dimanche, octobre 2, 2022
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Outrage international sur la libération potentielle d’un terroriste iranien

Outrage international sur la libération potentielle d'un terroriste iranien
Photo d’archive : Supports de la Résistance iranienne lors de la grande manifestation à Bruxelles

Par : Aladdin Touran

Le mois dernier, les autorités albanaises ont exécuté des mandats de perquisition dans plus d’une douzaine de propriétés et interrogé une vingtaine de personnes soupçonnées d’espionnage pour le compte du régime iranien. Selon les médias albanais, l’opération a été entreprise pour empêcher « toute attaque terroriste éventuelle« , ce qui laisse entendre que le gouvernement disposait de renseignements indiquant des plans d’attaque par une cellule iranienne dans le pays.

L’incident rappelle l’attention portée aux révélations qui ont été faites quatre ans plus tôt concernant les plans concrets de multiples attaques terroristes iraniennes visant l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et le Conseil national de la Résistance iranienne. En mars 2018, les autorités albanaises ont déjoué les plans visant à déployer un camion piégé dans le complexe de l’OMPI en Albanie. Puis, en juin 2018, plusieurs organismes européens d’application de la loi se sont coordonnés pour contrecarrer le plan du régime iranien visant à faire exploser un puissant explosif lors d’un rassemblement du CNRI près de Paris.

Ces deux complots impliquaient l’armement de l’infrastructure diplomatique de l’Iran. Trois diplomates ont finalement été éjectés d’Albanie dans le cadre du complot de mars, et le 1er juillet 2018, le troisième conseiller de l’ambassade d’Iran à Vienne a été arrêté alors qu’il voyageait en Allemagne, d’où il a ensuite été extradé en Belgique pour faire face à des accusations de complot de meurtre terroriste. Il a été établi que ce diplomate, Assadollah Assadi, était le cerveau du projet d’attentat à la bombe visant la présidente élue du
CNRI, Mme Maryam Radjavi. Après une enquête approfondie, il a été reconnu coupable et condamné à 20 ans de prison en Belgique en février 2021.

Le procès d’Assadi avait clairement montré que les ordres pour le complot d’attentat à la bombe provenaient de hauts responsables, dont le président et le Guide Suprême.

Néanmoins, l’exécution de la peine d’Assadi a été considérée comme un pas dans la bonne direction, transmettant le message qu’au moins les agents du régime dans les pays étrangers ne bénéficieraient pas de l’impunité dans les affaires liées au terrorisme et à la violation des Droits de l’Homme.

Mais à la fin du mois de juin, des autorités belges ont présenté au Parlement un projet de traité qui aurait été négocié avec Téhéran en mars. Le Parlement a approuvé ce traité le mois dernier et, une fois mis en œuvre, il ouvrirait la voie à la libération d’Assadollah Assadi, qui n’aura purgé que quatre ans de sa peine de vingt ans.

De nombreux hommes politiques et dignitaires internationaux ont, à juste titre, décrié l’accord sur la libération d’Assadi comme le dernier des nombreux exemples de complaisance et ont souligné que le traité donnerait un sentiment d’impunité et constituerait une menace non seulement pour les Iraniens vivant en Europe, mais aussi pour les ressortissants et les intérêts occidentaux dans le monde entier.

Le rapport suivant est constitué d’extraits de certains des discours prononcés lors de l’événement Iran Libre 2022 :

Franco Fratini : Ancien ministre italien des Affaires étrangères, commissaire européen à la justice, la liberté et la sécurité (2004-2008)

Malheureusement, après qu’un Iranien en service dans les services secrets a été condamné pour un acte de terrorisme et pour avoir comploté une attaque terroriste à Paris, il a été légalement, selon les procédures européennes et internationales, en prison. Malheureusement, les Iraniens ont entamé une négociation secrète avec le Royaume de Belgique.
Le crime terroriste de 2018, a été légalement condamné. Et ce traité international et bilatéral visait à permettre un échange, un échange bilatéral entre un tel terroriste qui est en prison en Belgique et deux personnes complètement innocentes qui ont été prises en otage en Iran et qui y sont détenues.

L’un était condamné à mort, et l’autre était un simple touriste français. Quel est l’objectif ? Il s’agit de créer un instrument juridique qui permette d’échanger les terroristes emprisonnés en Belgique avec deux prisonniers étrangers qui se trouvent malheureusement dans les horribles prisons iraniennes, afin de tenir compte de cette situation bilatérale et de cette relation bilatérale.

