CNRI – Dans le rapport annuel du ministère américain des Affaires étrangères sur la liberté religieuse dans le monde, l’Iran sous le régime des mollahs est qualifié de « pays particulièrement préoccupants » où il y a de sévères restrictions contre les personnes ayant des croyances « non-conformes avec la religion d’Etat. »
Ce rapport qui porte sur les événements de 2013 a été rendu public le lundi 28 juillet. Le rapport déclare que le régime iranien continue à condamner et exécuter des « dissidents, des réformistes politiques et des manifestants pacifiques, en les accusant de ‘mohareb’ (être en guerre contre le Dieu) et de participation à la propagande anti-islamique. »
« Le régime iranien a exécuté au moins 27 personnes sur des accusations de mohareb, selon des rapports crédibles des ONG. Selon les groupes de défense des droits de l’Homme, le 26 Octobre 2013, dans la prison de Zâhédan (ville située dans la province de Sistan-Baloutchistan), les autorités iraniennes ont exécuté un groupe de détenus, dont huit ont été accusés de ‘mohareb’. »
« En outre, le 26 Octobre 2013, deux prisonniers politiques kurdes, Habibollah Golparipour et Reza Esmaïli, ont été respectivement exécutés dans les prisons d’Oroumieh et de Salmas sur des accusations qui comprenait le ‘mohareb’. »
Le rapport souligne le cas du pasteur chrétien Saïd Abédini, arrêté en septembre 2012 et condamné en janvier 2013 à huit ans de prison « sur des accusations liées à ses croyances religieuses. »
« Les responsables de la prison d’Evin auraient fait subir à Abédini des violences physiques et psychologiques pendant sa détention et à plusieurs reprises lui ont refusé les soins médicaux dont il a besoin. »
« Le 3 novembre 2013, les autorités ont transférés Abédini à la prison de Radjaï-Chahr, un centre de détention surpeuplé où les prisonniers manquant de soins médicaux suffisants. Ce pasteur a été transféré dans un quartier de la prison réservé aux délinquants violents. Abédini aurait été détenu dans la prison de Radjaï-Chahr au moins jusqu’à la fin de l’année 2013. »
Le rapport souligne également que « le gouvernement iranien a souvent empêché les bahaïs de quitter le pays, les a harcelé, les a persécuté et a ignoré leurs droits à la propriété. »
Le rapport 2013 du Département d’Etat condamne la répression des sunnites ainsi que la répression des membres des communautés soufies en Iran.
Le rapport stigmatise le comportement général du régime iranien à l’égard des minorités religieuses. Selon ce rapport, « le gouvernement d’Iran n’a pas fait ce qu’il fallait pour stopper les discriminations, les restrictions et des attaques occasionnelles contre les minorités religieuses. Aussi, les autorités iraniennes ont systématiquement échoué dans la conduite des investigations judiciaires sur les crimes commis contre des membres de groupes religieux minoritaires et contre leurs biens, notamment leurs lieux de culte et leurs cimetières. »

