le domaine économique, il faut compter dessus de manière différente..» Hamedani a annoncé « la formation du QG logistique de guerre et de soutien au peuple et au gouvernement syriens ». Il a ajouté : « dans ces conditions, le gouvernement et la nation de Syrie doivent bénéficier de soutien du gouvernement et de la nation d’Iran (…) Il faut que chacun aide selon ses moyens comme dans la guerre imposée (…) dans toutes les provinces d’Iran, un QG de soutien au peuple syrien a été mis en place et ces derniers jours, une réunion à Téhéran a défini le quota d’aide à la Syrie de chaque province. » (Agence Fars, 14 mai)

 

ِِِEmpêcher l’attaque américaine contre la Syrie

Par ailleurs, le 27 avril, expliquant le rôle particulier du régime iranien pour empêcher l’attaque américaine contre la Syrie en 2013 en réaction au crime contre l’humanité du bombardement chimique de la population sans défense, Ali-Reza Zakani, un député des mollahs, a déclaré : Khamenei a planifié que sans tirer une seule balle, il fallait empêcher les USA d’attaquer la Syrie. Selon Zakani, le commandant de la force Qods, via un haut responsable irakien du nom d’Ali Al-Zaher chargé de transmettre ce genre de message aux USA, a menacé Washington de s’en prendre à ses intérêts et ses objectifs dans la région. Le Hezbollah a menacé Israël, via les services secrets allemands, qui s’occupent en général de transmettre les messages entre le Hezbollah et les occupants de Jérusalem.

La Résistance iranienne, avait déjà révélé dans la soirée du 27 aout, que Ghassem Soleimani, le chef de la force Qods s’était rendu à la hâte à Bagdad pour s’entretenir avec Maliki jusqu’au milieu de la nuit, et qu’ils s’étaient entendu pour l’attaque contre Achraf. Ils avaient parlé de l’éventualité d’une attaque américaine en Syrie et le lendemain un représentant de Maliki s’était rendu à Washington.

D’autre part l’amiral Fadavi, commandant des forces navales des pasdaran, dans une démonstration de force grotesque, avait affirmé : « Aujourd’hui les Américains et le monde entier savent qu’un de nos objectifs opérationnels est d’anéantir la marine américaine. » (Site Tabnak).

L’indifférence de la communauté internationale, en particulier du gouvernement américain, à l’égard les crimes du régime iranien en Syrien, en Irak et ailleurs dans la région, encourage les mollahs dans la guerre et l’aventurisme à l’étranger dont ils ont tant besoin pour maintenir leur régime en place.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 mai 2014