Reuters Mardi, le nouveau ministre du Pétrole irakien a accusé les garde-côtes iraniens de protéger les contrebandiers qui sortent clandestinement du pétrole dIrak.
« Nous reprochons aux garde-côtes iraniens de laisser les bateaux des contrebandiers irakiens atteindre les côtes iraniennes et de les protéger jusquà ce quils arrivent en haute mer », a déclaré Hussain al-Shahristani dans une interview à la télévision nationale au cours de laquelle il a annoncé quil prendrait des mesures énergiques contre la corruption et le crime afin dagrandir les réserves et les revenus.
Lorsque la chaîne télévisée Irakiya lui a demandé sil avait protesté auprès de Téhéran, Shahristani a refusé de faire des commentaires.
Les dirigeants condamnent le passage clandestin vers létranger de pétrole acheté en Irak à des prix bas en raison des pénuries que cela occasionne pour les consommateurs dans ce pays détenant la troisième réserve en pétrole la plus importante au monde, et également pour le manque à gagner dans les revenus du gouvernement.
Le pétrole de contrebande part des champs du sud de lIrak, aux alentours de Bassora, et passe par la voie navigable de Shatt al-Arab séparant lIrak de lIran, puis descend les côtes iraniennes pour arriver dans les eaux du Golfe.
Shahristani, Islamiste chiite nommé le mois dernier dont les alliés politiques sont proches de lIran, a déclaré que son ministère tentait de mettre un frein aux ventes subventionnées et de tenir les revendeurs à lécart.
Il a affirmé que lIrak avait des problèmes avec les autres Etats voisins. Les contrebandiers font aussi passer du pétrole en Turquie et en Syrie, selon les hauts responsables. Shahristani a fait allusion à des disputes autour de lextraction de pétrole dans des champs situés de lautre côté des frontières, notamment ceux à la frontière avec le Koweït, mais aussi avec lIran.
« Nous avons dautres problèmes avec la plupart de nos voisins concernant la contrebande et lexploitation de champs partagés », a-t-il dit.
Lascension de la majorité musulmane chiite en Irak depuis la chute de Saddam Hussein a rapproché le gouvernement de Bagdad de lIran chiite, contre lequel Saddam a mené une guerre dans les années 1980.

