mercredi, décembre 7, 2022
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Sommet CCG: situation en Irak et nucléaire iranien en tête du menu

Agence France Presse – Les dirigeants des six monarchies arabes du Golfe examinent notamment à partir de samedi soir à Ryad la situation inquiétante en Irak, pays déchiré par les violences confessionnelles, ainsi que le programme nucléaire iranien et la situation au Liban.

Les dirigeants vont étudier des recommandations des comités ministériels spécialisés du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) concernant "la dégradation de la situation sécuritaire en Irak, principal sujet d’inquiétude pour ces pays", a indiqué à l’AFP un responsable du CCG.

Ces comités recommandent aux dirigeants de "demander à leurs services de sécurité de préparer un plan commun d’action pour faire face aux répercussions d’une dégradation de la situation sécuritaire en Irak" sur les pays du Conseil (Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et Oman), a ajouté ce responsable, sous couvert d’anonymat.
 
Parmi les menaces qui pèsent sur ces pays, les comités mentionnent "l’exode massif de population, les actes terroristes et criminels, le trafic d’armes, d’explosifs et de drogue et les infiltrations" à partir de l’Irak en cas de guerre civile et d’aggravation des actes de violence entre chiites et sunnites dans ce pays.

Le secrétaire général du CCG, Abderrahman Al-Attiya, a pour sa part affirmé à l’AFP que "la situation sécuritaire dangereuse en Irak" sera au centre des discussions de ce 27e sommet, baptisé du nom de l’ex-émir du Koweït, Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, décédé en janvier dernier.

Lors de la réunion préparatoire du sommet, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, avait souligné que "la détérioration de la situation en Irak représente toujours un grave défi pour la sécurité et l’avenir de la région" et appelé à "l’arrêt de toutes les formes d’ingérence en Irak".

Les pays du Golfe, où vit une communauté chiite –majoritaire à Bahreïn et minoritaire dans les autres monarchies–, s’inquiètent aussi de l’influence grandissante de l’Iran en Irak, en particulier sur les puissantes milices chiites irakiennes.

M. Attiya avait toutefois minimisé jeudi l’ampleur des inquiétudes d’une expansion de l’influence chiite dans les pays du CCG.

Ces pays avaient aussi exprimé à plusieurs reprises leurs craintes à propos du programme nucléaire iranien.
 
Mais M. Attiya a également minimisé l’ampleur des risques représentés par ce programme. "Les responsables iraniens nous assurent que leur projet nucléaire est de nature pacifique (…). Nous ne ressentons pas de danger militaire iranien sur nos pays", avait déclaré à l’AFP M. Attiya.

A la veille du sommet, M. Attiya a affirmé aux journalistes avoir reçu une invitation à visiter l’Iran et s’est dit prêt à s’y rendre. Seulement, cette visite est "tributaire" d’un feu-vert du sommet, a-t-il souligné.

Mardi, le chef des négociateurs nucléaires iraniens, Ali Larijani, avait pour sa pat tenté de dissiper la méfiance des pays du CCG à l’égard du programme nucléaire iranien, en affirmant lors d’un forum à Dubaï que les pays arabes devraient, eux aussi, avoir le droit d’accéder au nucléaire civil.

Mais le chef des services saoudiens de renseignement, le prince Muqrin ben Abdelaziz Al-Saoud, a souligné vendredi à Manama, lors d’une conférence sur la sécurité du Golfe, que le fait qu’Israël possède un arsenal nucléaire a conduit "certains pays" du Moyen-Orient à se lancer dans une course aux armes nucléaires, dans une référence apparente à l’Iran.
 
Le sommet examinera aussi les développements de la situation au Liban et dans les territoires palestiniens.

Jeudi, le prince Fayçal avait mis en garde contre la poursuite de la crise au Liban où l’opposition, menée par le Hezbollah chiite pro-syrien, demande le départ du gouvernement qu’elle juge illégitime.

Le sommet examinera aussi des questions relatives à la coopération entre les Etats membres, en particulier le prochain lancement d’une monnaie unique, prévu en 2010, et l’avenir du "Bouclier de la Péninsule", la force conjointe des six monarchies.

 
 

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