CNRI – « Aujourd’hui les États-Unis doivent déterminer de quel côté nous sommes en Iran. Et je dirais, « quiconque lutte contre le régime des mollahs est un ami des États-Unis, et placer quelqu’un qui lutte contre ce régime sur une liste de terroristes est une farce », a déclaré le Représentant américain Dana Rohrabacher le 16 octobre à Washington.
Il intervenait lors d’une réunion qui rendait publique, en présence de nombreux parlementaires, une résolution de la Chambre des Représentants américaine parrainée par 110 membres du Congrès en faveur du retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme et en soutien à la cité d’Achraf.
Voici des extraits de son intervention :
Ce que nous faisons déterminera non seulement ce qui se déroulera en Iran, et ce qui se déroulera au Moyen-Orient, mais déterminera également si notre propre pays vivra en paix. Nous faisons beaucoup d’erreurs ; au cours des dernières années nous avons soutenu des gens et nous n’en avons pas soutenu d’autres, dans des pays éloignés et cela s’est, comme nous le disons, « retourné contre l’Amérique ». Le fait est que les États-Unis auraient dû soutenir ces éléments qui s’opposent aux Talibans depuis le début. Il y a eu quelques uns d’entre nous au Congrès dans les années1990 qui ont essayé de le faire. C’est l’administration Clinton qui a toutefois déterminé que le gouvernement à soutenir serait celui des Talibans même s’il était composé de tyrans, de bandits, d’extrémistes et de dingues. Il est revenu pour nous blesser gravement le 11 septembre.
Ce que nous faisons à présent concernant un régime très similaire en Iran va soit servir la cause de la paix, être la chose qu’il convient de faire, soit nuire non seulement au peuple iranien mais également aux États-Unis d’Amérique. Nous devons déterminer de quel côté nous sommes. L’Amérique devrait toujours être du côté de ces peuples qui luttent pour la démocratie, pas forcément parce que nous sommes les amis de ces gens, mais parce que nous nous définissons, et éclairons notre propre futur dans ces décisions.
Aujourd’hui les États-Unis doivent déterminer de quel côté nous sommes en Iran. Et je dirais, « quiconque lutte contre le régime des mollahs est un ami des États-Unis, et placer quelqu’un qui lutte contre ce régime sur une liste de terroristes est une farce ». Nous devons nous assurer que l’Amérique reste ferme dès à présent avec les mollahs et avec tous les autres en leur faisant savoir exactement de quel côté nous sommes. Et si nous le faisons, je vous le dis, nous constaterons que le régime des mollahs est bien plus faible que les gens ne le pensent. Il y a des millions de personnes en Iran qui attendent un signe, et déclarer les gens qui luttent contre les mollahs comme des terroristes, c’est la dernière chose que nous devons leur donner.
En fait, que ce soit au camp d’Achraf ou dans les rues de Téhéran, ces gens qui luttent contre le régime sont des héros non seulement en Iran mais aussi pour tous les gens dans le monde, y compris les États-Unis d’Amérique. Je suis donc honoré aujourd’hui d’être avec vous en tant qu’Américain dans une tribune bipartite afin de réaffirmer à notre gouvernement que nous attendons de lui qu’il soutienne ceux qui se battent pour la liberté en Iran, nous attendons que personne luttant contre ce régime ne figure sur notre liste terroriste. Car, par définition, ceux qui luttaient contre les Talibans dans les années 1990 étaient nos amis et non des terroristes qui luttaient contre une dictature illégitime et c’est aujourd’hui la même situation qui existe en Iran.
Je veux donc faire un pas en avant, m’avancer un peu et dire que nous surveillons de très près le camp d’Achraf et notre politique envers le camp d’Achraf détermineront à long terme non seulement la sécurité des gens là-bas, mais également la sécurité des habitants des États-Unis d’Amérique. C’est notre devoir de soulever la cause de la liberté d’autant plus parce que c’est à notre avantage que notre peuple soutienne les gens au camp d’Achraf et ces âmes courageuses en Iran qui luttent contre les mollahs.

