AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeLa souveraineté du Liban menacée par le Hezbollah pro iranien qui défie...

La souveraineté du Liban menacée par le Hezbollah pro iranien qui défie le désarmement

La souveraineté du Liban menacée par le Hezbollah pro iranien qui défie le désarmement
Entretien de Samir Geagea avec Al-Hadath. Sous-titre : « Le Liban n’est plus une carte dans la main de l’Iran. »

Les forces souverainistes au Liban, notamment les Forces libanaises et le parti Kataëb, ont intensifié leur campagne publique exigeant que l’État affirme sa pleine autorité en démantelant la branche armée du Hezbollah, un groupe lié au régime iranien.

Selon un rapport d’Al-Arab, le Hezbollah a abandonné son ambiguïté concernant ses armes, déclarant soudainement son refus absolu de désarmer, alimentant les craintes que le groupe privilégie l’agenda régional du régime iranien au détriment de la souveraineté de l’État libanais.

Les acteurs internationaux, en particulier les États-Unis, ont intensifié la pression sur Beyrouth pour qu’elle mette en œuvre la résolution 1701 de l’ONU et impose un calendrier pour l’intégration de toutes les forces armées sous le contrôle de l’État. L’envoyé américain Thomas Barak aurait déclaré aux responsables libanais que « le temps presse » et appelé à une réponse ferme.

Samir Geagea, chef des Forces libanaises, a condamné les armes du Hezbollah, les qualifiant d’« inutiles pour défendre le Liban » et ne faisant qu’apporter « préjudice et destruction ». Geagea a averti que l’indécision pourrait conduire à un « été très difficile », laissant entrevoir une instabilité intérieure, voire un conflit civil, si l’État n’agit pas. Il a appelé à une action décisive pour démanteler les groupes armés non étatiques et mettre fin à la fragmentation de l’autorité entre l’État et les structures de pouvoir parallèles.

Le parti Kataëb a fait écho à ces préoccupations, accusant le Hezbollah de violer catégoriquement la Constitution libanaise et le tenant pleinement responsable de toute détérioration ultérieure de la sécurité ou de la stabilité politique. Le parti a averti que le Liban risque un isolement international croissant s’il ne parvient pas à appliquer la résolution 1701 et à rétablir le monopole de l’État sur la force.

Le groupe militant Hezbollah est le principal mandataire de Téhéran dans la région. Le régime iranien a fourni des financements substantiels, ainsi que des armes, une formation et un soutien logistique au Hezbollah afin de maintenir une influence stratégique sur le Liban et la région. Le refus du groupe de désarmer est perçu comme une extension de la politique iranienne visant à subvertir la souveraineté libanaise et à consolider une autorité parallèle.