jeudi, février 2, 2023
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Téhéran empêche les Irakiens déplacés de rentrer chez eux

Téhéran empêche les Irakiens déplacés de rentrer chez eux

Un appel urgent aux Nations Unies et aux États-Unis pour arrêter les crimes continus de Téhéran en Irak

Voici un communiqué de presse de Struan Stevenson*, président de l’Association Européenne pour la Liberté en Irak (EIFA), publié le 11 mai 2017 au sujet de l’acte criminel du régime iranien visant à empêcher les Irakiens évacués de revenir dans leur patrie:

« Le vice-président irakien, Dr. Ayad Allawi, a tenu une conférence de presse dans la province de Babel, au sud de l’Irak, révélant comment, pendant plus de 2 ans et demi après la libération de la ville de Jerf al-Sakhar de l’emprise de Daech, l’Iran a continué à empêcher ses résidents de rentrer chez eux. Allawi a rapporté les propos des commandants du Hashad al-Shabi, un conglomérat de milices chiites irakiennes établies avec le soutien de l’Iran, affirmant qu’ils sont sous le contrôle direct de l’Iran et indiquant comment un de leurs commandants était même allé en Iran pour des pourparlers concernant les Irakiens déplacés, (Al Jazeera TV, le 3 mai 2017).

Jerf al-Sakhar est situé dans le nord de la province de Babel (au sud de Bagdad) et relie les provinces occidentales, centrales et méridionales de l’Irak. La ville est considérée comme un site stratégique, et l’Iran cherche à renforcer son contrôle sur la région. La ville et sa périphérie revendiquaient une population d’environ 120 000 personnes avant l’arrivée des milices iraniennes. Cependant, suite à sa libération de Daech en octobre 2014, les milices chiites ont forcé tous les habitants à quitter la ville. Le Hezbollah irakien, qui contrôle désormais la ville, a empêché les gens de rentrer chez eux.

Les milices chiites ont également détenu des otages sunnites des autres villes irakiennes à Jerf al-Sakhar, selon le Dr Ahmed al-Massari, chef de la coalition des forces irakiennes au Parlement irakien, qui déclare avoir informé le Premier ministre, Haider al- Abadi, à propos de ce problème. (Bisma Press, le 27 Avril 2017).

Selon une publication le site internet al-Khaleej le 31 mai 2016 : « Les milices chiites en collaboration avec Hashad al-Shabi ont transformé Jerf al-Sakhar en une prison pour des centaines de citoyens innocents de la province d’al-Anbar et des autres régions d’Irak. Environ 15 000 sunnites irakiens ont été emprisonnés dans leurs foyers et vergers dans cette région par des militants d’Hashad al-Shabi ; ils sont soumis à la torture et beaucoup sont assassinés avec leurs corps qui sont retrouvés dans des maisons locales abandonnées et poussés sur les rives du fleuve. »

Le journaliste du site en ligne al-Khaleej a interviewé un prisonnier libéré par les militants après que sa famille ait versé une rançon de 50 000 $. L’ancien otage affirme que des centaines de personnes sont emprisonnées dans leurs maisons à Jerf al-Sakhar ou dans des tunnels souterrains. Il a déclaré qu’elles étaient souvent torturées à mort par les milices sous la supervision de mollahs en turbans noirs ; à ce jour, des centaines de prisonniers ont été tués sous la torture, a-t-il affirmé.

La politique de complaisance de l’administration Obama vis-à-vis du régime des mollahs leur a permis de fermer les yeux sur les crimes commis par les violentes milices irakiennes et a ouvert la voie à ces milices pour mener une campagne de génocide contre la population sunnite d’al- Anbar, de Fallujah, de Salahadin et de Mossoul au nom de la lutte contre Daech. Les États-Unis ont même, à tort, fourni un soutien aérien à ces forces, leur permettant de redoubler leurs efforts soutenus par l’armée et le gouvernement irakiens.

Maintenant, dans un dernier geste de défi à l’Occident, les mollahs iraniens ont organisé ces milices au sein du sinistre mouvement Hashad al-Shabi, en l’établissant comme un organe officiel du gouvernement irakien. En conséquence, Hashad al-Shabi bénéficie du financement officiel du gouvernement irakien tout en faisant progresser les politiques iraniennes, provoquant des guerres religieuses et menaçant la sécurité des pays de la zone, notamment la Jordanie, l’Arabie saoudite et le Bahreïn. Ce groupe envoie maintenant également des militants pour soutenir le régime maculé de sang de Bachar el-Assad en Syrie et est impliqué dans les meurtres de civils syriens.

Les crimes de ces milices, condamnées à maintes reprises par des organisations internationales, alimentent simplement Daech et d’autres groupes terroristes et fondamentalistes qui affirment qu’ils sont les seuls à pouvoir protéger les sunnites assiégés.

Dans une interview accordée à la Télévision iranienne officielle Ofogh TV, le 1er avril 2017, le commandant d’Hashad al-Shabi, Abu Mahdi al-Mohandes, a affirmé avec fierté qu’il était soldat sous le commandement de Qasem Soleimani, commandant de la Force Qods affiliées aux pasdaran, exécutant les ordres directement émis par le Guide Suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei.

L’Association Européenne pour la liberté en Irak (EIFA) condamne fermement les crimes des milices chiites affiliées aux pasdaran contre les habitants de Jerf al-Sakhar et des autres régions irakiennes qui ont été victimes de Daech. L’EIFA appelle l’ONU et les États-Unis à forcer le gouvernement irakien à mettre fin aux crimes d’Hashad al-Shabi et à dissoudre cette milice ainsi que toutes les autres milices chiites irakiennes.

*Struan Stevenson
Président – Association Européenne pour la liberté en Irak (EIFA)

Struan Stevenson a été membre du Parlement Européen représentant l’Écosse (1999-2014), président de la délégation du Parlement pour les relations avec l’Iraq (2009-2014) et Président de l’Intergroupe Les Amis d’un Iran Libre (2004-2014). Il est conférencier sur la politique du Moyen-Orient et le Président de l’Association Européenne pour la liberté en Irak (EIFA)

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