samedi, décembre 3, 2022
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Syrie : la conférence « de la dernière chance » pourrait se tenir en juillet (Fabius)

AFP, 2 juin – La conférence internationale de paix sur la Syrie sera la « conférence de la dernière chance » et pourrait se tenir au mois de juillet, a estimé dimanche le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

« Genève 2 c’est à mon avis la conférence de la dernière chance. Je souhaite qu’elle ait lieu, je pense qu’elle pourra avoir lieu en juillet », a déclaré M. Fabius au Grand rendez-vous sur Europe 1/I-télé/Le Parisien, estimant « trop court » le délai pour qu’elle puisse être organisée en juin.

« Il faut que l’opposition désigne ses représentants, ça va prendre un peu de temps, il faut qu’on se mette d’accord sur l’ordre du jour », a-t-il souligné. « On travaille pour qu’elle ait lieu », a-t-il assuré, mais « il faut que ce soit préparé ».

La conférence dite de Genève 2, initiée par Washington et Moscou pour ouvrir des négociations entre régime et opposition et parvenir à une solution politique, était initialement annoncée pour le mois de juin.

 

Le régime a donné son accord de principe pour participer à cette conférence, mais le président syrien a réitéré sa volonté de rester au pouvoir jusqu’aux élections prévues en 2014, voire de se représenter à la présidentielle.

L’opposition a exigé elle au préalable le départ du président Bachar al-Assad et l’arrêt des combats, particulièrement ceux impliquant le Hezbollah libanais aux côtés de l’armée à Qousseir.

M. Fabius a également réitéré les réticences françaises à la présence de l’Iran à la conférence de Genève, réclamée notamment par Moscou, soutien du régime de Damas. « Les Iraniens ne sont pas favorables à ce qu’on trouve une solution, ils sont contre la paix », a répété M. Fabius.

En outre, les Iraniens sont opposés à un gouvernement de transition en Syrie qui aurait tous les pouvoirs, « ce qui est le point central de la conférence », a-t-il souligné. Enfin, « si l’Iran devient partie prenante de la conférence de Genève, (…) le risque, c’est qu’ils disent ‘écoutez, on peut faire une concession sur l’affaire syrienne, mais à condition que vous nous laissiez la bombe atomique' », a ajouté Laurent Fabius.

L’Iran est avec la Russie l’autre grand soutien du régime syrien.

Une réunion préparatoire en vue de la Conférence sur la Syrie doit se tenir le 5 juin à Genève, entre des représentants des Etats-Unis, de la Russie et de l’ONU.

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