vendredi, décembre 9, 2022
AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrisme"Il faut simplement qu'on arrête cet afflux" d'armes iraniennes en Irak

« Il faut simplement qu’on arrête cet afflux » d’armes iraniennes en Irak

Agence France Presse – "Il faut simplement qu’on arrête cet afflux" d’armes iraniennes en Irak, confie le général Rick Lynch dans une base américaine du centre de l’Irak, où ses forces mettent en place de nouvelles mesures visant à porter un coup d’arrêt à la contrebande avec l’Iran.

Une nouvelle brigade de soldats géorgiens va bientôt être déployée dans Wassit, province irakienne qui partage quelque 250 km de frontière avec l’Iran, que le commandement militaire américain accuse de soutenir nombre de milices chiites irakiennes.

L’arrivée d’armes de contrebande d’Iran en Irak est un sujet dont "les gens parlent tout le temps" dans cette province. "Mais nous on doit y aller et s’en occuper", explique le général lors d’une visite au camp Delta, base américaine à la périphérie de Kout, capitale de la province.

Ainsi, des troupes de la brigade de Géorgie, ex-république soviétique, vont s’occuper d’une rangée de six barrages devant être installés près des postes-frontières sous contrôle irakien.

"Les Géorgiens sont des soldats compétents", ajoute le général Lynch, observant qu’il ne dispose pas de militaires américains pour cette tâche.

"Je n’ai pas assez de troupes américaines. Ces (Géorgiens) sont un atout (…) sur mon terrain de combat", qui comprend la région chiite de Wassit, Kerbala, Najaf et la périphérie sud de Bagdad très instable.

Ce qui l’inquiète de plus en plus, ce sont les armes de type EFP (capables de percer les blindages, ndlr) fabriquées en Iran, qui font de nombreuses victimes parmi les soldats américains: en quatre mois, neuf soldats sous ses ordres ont péri dans l’explosion d’EFP.
Au cours de cette période, "il y a eu 29 attaques à l’EFP dans mon secteur, dont 18 ont causé la mort de soldats ou endommagé des véhicules", dit-il.

Le commandement américain accuse ouvertement l’Iran de financer et d’armer des combattants soupçonnés de commettre des meurtres en Irak, ce que Téhéran nie farouchement.
Peuplée d’un demi million d’habitants, Wassit est relativement épargnée par les violences, comparé à d’autres régions irakiennes, où des dizaines de milliers de personnes sont mortes depuis l’invasion américaine en 2003.

Mais les activités des milices et le trafic d’armes se sont multipliés ces derniers mois dans Wassit, où de nombreux chiites sont fidèles au leader radical Moqtada Sadr.
"Wassit, c’est un peu une route normale pour la contrebande en raison de sa proximité avec l’Iran", affirme le colonel Mark Mueller, chargé de la formation de gardes-frontières irakiens dispensée au camp Delta.

La coalition a arrêté au moins "100 Iraniens" ayant traversé illégallement la frontière ces deux dernières années, dit-il.

"Récemment, nous avons aussi trouvé une importante cache de roquettes portant la marque de fabrication iranienne", ajoute-t-il, observant que de telles découvertes étaient effectuées tous les mois.

Les nouveaux barrages représenteront un second niveau de sécurité pour empêcher l’entrée d’armes ou de combattants ayant échappé au premier contrôle à la frontière irako-iranienne, explique le colonel Mueller.

Selon lui, ces barrages "pourraient mettre fin" à l’acheminement à Bagdad de nombreuses armes utilisées par des extrémistes, en particulier contre la coalition.

Depuis l’arrivée de près de 2.000 troupes géorgiennes à Wassit, le camp Delta est devenu lui-même une cible d’extrémistes chiites: "Des miliciens vont se placer tout autour de la base… c’est un signe", explique le général Lynch, au moment où ses hommes lui montrent l’emplacement d’un nouveau barrage.

 
 

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