Janez Jansa : Ancien premier ministre de la Slovénie. (2020-2022)

Nous sommes fermement opposés au dernier exemple de complaisance de la Belgique. Le soi-disant traité honteux signé avec le régime des mollahs lui permet de libérer le diplomate-terroriste condamné en Belgique, Assadollah Assadi. Cette proposition belge ne fera qu’enhardir et encourager les agents de Téhéran à mener davantage d’actes de terrorisme et de violence contre le peuple iranien et la communauté internationale, notamment dans les capitales européennes.

Stephen Harper, ancien Premier ministre du Canada
Il ne s’agit pas d’une théorie du complot fantaisiste. Un diplomate iranien a été condamné à 20 ans de prison en Belgique pour son rôle dans ce complot. Maintenant, comme nous le savons, le gouvernement belge a accepté un traité pour libérer ce terroriste ; il est motivé par la volonté de sauver la vie d’étrangers innocents retenus en otage par la République islamique. Mais la motivation de cet accord ne change pas la nature de son action. Il constitue une effrayante complaisance face à l’activité terroriste internationale de l’Iran et une validation de sa stratégie de diplomatie des otages.

Ce traité est littéralement un pacte avec le diable. Et nous joignons nos voix à tous ceux qui, partout dans le monde, demandent au gouvernement belge de résilier ce traité.

John Bercow : Ancien Président de la Chambre des Communes du Royaume-Uni

Opposition à la complaisance avec le régime iranien du meilleur accord, et je peux dire opposition au traité belge. Une question qui a fait surface et qui est une source de préoccupation réelle pour vous et moi. Quelle que soit l’intention des signataires belges de ce traité, il risque d’avoir pour effet de donner le feu vert aux terroristes et de constituer ainsi une menace mortelle pour la vie humaine. Vous ne pouvez pas faire de compromis et chercher à satisfaire les préférences des dictateurs. Cela ne fonctionne pas.

Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis
Je voudrais prendre une minute pour dire que je pense qu’il est profondément mauvais pour la Belgique de vendre la cause de la liberté et de vendre l’opportunité de continuer à isoler la dictature iranienne. Et je pense que c’est une décision à très courte vue. Et à long terme, cette décision reviendra à nuire à la Belgique. Je souhaite qu’elle se retire du traité qu’elle a accepté.

Je souhaite que leur Parlement rejette ce type de complaisance, car je pense que plus nous serons fermes, mieux nous nous porterons.
Tom Ridge, ancien secrétaire américain à la sécurité intérieure

Nous rejetons la complaisance, dont le dernier exemple est un prétendu traité honteux entre la Belgique et le régime des mollahs. Cette proposition belge permettra aux terroristes du régime qui ont visé ce même rassemblement en 2018 d’échapper à la justice.

Giulio Terzi, ancien ministre italien des Affaires étrangères

L’ensemble de la communauté internationale et le Parlement européen sont consternés par la décision prise par le gouvernement belge de négocier un traité avec le régime des mollahs afin d’échanger des otages innocents saisis par le régime avec des terroristes condamnés. Si cette horrible erreur devait être commise un jour, elle perturberait gravement la sécurité européenne. Elle compromettrait les capacités des États à empêcher et à combattre les terroristes internationaux.

Les organisations terroristes des mollahs, comme le ministère du Renseignement et d’autres, considéreront davantage la Belgique et les pays de l’UE comme des refuges où ils pourront continuer à construire leurs réseaux criminels internationaux. En outre, au niveau mondial, ce traité honteux perturberait la justice internationale, car tout criminel condamné appartenant à un État voyou pourrait désormais avoir la certitude que ses autorités le sauveront tôt ou tard en enlevant des citoyens de l’État où le procès a eu lieu afin de les échanger.

En tant que citoyens de la forteresse de la liberté, de la démocratie et des Droits de l’Homme qu’est l’Union européenne, nous ne pouvons ignorer qu’en fin de compte, c’est le peuple iranien qui souffrira encore plus si une complaisance erronée avec cet État terroriste est pratiquée. Les victimes du régime, leurs familles et les millions d’Iraniens qui s’opposent et résistent énergiquement à la violence de Téhéran ne méritent pas de voir un État membre de l’UE adopter une approche aussi erronée et dangereuse.

Le membre du Congrès Tom McClintock (R-CA)

Bien qu’il purge une peine de 20 ans d’emprisonnement pour avoir comploté de commettre un meurtre de masse, le gouvernement belge a récemment donné son approbation initiale à un traité d’échange de prisonniers avec l’Iran qui le renverrait dans le pays même où il continuera à comploter des attaques terroristes mondiales.

