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Rencontre des fondateurs du CFID avec la présidente élue de la Résistance iranienne

CFID – Le jeudi, 9 décembre 2010, les membres fondateurs du Comité français pour un Iran démocratique (CFID) ont souligné lors d’une rencontre avec Mme Maryam Radjavi la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, au siège du CNRI à Auvers -sur-Oise, leur engagement aux côtés du peuple iranien jusqu’à la fin de la dictature religieuse et l’instauration d’une démocratie dans ce pays.

Ils ont déclaré qu’ils continueront leurs efforts jusqu’à la protection totale des habitants de la cité d’Achraf et le retrait de l’OMPI de toutes les listes des organisations terroristes. Le CFID a pris note des restrictions et des mesures répressives contre les habitants du camp d’Achraf, notamment l’encerclement du camp, le blocus logistique, les restrictions médicales inadmissibles, la torture psychologique infligés aux habitants aux moyens de 140 haut-parleurs depuis 11 mois, les menaces sur la sécurité, le refus de la reconnaissance du statut juridique des Achrafiens, l’interdiction aux familles, aux avocats, aux parlementaires, aux défenseurs des droits de l’Homme de rentrer dans le camp, l’absence d’immunité juridique, la privation des liberté de déplacement. Ils constatent que le gouvernement irakien et le régime iranien ont transformé dans la pratique Achraf en une prison. Le CFID va déployer tous ses moyens pour que soit mis fin à cette situation désastreuse.

Mme Maryam Radjavi a rendu hommage aux efforts de MM Alain Vivien, Jean-Pierre Michel et François Colcombet, les qualifiant de « consciences éveillées de la France dans la défense des valeurs démocratiques de la République. » Elle a affirmé que les activités du CFID, ainsi que le soutien de la majorité des députés, la majorité des sénateurs et de 5000 maires de France constituent un message fort de la société française à son gouvernement pour soutenir les revendications qui garantissent les droits fondamentaux des habitants d’Achraf.

Le CFID a souligné les points suivants et demande au Président de la République française, de les soutenir conformément aux engagements de la France pour la promotion des droits de l’Homme :

1. Selon l’article 45 de la quatrième convention de Genève, la convention contre la torture, le principe de non refoulement et l’accord bilatéral passé avec les habitants d’Achraf, le gouvernement des Etats-Unis doit respecter ses engagements et reprendre en charge la protection d’Achraf. Le CFID, comme l’opinion internationale, considèrent le gouvernement américain responsables de toute atteinte aux habitants d’Achraf.
2. L’encerclement d’Achraf qui dure depuis deux ans, particulièrement le blocus médical et la torture psychologique qui dure depuis 11 mois, doivent cesser immédiatement.

3. Une équipe d’observateurs de l’ONU doit s’installer en permanence à Achraf. Les forces américaines sont responsables de la protection des membres de cette mission des Nations-Unies.

4. Les éléments des forces irakiennes qui sont responsables des tueries doivent être transférés à l’extérieur du camp. Les installations d’eau et d’électricité qui sont occupées par les forces irakiennes doivent être remises aux habitants comme ce fut le cas de 1986 à 2009.
5. La Mission d’assistance de l’ONU en Irak (MANUI) et le haut Commissariat pour les droits de l’Homme de l’ONU doivent officiellement condamner les tortures psychologiques et les restrictions médicales infligées aux habitants d’Achraf qui sont des personnes protégées en vertu de la quatrième convention de Genève et doivent bénéficier des droits et des protections fondamentales.

6. Le gouvernement irakien doit reconnaitre les droits des habitants d’Achraf conformément à la quatrième convention de Genève et respecter ces droits. La non-reconnaissance de ces droits n’a d’autre signification que la volonté de poursuivre la politique de répression et de tueries intolérables.
7. Le maintien à ce jour de l’inscription de l’OMPI sur la liste des organisations terroristes aux Etats-Unis par le Département d’Etat américain, offre un prétexte au gouvernement irakien pour justifier la répression d’Achraf et la multiplication des pressions sur ses habitants. Selon le verdict du mois de juillet du tribunal Fédéral de Washington et l’appel d’un nombre important de représentants du Congrès américains cette inscription doit être annulée comme l’a été déjà une inscription analogue par les instances judiciaires de l’Union européenne.

Comité Français pour un Iran Démocratique