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Arrestations d’agents iraniens par les forces de sécurité syriennes à Deir ez-Zor

Arrestations d’agents iraniens par les forces de sécurité syriennes à Deir ez-Zor

Les forces de sécurité intérieure syriennes ont arrêté plus de 50 personnes lundi 7 juillet à Al-Bukamal, ville orientale du pays, dont beaucoup seraient liées au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Selon une déclaration du colonel Dhirar Al-Shamlan, chef de la sécurité intérieure de la province de Deir ez-Zor, l’opération visait des suspects impliqués dans la possession illégale d’armes, le trafic de drogue et des activités menaçant la sécurité publique. Ses propos ont été publiés par le ministère syrien de l’Intérieur et cités par Sky News Arabia et le média d’État syrien Al-Ikhbariyah.

Parmi les personnes arrêtées, certaines ont été identifiées comme ayant des liens avec « Fawj 47 », une milice locale soutenue par le CGRI. Al-Shamlan a souligné que cette campagne était coordonnée avec les habitants de la zone et s’inscrivait dans le cadre d’un effort continu de sécurisation de la région. Il a exhorté les citoyens à continuer de signaler toute activité suspecte aux autorités locales, actives 24 heures sur 24.

Cette opération, qui s’inscrit dans la deuxième phase d’une vaste campagne de sécurité à Deir ez-Zor, faisait suite à des renseignements faisant état d’une coordination continue entre des individus dans la ville et des milices affiliées au CGRI. Al-Ikhbariyah a rapporté que les forces de sécurité ont mené des raids dans les districts d’Al-Sukkariyah et d’Al-Hamdan, saisissant des armes et des munitions. La campagne s’est ensuite étendue au centre-ville pour démanteler les réseaux de trafic et de contrebande.

Selon Al-Jarida, les arrestations à Al-Bukamal reflètent une tendance plus générale à la pression croissante exercée sur les réseaux soutenus par l’Iran en Syrie. Le journal koweïtien a noté que les forces de sécurité syriennes ont intensifié leurs opérations contre des individus affiliés au CGRI, y compris dans des zones auparavant considérées comme des bastions de milices soutenues par l’étranger.

Al-Jarida a également signalé que ce changement a suscité des spéculations sur de nouvelles dynamiques régionales et des accords de sécurité en coulisses impliquant des acteurs internationaux, notamment une possible médiation des États-Unis.

Les arrestations à Al-Bukamal font suite à des opérations de sécurité similaires menées à Al-Mayadin, ville voisine, et auraient été bien accueillies par une partie de la population locale, qui a subi des années d’instabilité liée à l’activité des milices.

Ces développements suggèrent un changement significatif de la posture sécuritaire intérieure de la Syrie à l’égard des groupes liés à l’Iran, Damas semblant de plus en plus disposé – ou soumis à des pressions – à limiter l’influence des milices qui opéraient en quasi-impunité sous l’ère Assad.