Les membres bipartisans du Congrès qui ont coparrainé la H. Res. 118 condamnent sans équivoque « les attaques terroristes passées et présentes parrainées par l’État iranien contre des citoyens et des fonctionnaires des États-Unis, ainsi que contre des dissidents iraniens, y compris le complot terroriste du régime iranien contre le rassemblement « Iran Libre de 2018 – l’Alternative » à Paris ». Nous appelons également, « les agences pertinentes du gouvernement des États-Unis à travailler avec les alliés européens, y compris ceux des Balkans où l’Iran a étendu sa présence, à tenir l’Iran responsable de la violation des privilèges diplomatiques, et à appeler les nations à empêcher les activités malignes des missions diplomatiques du régime des mollahs. »

La H. Res.118 marque le sentiment écrasant du Congrès que les dirigeants iraniens doivent être tenus responsables de ce comportement répréhensible. Cet accord entre la Belgique et l’Iran est très préoccupant, c’est pourquoi mes collègues et moi-même avons écrit au Premier ministre belge Alexander De Croo, l’exhortant, ainsi que les membres du Parlement belge, à rejeter ce traité dangereux.

Député Brad Sherman (D-CA)

Lorsque mon collègue, le député Tom McClintock, et moi-même avons introduit la résolution 118 de la Chambre des représentants, c’était pour souligner l’arrestation récente de terroristes iraniens. Il se dit diplomate.

Assadi en Belgique. Comme vous le savez, Assadi a conspiré pour commettre un meurtre. Commettre le meurtre de milliers de personnes s’ils atteignent pleinement leurs objectifs dans le cadre d’un complot visant à faire exploser le rassemblement Iran Libre à Paris, ce qui était en 2018. De manière choquante, le gouvernement de la Belgique envisage aujourd’hui un traité scandaleux qui permettrait le transfert de ce terroriste, qui s’est fait passer pour un diplomate, vers Téhéran en contrepartie de la liberté de ceux que le régime a kidnappés pour parvenir à son effet de levier. La libération d’Assadi serait un scandale.

Si cela devait se produire, cela encouragerait simplement le régime iranien à poursuivre son comportement terroriste et enverrait le message que les États qui soutiennent la terreur peuvent tenter ou commettre ces actes et être récompensés par des échanges de prisonniers. Ils devraient et tout ce qu’ils ont à faire est d’enlever quelques civils innocents. C’est pourquoi j’ai écrit une lettre au Premier ministre belge pour lui demander instamment de veiller à ce qu’Assadi purge la totalité de sa peine en Belgique et ne soit pas transféré vers le régime même qui lui a ordonné de commettre des actes terroristes.
Je continuerai à me tenir à vos côtés jusqu’à ce que le peuple iranien puisse réaliser son rêve d’un Iran libre et démocratique.

MP David Jones, ancien ministre du Brexit

Nous sommes réunis aujourd’hui pour soutenir la lutte populaire pour un Iran libre et démocratique.
Et aussi pour marquer deux importantes décisions de justice récentes en Europe qui prouvent qu’il est possible de demander des comptes au régime de Téhéran et de mettre fin à l’impunité dont elle jouit.

La première affaire, en Belgique, a abouti à la condamnation d’un diplomate iranien accrédité, Asadollah Assadi, à 20 ans de prison pour des délits de terrorisme. Le deuxième cas est la récente condamnation d’un citoyen iranien, Hamid Noori, par le tribunal de district de Stockholm en Suède pour sa participation au massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988, en vertu de la loi suédoise sur la compétence universelle. Cette condamnation s’est traduite par une peine d’emprisonnement à vie.

Toutefois, compte tenu de leur volonté de poursuivre les criminels terroristes jusqu’à leur condamnation, il est troublant de constater que certains de nos alliés européens, comme la Belgique, semblent envisager d’adopter une nouvelle législation qui aurait pour effet de renvoyer les criminels condamnés en Iran pour y purger leur peine.

Il ne fait guère de doute que Téhéran libérerait immédiatement les prisonniers s’ils étaient renvoyés dans de telles conditions. Je pense donc que cette proposition est mauvaise et j’espère que nos amis belges la reconsidéreront.

Car le fait est que les barbares doivent être affrontées avec fermeté. Le Royaume-Uni et ses alliés européens devraient prendre l’initiative de mettre en place un processus de responsabilisation par le biais des tribunaux internationaux et du Conseil de sécurité des Nations unies afin de demander des comptes à Téhéran.

Ils devraient chercher à poursuivre les responsables du régime qui sont responsables d’actes scandaleux tels que la politique de prise d’otages. Et comme sinistrement les violations historiques et actuelles des Droits de l’Homme qui équivalent à des crimes contre l’humanité, et je pense notamment au massacre des prisonniers politiques en 1988 et aux rôles d’Ebrahim Raïssi, l’actuel président iranien, et du Guide Suprême, Khamenei, devraient également être soumis à un examen judiciaire.

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