
La destruction des lieux de culte d’Ahl-e-Haq à Islamabad par les voyous de Khamenei est une tragédie terrible. Les voyous de l’ayatollah Khamenei, se présentant comme les « suiveurs chiites du guide suprême », ont brutalement pris d’assaut Jamkhaneh. C’est le lieu de culte d’Ahl-e-Haq dans l’ouest de la ville d’Islamabad. Ils ont détruit le bâtiment et ses installations.
Les rapports indiquent que les agents de sécurité qui soutiennent les voyous de Khamenei ont attaqué ceux qui protestaient contre cet acte inhumain et les ont battus.
La situation de ce groupe minoritaire est extrêmement oppressant. De juin à août 2013, trois des adeptes du Yârsânisme, Hassan Razavi, Taheri et Mohammad Ghanbari qui protestaient contre le traitement abusif et la discrimination du régime envers les adeptes d’Ahl-e-Haq sont morts d’auto-immolation.
Au cours des cinq dernières années, le régime a mené une campagne pour déraciner la secte d’Ahl-e-Haq, une émanation chiite adhérant à l’imam Ali, le premier imam chiite. Ils ont été soumis à des arrestations illégales, à la torture et beaucoup d’entre eux ont été exécutés par le régime. Le régime a systématiquement fait des descentes dans les mosquées et ont attaqué les rassemblements de protestation des derviches, en face du Majlis des mollahs (parlement) et ont arrêté 700 participants de cette manifestation.
La Résistance iranienne a condamné à plusieurs reprises les mesures répressives inhumaines et non islamiques contre la communauté derviche et a exhorté toutes les organisations internationales des droits de l’homme d’enquêter sur la détérioration de l’état des minorités religieuses en Iran.
En 2009, la Résistance iranienne a également demandé au Secrétaire général des Nations Unies et au Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme à condamner ces mesures et à nommer un rapporteur spécial pour la liberté religieuse en Iran, afin de mettre fin à cette répression brutale et inhumaine.
D’autres groupes et religions minoritaires font face à une répression similaire. Selon Amnesty International, le 26 août dernier, Behrouz Alkhani, un homme de 30 ans originaire de la minorité kurde d’Iran, a été exécuté malgré le fait qu’il attendait le résultat d’un appel devant la Cour suprême. Le 9 août, un prisonnier politique kurde, Sirvan Najavi, a été pendu dans la prison centrale de Tabriz. Les sbires n’ont pas notifié son avocat de l’exécution et ont privé sa famille de lui rendre une dernière visite. La répression des chrétiens se poursuit sans relâche et a même empiré. Plusieurs pasteurs dont Saeed Abedini, un irano-américain, ont été incarcérés et condamnés à de longues peines d’emprisonnement, simplement pour avoir pratiqué et défendu leur croyance.
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