
Qualifier les pasdaran d’organisation terroriste est la réponse correcte aux essais de missiles de l’Iran
Quand le Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, a ordonné le récent test de missile balistique, il n’a probablement pas prévu une réaction internationale généralisée et les lourdes conséquences qui suivraient, a écrit Shahriar Kia sur le site internet politique ‘THE HILL’ le 6 Février. L’article se poursuit comme suit.
Huit ans de politique d’apaisement sous l’administration Obama ont placé l’Iran face à un grave calcul erroné, pensant qu’il y a encore de la place pour sa politique de menaces et d’exportation du terrorisme.
Le lancement du missile le 29 janvier a provoqué un grave retour de flamme sur les mollahs, entraînant des conséquences politiques et stratégiques désastreuses pour Téhéran. Dans le même temps, Die Welt a révélé que les mollahs ont également testé un missile de croisière baptisé « Sumar » le même jour.
« Le missile est censé être capable de transporter des armes nucléaires et peut avoir une portée de 2 000 à 3 000 km, a déclaré le journal, citant des sources du milieu du renseignement », selon les rapports de Reuters.
Alors que le régime des mollahs a tenté de dissimuler ce lancement d’essai de missiles, le pasdaran (CGRI) a publié des images connexes dans son agence de presse affiliée. « L’ère d’or » d’Obama et Téhéran qui profite de son engagement, ainsi que des concessions des États-Unis, est révolue.
Peu de temps après l’essai de lancement de l’Iran, les responsables des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la France, l’Union européenne et le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg ont condamné l’acte et l’ont considéré comme une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu une session à huis clos le 31 janvier et a publié une déclaration renvoyant le dossier à la commission de la résolution 2231 pour une enquête plus approfondie. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est également chargé d’effectuer un suivi sur la question et de déposer un rapport à ce sujet.
Le Conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Michael Flynn, a vivement critiqué la politique imparfaite de l’administration Obama lors d’un point de presse à la Maison Blanche pour ne pas avoir adéquatement répondu à l’arrogance iranienne.
« Le récent lancement de missiles balistiques est également en violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il déclaré, en ajoutant qu’ « à compter d’aujourd’hui, nous avertissons officiellement l’Iran ».
À cette fin, les récents développements montrent que le récent test de missile de Téhéran a déclenché des changements de politique stratégique dans la région et dans le monde entier contre le fascisme religieux au pouvoir en Iran.
Bien sûr, les hauts responsables iraniens et les médias ont eu recours au bruit des bottes pour dissimuler leurs inquiétudes face à des réactions mondiales aussi inattendues.
Le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, a décrit le test de missile comme étant conforme aux plans précédents et a affirmé que de tels lancements se poursuivront avec « une vitesse et une précision accrues… »
Le quotidien Kayhan, le porte-parole connu de Khamenei, a révélé le statu quo terrifié du régime des mollahs, qualifiant cela de « tournant historique ». « Il y a des moments où les développements prennent un rythme sans précédent, rendant toute prévision sur l’avenir assez difficile », lit-on.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré lors d’une récente interview télévisée que la politique étrangère de Téhéran fera face à de graves crises avec Donald Trump qui siègera bientôt à la Maison Blanche.
Ali Khorram, un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères, a suggéré que le régime des mollahs devrait utiliser le « bon sens » et faire profil bas pendant de telles périodes.
Le quotidien officiel iranien a écrit : « Cet acte de l’Iran constitue une excuse pour que Trump prenne des mesures contre l’Iran, augmentant ainsi son intention de perturber le statu quo résultant de l’accord nucléaire iranien. »
Le président des mollahs, Hassan Rohani, a décrit Trump comme « inexpérimenté » dans une tentative pour dissimuler ses inquiétudes et pour minimiser des réactions aussi sévères. Les années de gouvernance d’Obama semblent déjà manquer aux Mollahs au pouvoir en Iran.
Le pasdaran et d’autres entités fidèles au régime sont extrêmement préoccupés par un changement des politiques internationales après qu’Obama ait quitté le pouvoir. Khamenei, Guide d’un régime dépendant du pasdaran pour sa survie même, recourt à des lancements de missiles et à des menaces creuses contre l’Amérique et l’Occident dans une tentative pour les divertir.
Sans aucun doute, la mesure la plus efficace visant le talon d’Achille des mollahs se retrouve en Occident dans l’adoption d’une politique ferme contre Téhéran visant à arrêter le programme nucléaire de l’Iran et son ingérence destructrice au Moyen-Orient.
« Le régime théocratique doit être expulsé de la Syrie, de l’Irak, et le pasdaran doit être placé sur la liste des organisations terroristes », a déclaré Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI) lors d’une récente conférence au Sénat des États-Unis.
À cette fin, les États-Unis et l’Union Européenne devraient mettre le pasdaran sur une liste noire.
* Shahriar Kia est un analyste politique et membre de l’opposition iranienne, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI, également connue sous le nom de MEK). Il est diplômé de l’université du Nord-Texas.

