
CNRI – La session plénière au parlement du régime iranien mercredi dernier était pleine d’avertissements et de préoccupations exprimés par les factions du régime concernant les conséquences des crises socio-économiques et l’explosion de la colère des Iraniens à cause de l’augmentation de la pauvreté, des privations et des inégalités sociales. Voici quelques-uns des interventions des députés du régime :
Abdollah Razian, membre du comité parlementaire sur l’agriculture:
« Notre rupture avec les Iraniens est un grand risque, nous devons faire attention. Les inégalités sociales du pays augmentent, la situation du chômage est proche de l’explosion, sans aucune solution pour les résoudre. La corruption institutionnalisée et le comportement de nos dirigeants ont malheureusement conduit les gens à la méfiance. »
Naser Mousavi Larigani, le vice-président du comité économique:
« Les secteurs de la fabrication manufacturée, l’industrie et l’immobilier sont encore en hibernation. Le silence sur les sites industriels, la fermeture des sites de production et la faillite de beaucoup d’entre elles montrent l’ombre lourde de la récession sur la production du pays. (…) Chaque jour nous voyons un fossé entre les riches et les pauvres dans la société. À cause des politiques économiques libérales, les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Les employés d’Havaniruz ont pleuré, se sont plaints des discriminations qu’ils enduraient. Les travailleurs de Niloo Tile à Ispahan font face aux mêmes problèmes. »
Ahmad Salek, membre du comité parlementaire pour la culture:
« Premièrement, laissez-moi rappeler au président qu’il faut qu’il s’assure que les problèmes des travailleurs de Polyacryl à Ispahan seront résolus. Ils n’ont pas été payés depuis neuf mois, ce qui a créé des problèmes. »
Aboldreza Azizi, président du comité social:
Nous avons besoin de trouver une solution pour le cancer de ce pays. Notre système bancaire et monétaire souffre d’un cancer malin. Nous pouvons sauver notre pays d’une guerre militaire, mais pas d’une guerre économique, la monnaie ne survivra pas sur ce chemin. Le sang passant dans l’économie de ce pays est actuellement un cancer. »

