lundi, novembre 28, 2022
AccueilActualitéssommet mondial Iran libreFree Iran 2021 : le sommet des expatriés iraniens et les perspectives...

Free Iran 2021 : le sommet des expatriés iraniens et les perspectives de changement en Iran

Samedi, les organisateurs du sommet mondial Iran Libre 2021 commenceront à organiser leur rassemblement international annuel. Les événements précédents ont rassemblé un large éventail de militants iraniens expatriés, ainsi que des législateurs américains et européens et des experts en politique étrangère représentant diverses affiliations politiques.

L’événement aura lieu moins d’un mois après que la grande majorité des électeurs iraniens éligibles ont participé au boycott de l’élection présidentielle du pays. Cet effort a été promu de manière soutenue par les Unités de résistance pendant plus de deux mois auparavant, avec des manifestations publiques, des graffitis et des affiches décrivant tous spécifiquement le boycott comme un moyen de « voter pour le changement de régime« .

Téhéran se garde bien de reconnaître que ce message a été largement adopté, bien que les autorités du régime aient reconnu que le taux de participation à l’élection du 18 juin était le plus bas de toutes les élections présidentielles en 42 ans d’histoire du régime iranien. Le CNRI a toutefois accusé de manière crédible le régime de gonfler les statistiques et de mettre en scène des scènes dans les bureaux de vote pour faire croire que près de la moitié de la population s’est rendue dans les bureaux de vote pour exprimer son soutien au régime en place.

Des journalistes indépendants et dissidents ont rassemblé des milliers d’extraits vidéo provenant de bureaux de vote dans des centaines de villes, qui suggèrent le contraire. Le CNRI a cité 1 200 de ces journalistes pour conclure que moins d’un électeur éligible sur dix a voté le mois dernier. Même parmi ceux qui l’ont fait, certains des bulletins en question semblent avoir été délibérément rendus invalides, ce qui laisse penser qu’ils étaient destinés à des votes de protestation.

Ces informations témoignent de l’ampleur du soutien populaire au boycott électoral, ce qui suggère un niveau similaire de soutien à l’OMPI, au CNRI et à leur programme de renversement de régime menant à un système véritablement démocratique basé sur l’égalité de protection par la loi et la séparation de la religion et de l’État.

Ces principes sont détaillés dans le plan en 10 points rédigé par Mme Maryam Radjavi, la présidente élue du CNRI. Ce plan est présenté à nouveau à la communauté internationale lors de chaque rassemblement estival de militants expatriés, et il a été dûment adopté par certains responsables politiques occidentaux comme le fondement d’une alliance naturelle entre leurs gouvernements et la Résistance iranienne.

Programme de Maryam Radjavi pour l'Iran de demain

A la suite du sommet de ce week-end, l’activation de cette alliance sera à la fois plus importante et plus pratique que jamais. D’une part, les architectes du boycott électoral sont sûrs de faire face à des représailles plus importantes de la part des autorités du régime maintenant que l’élection fictive a conclu un processus de consolidation du pouvoir impliquant certains des affiliés les plus radicaux du Guide Suprême du régime, Ali Khamenei.

Si la communauté internationale ne prend pas des mesures énergiques pour l’empêcher, il est certain que les nouveaux dirigeants superviseront des violations des droits Humains sans précédent.

Ce n’est pas juste un euphémisme, quand on sait qu’en novembre 2019 encore, les mollahs ont tué au moins 1 500 militants pacifiques en quelques jours.

Children killed by security forces during Iran Protests

Mais ce bilan est révélateur de l’aspect pratique d’un éventuel soutien occidental à la Résistance iranienne. C’est-à-dire qu’un tel soutien amplifierait de façon spectaculaire le défi déjà posé au régime par un mouvement de protestation intérieur qui a propulsé Téhéran dans un état de panique absolue environ deux ans plus tôt.

La répression de novembre 2019 est apparue en réponse à un soulèvement national qui a touché près de 200 localités et a été marqué par des slogans tels que « à bas le dictateur » et d’autres appels explicites au renversement du régime.

Ce message avait déjà été popularisé par un soulèvement similaire en janvier 2018, et il a continué à s’exprimer après coup dans des manifestations plus localisées et dans le boycott non seulement de l’élection présidentielle de juin 2021, mais aussi des élections législatives de février 2020.

À la lumière du boycott précédent et en prévision du prochain, le président de la commission des Affaires étrangères du CNRI, Mohammad Mohaddessin, a déclaré lors d’une conférence de presse en mai que le boycott généralisé des urnes finirait par ouvrir la voie à de nouveaux soulèvements nationaux qui seraient « bien plus intenses et étendus que ceux de ces dernières années. »

Les signes d’un soulèvement imminent ont commencé à apparaître dès le lendemain de l’élection du 18 juin, lorsque les travailleurs de l’industrie pétrochimique se sont mis en grève et ont organisé des manifestations montrant clairement qu’ils ne croyaient pas aux promesses de réduction de la corruption et de revitalisation économique du président sélectionné Ebrahim Raïssi.

Depuis, d’autres manifestations ont éclaté dans différents secteurs de l’économie et au sein de la population civile en général, et un nombre croissant d’entre eux adoptent le slogan « A bas Khamenei » pour montrer clairement qu’ils considèrent le renversement de régime comme la seule solution aux problèmes majeurs du pays.

Ce sentiment trouvera certainement un nouvel exutoire lors du Sommet mondial pour un Iran libre, et l’ensemble de la communauté internationale serait bien avisée d’y prêter une attention particulière. En écoutant les messages provenant du cœur de l’Iran, les responsables politiques occidentaux devraient prendre conscience de ce qu’ils peuvent accomplir en soutenant le bon côté du conflit qui se dessine entre le régime et le peuple.

Parallèlement, en écoutant les comptes rendus détaillés du CNRI sur les crimes passés, en particulier ceux perpétrés par Raïssi, « sbire » d’un massacre de prisonniers politiques en 1988, ces mêmes responsables politiques devraient comprendre à quel point il est important d’agir pour défendre le peuple iranien avant même le début de la nouvelle présidence.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe