samedi, janvier 28, 2023
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Point de vue extérieur : Pourquoi les États-Unis devraient protester contre les conditions du camp Liberty

LONDRES, 2 mars (UPI) – Les mollahs au pouvoir en Iran ont eu peu de raison d’être satisfaits des Nations Unies ces dernières semaines, étant forcés de supporter des sanctions paralysantes à cause de leur poursuite de l’armement nucléaire et étant davantage isolés par la communauté internationale chaque jour qui passe.

Et, à l’intérieur du pays, le gouvernement est divisé et le peuple est agité, notamment en voyant le Printemps arabe arracher les dictateurs de longue date du pouvoir.
Par conséquent, les mollahs sont heureux d’entendre toute bonne nouvelle et de trouver tout nouvel ami.
En haut de la liste de ces amis se trouve le gouvernement de l’Irak, qui fait de son mieux pour mener à bien la campagne de Téhéran d’éradiquer sa principale opposition, le Conseil National de la Résistance d’Iran, et sa principale composante, les Moudjahidine du Peuple d’Iran.
Quelques 3400 membres de l’OMPI vivent pacifiquement en Irak depuis un quart de siècle, mais depuis que les États-Unis ont convenu de quitter l’Irak, leur vie est dans la tourmente.
Agissant en vue de satisfaire ses patrons à Téhéran, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki s’est engagé dans une campagne de persécution puis de meurtre pour chasser ces opposants de leurs foyers dans le camp d’Achraf, au nord de Bagdad.
Finalement, avec les assurances des Nations Unies et des États-Unis, et après les demandes de Maryam Rajavi, la dirigeante de l’opposition iranienne, les résidents d’Achraf ont accepté d’être transférés au camp Liberty, une ancienne base militaire américaine près de l’aéroport de Bagdad, où ils seraient évalués par l’organisme pour les réfugiés de l’ONU avant d’être déplacés dans des pays tiers.
Cela sonnait trop bien pour être vrai – et c’était le cas. Le retors Maliki, soit avec la complicité soit par pure ignorance des responsables de l’ONU, avait transformé « liberty » en emprisonnement. Ce qui était supposé être un foyer temporaire avec toutes les libertés et dignités du camp d’Achraf était devenu un enclos emmuré avec des stations de police irakiennes, la présence envahissante des forces armées irakiennes, des appareils d’écoutes irakiens sophistiqués en haut des murs et des conditions de vie inadéquates pour des animaux, encore moins pour des humains.
Comment tout cela était-il arrivé ? Comment la Mission d’Assistance des Nations Unies pour l’Irak avait-elle déterminé que les conditions au camp Liberty répondaient aux normes humanitaires ? Comment le Représentant Spécial du Secrétaire Général, l’ambassadeur Martin Kobler pouvait-il déclarer sa satisfaction au sujet des aménagements au camp Liberty qui montre toutes les caractéristiques d’une prison ? Pourquoi le gouvernement irakien n’autorisera-t-il pas une délégation bipartite d’anciens responsables de haut rang américains d’aller au camp Liberty voir par eux-mêmes les conditions que Kobler et Maliki considèrent convenables ?
La Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton continue de promettre de remplir l’engagement légal et moral de l’Amérique vis-à-vis de ces opposants découragés. Mais les promesses ne sont plus suffisantes, spécialement lorsque les responsables de l’ONU qui devraient être les premiers à protester ferment les yeux.
Si Kobler et les responsables de la MANUI n’agissent pas, les États-Unis le doivent.
Les 400 membres de l’OMPI au camp Liberty devraient être envoyés rapidement vers leurs nouveaux foyers, sans délai. Et plus aucun des 3000 opposants restant au camp d’Achraf ne devrait être attendu au camp Liberty pour être évalué.
Encouragés par Mme Rajavi, la Présidente élue du CNRI, à montrer la bonne volonté de la résistance, les 400 premiers se trouvent maintenant dans des conditions déplorables non pas en « liberté » mais dans une quasi-prison.
Et, selon des documents secrets iraniens, tout cela fait partie du plan à long terme des mollahs, qui n’est pas sans rappeler la « solution finale » des nazis qui a mené au massacre de plus de 11 millions de personnes, dont 6 millions de Juifs dans les camps de concentration.
Étant donné ce qui est arrivé aux membres de l’OMPI pendant les tout premiers jours au camp Liberty, il n’y a aucune raison de ne pas croire ces documents.
Non seulement les États-Unis devraient exiger – et le faire très fermement – que Maliki tienne ses promesses et que la MANUI ainsi que Kobler admettent la véritable situation, mais Clinton devrait agir pour libérer l’OMPI de ses chaînes en retirant la désignation injustifiée d’organisation terroriste étrangère.
Non seulement cela ouvrira à davantage d’endroits accessibles pour que les opposants d’Achraf puissent se réinstaller, mais cela servira de nouveau préavis aux mollahs, et à leur marionnette Maliki, que l’étau se resserre.
Si l’Iran est un État terroriste – et peu de personne au sein de la communauté internationale serait en désaccord – alors ceux qui désirent un Iran libre devraient faire tout leur possible pour permettre un « Printemps iranien », qui non seulement rendrait la démocratie à une nation qui en a bénéficié pendant des millénaires, mais qui supprimerait la menace d’une théocratie nucléaire de la scène mondiale.

Brian Binley est un membre conservateur du Parlement britannique pour le Northampton South ainsi qu’un membre éminent du Comité Parlementaire Britannique pour un Iran Libre.

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