CNRI – Lors d’une conférence des ministres des affaires étrangères sur la Syrie à Vienne, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a été particulièrement clair le 14 novembre, sur la condamnation des attentats à Paris et la responsabilité de la dictature de Bachar Assad dans la monté de ce groupe extrémiste. Voici un extrait de ses propos en réponse aux journalistes publié sur le site officiel du Département d’Etat lors d’une conférence de presse en présence du ministre russe Sergey Lavrov et de l’envoyé spécial de l’ONU Staffan de Mistura :
John Kerry : « Concernant les remarques d’Assad sur la politique française tenu pour responsables des événements à Paris, je pense que ceci est une raison de plus qui démontre qu’il (Assad) n’est pas digne pour diriger son pays, parce qu’il ne sait vraiment pas comment dire la vérité à l’opinion publique. Daech est là parce que Bachar al-Assad a commencé l’épisode syrien depuis le Printemps arabe.
Quand les jeunes sont descendus dans la rue pour manifester pour des emplois et des chances de travail, ils se sont heurtés aux voyous d’Assad qui les ont frappés. Et quand leurs parents ont objecté le fait que leurs enfants avaient été tabassés pour avoir essayé de manifester pour des emplois et des chances de travail, les parents sont sortis manifester et on leur a tiré dessus. Et c’est là où les bombes ont commencé. Et ça s’est développé.
A présent, y a-t-il des éléments sectaires là-bas ? Une réponse honnête dira que oui, ils ont grandi au fil du processus. Et c’est le danger du courant actuel dans lequel nous sommes. C’est une des raisons pour lesquelles je pense que la communauté internationale partage un sens de l’urgence. Sergey (Lavrov) et moi sommes d’accord pour dire que ce que nous voulons éviter c’est de voir Daech se développer à cause de cela. Ce que nous voulons éviter c’est de voir la Syrie détruite ou incapable de se remettre ensemble comme un pays unifié. Nous y sommes tous attachés.
Et la question est de savoir si oui ou non nous allons reconnaitre ce qui s’est passé en Syrie au cours de ce processus. Mais il y a d’autres aspects aussi. Est-ce que des personnes extérieures ont financé des gens de manière à permettre que cela arrive ? Oui. C’est très compliqué.
Mais ne vous trompez pas – s’il vous plait – Assad a passé son propre marché avec Daech. Ils vendent du pétrole. Il achète le pétrole. Ils sont symbiotiques, et non de véritables ennemis à ce propos. Et il (Assad) n’a pas, quand il en a eu la possibilité en quatre ans, monté d’attaques contre Daech. Le QG de Daech est à Raqqa depuis des années. Il n’a jamais été bombardé par ses bombes. Ce sont des enfants, des femmes, des hôpitaux et des écoles qui ont été touchés par ses bombes.
Voici donc la réalité. Et je pense que lorsqu’il (Assad) essaie de faire reprocher ce qui est arrivé à Paris à quelqu’un d’autre, particulièrement à l’Occident qui cherche à sauver son pays ( la Syrie) et à sauver son peuple et qui est le seul plus grand donneur (qui porte assistance) aux réfugiés – qu’il a lui-même provoqué (l’exode) – afin de les sauver, cela (les propos d’Assad) dépasse la folie. C’est insultant. »

