
Le ministère argentin des Affaires étrangères a demandé à Interpol d’arrêter le ministre de l’Intérieur du régime iranien pour son implication dans l’attentat à la bombe contre le Centre communautaire juif de Buenos Aires en 1994, qui a entraîné la mort de 85 personnes. Le ministère a déclaré dans un communiqué qu’Ahmad Vahidi fait partie d’une délégation iranienne actuellement en visite au Pakistan et au Sri Lanka, et Interpol a émis une notice rouge pour son arrestation à la demande de l’Argentine. L’Argentine a également exhorté ces deux pays à arrêter Vahidi.
Le 17 juillet 2023, le National Interest écrivait : « Le 18 juillet marque le vingt-huitième anniversaire de l’attentat à la bombe de l’AMIA, qui a tué quatre-vingt-cinq personnes et en a blessé plus de 300 lors d’une attaque terroriste visant l’Argentine et son centre communautaire juif à Buenos Aires 1994. Comme le démontrent les preuves découvertes par le procureur argentin Alberto Nisman, décédé dans des circonstances suspectes, et les mandats d’arrêt émis par INTERPOL en 2007, la République islamique d’Iran et son substitut, le Hezbollah, sont responsables de cet attentat suicide. »
« L’attentat de l’AMIA, l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire de l’Argentine, reste un sombre rappel non seulement de la menace que représente le régime iranien – le principal État sponsor du terrorisme et de l’antisémitisme – pour les communautés juives du monde entier, mais aussi de l’impunité dont jouit Téhéran. Les agents, les mandataires et les complices continuent d’en profiter en Amérique latine et au-delà », ajoute le site Internet.
Maryam Rajavi: Prosecutor Nisman is a martyr for peace and humanity and not just a martyr of the Argentinean people http://t.co/t6gAqimNDp
— Maryam Rajavi (@Maryam_Rajavi) 28 janvier 2015
En juin 2023, un juge fédéral de Buenos Aires, en Argentine, a demandé à Interpol d’arrêter quatre citoyens libanais pour leur implication dans l’attentat à la bombe de 1994 contre le centre communautaire juif AMIA, qui a coûté la vie à 85 personnes. Le juge Daniel Rafecas a évoqué de forts soupçons quant à leur collaboration ou leurs liens opérationnels avec la branche armée du Hezbollah dans une résolution datée du 13 juin.
Les procureurs argentins ont déjà allégué que les responsables iraniens avaient utilisé le Hezbollah pour cette attaque. Désigné comme organisation terroriste par les États-Unis et l’Argentine, les liens du Hezbollah avec la région des trois frontières reliant l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, connue pour le financement du terrorisme, renforcent l’urgence de la demande de détention.
#Iran News in Brief Miguel Ángel Toma, the former Minister of National Intelligence of #Argentina, highlighted that Alberto #Nisman, the prosecutor of the AMIA bombing case, was murdered by the regime in Iran. https://t.co/jdHd6nHeZO pic.twitter.com/EEaDOjOmnx
— NCRI-FAC (@iran_policy) 22 avril 2023
Ces alertes expirent tous les cinq ans. Les arrestations actuelles expirent le 7 novembre. À cet égard, le juge, qui préside temporairement le Tribunal fédéral 6, a décidé de prolonger les arrestations pour une nouvelle période jusqu’en 2027, selon des sources judiciaires citées par Infobae en mai 2022.
Cette mesure a été prise pour appréhender Mohsen Rezaï (commandant en chef du CGRI – 1993/1994), Ahmad Vahidi (commandant de la Force Qods du CGRI 1993/1994), Ali Fallahian (ministre du Renseignement et de la Sécurité entre 1989 et 1997), Ahmadreza Asghari (troisième secrétaire de l’ambassade iranienne en Argentine du 11 juillet 1991 au 23 juillet 1994) et Mohsen Rabbani, agent de liaison de l’ambassade du régime iranien à Buenos Aires du 3 mars 1994 au 19 mai 1998).
La Résistance iranienne a joué un rôle crucial en révélant l’implication du régime iranien dans ce crime épouvantable.


