mercredi, décembre 7, 2022

Soyez fermes avec l’Iran

Image « Ce n’est pas en discussion. Ce n’est pas à l’ordre du jour. Je pense que c’est inconcevable»

Le Boston Globe, Jeff Jacoby, Editorialiste – C’est en ces termes que Jack Straw, le ministre des Affaire Etrangères, faisait part à la BBC de son opinion sur l’utilisation de la force militaire pour empêcher les théocrates meurtriers au pouvoir en Iran d’acquérir l’arme nucléaire. La semaine dernière, Straw est allé plus loin en déclarant que même des sanctions économiques seraient trop excessives. « Je ne pense pas que nous devrions nous aventurer sur ce terrain », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Londres.

Il est préférable de tout déléguer au Conseil de Sécurité, aussi longtemps que toute action qu’il pourrait intenter « ne soit pas suivie de sanctions ». En d’autres termes, ce qu’il recommande, c’est une résolution du Conseil de Sécurité sans mordant. Cela renforcera la position des mollahs.
Pour sûr, tous les hommes politiques britanniques n’ont pas autant manqué de fermeté. Le député conservateur Michael Ancram a demandé que l’Iran soit – tenez-vous bien – expulsée de la Coupe du Monde qui doit débuter au mois de juin ! Priver le plus grand financier du terrorisme de la planète de matchs de football – voici maintenant  un acte de courage à la Churchill. Ancram déclare que cela enverra « à l’Iran un message on ne peut plus clair que la communauté internationale n’acceptera pas ce qu’ils font ». Pour sûr. Mahmoud Ahmadinejad, le président enragé iranien doit en être tétanisé.
 Pour ne pas se laisser dépasser par la Grande-Bretagne dans le jeu du canard boiteux, le ministre allemand des Affaires étrangères a assuré, dimanche, lors d’un entretien télévisé, que Berlin « évitera toute chose qui pourra nous rapprocher un peu plus » d’une action militaire contre l’Iran. Frank Walter Steinmeier a lancé un avertissement contre « une militarisation des pensées » quant à la façon d’empêcher un des pires régimes au monde à se doter de la bombe. « Nous devrions plutôt voir comment utiliser et épuiser au mieux les solutions diplomatiques qui s’offrent encore à nous ».
Heureusement, quand il s’agit de traiter avec l’Iran, tout le monde ne perd pas le nord. Le premier ministre en exercice en Israël, Ehud Olmert, a exposé de but en blanc la positon de son gouvernement : « En aucun cas », a-t-il dit le 17 janvier, « Israël ne peut laisser quiconque avec ce genre de mauvaises intentions contre nous détenir des armes offensives pouvant constituer une menace à notre existence ». Comme l’Etat juif a de bonnes raisons de le savoir, les dictateurs qui jurent publiquement de commettre des génocides, en règle générale pensent ce qu’ils disent – et, généralement, ce ne sont pas des menaces de « sanctions diplomatiques » qui les empêchent d’agir.
On pense qu’Israël travaille à l’heure actuelle sur des projets visant à détruire le programme nucléaire iranien. Les dirigeants iraniens ont de façon répétée fait part de leur intention de rayer Israël de la carte, et le vice-président Dick Cheney a dit publiquement il y a plus d‘un an que Israël « pourrait très bien décider de frapper en premier » et attaquer les sites nucléaires iraniens pour assurer sa défense.
Mais il n’est pas certain qu’Israël puisse mener à bien une telle opération, qui serait bien plus complexe que sa frappe de 1981 contre le réacteur nucléaire d’Osirak en Irak. A la différence d’Osirak, qui était une installation isolée, les installations nucléaires iraniennes sont éparpillées sur des dizaines de sites. Beaucoup sont souterraines. « Les atteindre toutes avec des missiles de croisière et des bombardiers » peut-on lire dans The Economist, « nécessitera la mise en place d’une campagne de grande ampleur et l’aménagement de centaines de voies de sortie. Des corridors devraient être creusés à travers la défense aérienne iranienne et l’Armée de l’air iranienne devra être anéantie ». Israël ne pourrait pas espérer mettre en oeuvre un effort militaire aussi durable contre des cibles situées à des milliers de kilomètres. C’est pourquoi, si le programme nucléaire de l’Iran doit être détruit par la force, ce sera fait par les Etats-Unis.
Ce « si » est encore très significatif. Il n’est pas encore déraisonnable de penser qu’une combinaison de sanctions économiques, d’isolation politique et de frappe diplomatique puissent forcer Téhéran à faire marche arrière. La meilleure solution serait un changement de régime. Ce changement serait mis en oeuvre par tout ce que le peuple iranien agité d’Iran compte d’opposants et de démocrates (avec un soutien clandestin des Américains semblable à celui apporté aux dissidents derrière le Rideau de Fer dans les années 80). Mais si une stratégie excluant la force armée à la moindre chance de réussir, il doit être clair que l’action militaire est le Plan B, et que les Etats-Unis sont relativement prêts à brandir ce « gros bâton »  si l’Iran n’abandonne pas ses ambitions nucléaires.
L’administration Bush – et les leaders démocrates – se prononcent avec une insistance croissance pour empêcher l’Iran de devenir une menace nucléaire. Le point sur lequel on n’insiste pas suffisamment, c’est que l’Iran ne constitue pas seulement une menace potentielle : il représente d’ors et déjà un danger réel. Les islamistes radicaux de Téhéran ont financé les terroristes les plus meurtriers du monde. Ils fomentent la violence en Irak. Ils ont menti sur leurs activités nucléaires pendant 18 ans. Ils persécutent les activistes démocrates et oppriment les femmes. Ils annoncent que leurs objectifs sont l’établissement «d’un monde sans sionisme ni Amérique » et « la destruction de la civilisation anglo-saxonne ». Ce sont eux qui, avec la prise de l’ambassade des Etats-Unis en 1979, ont déclenché la guerre dans laquelle nous sommes engagés – ce conflit mondial entre le fascisme islamiste et l’Occident.
Fanatiques, partisans de l’apocalypse, totalitaires, les mollahs qui dirigent l’Iran voient leur destin dans la déclaration du djihad et dans l’extension de la théocratie à travers tout le Moyen Orient.
On ne peut en aucun cas laisser de tels ennemis se doter d’armes nucléaires – ou même douter que nous accompliront notre devoir pour s’assurer qu’ils ne les obtiennent pas.

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