lundi, novembre 28, 2022
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Procès d’Assadi : De nouvelles preuves indiquent comment le régime iranien a payé les terroristes

Des preuves révélées lors du procès du diplomate-terroriste du régime iranien, Assadollah Assadi, en Belgique, indiquent comment Téhéran a dépensé des sommes astronomiques pour anéantir l’opposition.

Assadi et ses trois complices, Nasimeh Naami, Amir Saadouni, et Mehrdad Arefani, ont été arrêtés en 2018 alors qu’ils conspiraient un attentat à la bombe contre le rassemblement de la Résistance iranienne à Paris le 30 juin 2018.

Depuis son arrestation, Arefani, sur ordre d’Assadi et du ministère iranien du Renseignement et de la sécurité (VEVAK), nie ses relations avec le régime et les autres terroristes.

Des documents relatifs aux enquêtes de la police et du parquet indiquent qu’en 2018, le VEVAK avait transféré plus de 226 000 euros en espèces sur les comptes d’Arefani.

Les preuves indiquent également qu’entre 2012 et 2016, Mehrdad Arefani a effectué 179 dépôts en espèces sur ses comptes, pour un total de 12 995 euros.

En 2017 et 2018, Arefani a effectué 62 dépôts en espèces, pour un total de 28 409,50 euros sur ses comptes. Il a déposé de petits montants dans différentes agences de la banque afin de ne pas éveiller les soupçons.

Pendant tout ce temps, Arefani avait affirmé qu’il ne travaillait pas ces années-là et qu’il recevait des allocations de chômage du gouvernement belge. Il a également tenté de justifier la manière dont il a pu recevoir une telle somme d’argent, en affirmant de manière fallacieuse qu’il avait emprunté 6 600 euros à un ami, et que son père lui avait envoyé 22 000 euros en espèces, sans fournir aucune preuve.

Les documents soulignent également qu’en vertu de l’article 43c du code pénal belge, les enquêtes révèlent un écart important entre les revenus légaux d’Arefani et les montants figurant sur ses comptes. Il est donc raisonnable de supposer que ces montants proviennent des sources qui font l’objet de la présente affaire.

En plus des preuves indéniables trouvées au domicile d’Arefani, lors de leur procès, lorsqu’Arefani a affirmé ne pas être un agent du VEVAK, Saadouni a déclaré : « Arefani ment, j’ai vu [Assadi] lui intimer l’ordre de nier toute relation avec [lui]. »

Lors d’une autre séance d’interrogatoire, Saadouni a déclaré à la police qu’il avait toujours deviné qu’Arefani était l’agent d’Assadi. Saadouni a déclaré à la police belge : « Chaque fois que j’ai menti à Assadi sur les faits des événements de l’OMPI, Assadi savait que je mentais. Mehrdad était toujours présent. Quoi qu’il arrive. Par conséquent, je suis sûr qu’il était en contact avec Assadi. »

Saadouni et sa femme Naami ont également reçu d’énormes sommes d’argent du régime. Selon l’acte d’accusation du procureur, lors de la dernière rencontre entre Assadi et le couple le 28 juin au Luxembourg, Naami a reçu la bombe, une nouvelle carte SIM et 180 000 euros. Le 26 juin, 19 000 euros ont été virés sur le compte du couple pour couvrir l’acompte d’une voiture Mercedes de 54 000 euros.

Le régime a spolié les richesses du peuple iranien pour financer le terrorisme dans le monde entier. Récemment, à l’occasion de l’anniversaire de l’élimination de Qassem Soleimani, le cerveau du terrorisme des mollahs, les dirigeants de groupes terroristes, tel le Hezbollah libanais, ont salué le soutien financier de Soleimani.

Le dimanche 27 décembre, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a fait l’éloge de Soleimani pour son « soutien logistique » au Hezbollah et pour n’avoir reconnu « aucune ligne rouge » dans l’envoi de missiles 9M133 Kornet à Gaza pour le Hamas et le Jihad islamique. Nasrallah a reconnu qu’après la guerre de 33 jours en 2006, lorsque 200 000 maisons ont été détruites au Liban, Soleimani a payé un an de loyer et de dépenses aux familles qui ont perdu leur maison. En mai 2020, le Heshmatullah Felahatpisheh, ancien président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Majlis (Parlement des mollahs), a déclaré que le régime avait versé à la Syrie jusqu’à 30 milliards de dollars.

Les preuves récemment publiées lors du procès d’Assadi et les faits mentionnés précédemment suggèrent que tout paquet financier envoyé à l’Iran sera utilisé par le régime pour financer le terrorisme.

Les dirigeants de l’Union européenne devraient reconsidérer leur approche envers le régime et cesser de donner la priorité aux relations économiques avec Téhéran.

Alors que les dirigeants européens « se réjouissent » de tenir des forums d’affaires avec les mollahs et de négocier avec le ministre iranien des Affaires étrangères des mollahs, Mohammad Javad Zarif, ils devraient se rappeler qu’Assadi était l’agent de Zarif. En tant qu’autorité supérieure d’Assadi, Zarif était au courant du complot d’attentat à la bombe et l’a facilité en fournissant une couverture diplomatique et des privilèges à Assadi.

Il est temps que l’UE mette fin à ses relations avec Téhéran et cesse de privilégier les intérêts économiques au détriment de la sécurité de ses propres citoyens. L’UE devrait sanctionner Zarif, son ministère et tous les autres responsables du régime impliqués dans le terrorisme.

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