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Les États-Unis, la MANUI, l’Union Européenne : L’OMPI est-elle dans le camp «liberté» ou dans le camp « prison »? Qui est responsable d’un éventuel bain de sang?

26 Février 2012 – Official Wire – Portons-nous une « étroite attention » sur le « plan de travail conjoint » pour le démantèlement de la principale force d’opposition iranienne à travers les conditions imposées au camp « Liberty » à l’encontre de l’opposition iranienne, un plan qui utilise la MANUI en Irak via Téhéran ?

Nous avons assisté à trop de tragédies, les génocides au Cambodge, en ex-Yougoslavie, au Rwanda, la répression politique en Irak et dans beaucoup d’autres endroits. Cela s’est répété dans l’Histoire : Le « ghetto de Varsovie » nous hantera toujours, mais est-ce suffisant de se souvenir de telles atrocités ?

 Une arme des oppresseurs est le déplacement forcé des populations à l’intérieur des frontières nationales, sur des échelles à la fois grandes et petites, pour de multiples objectifs.
La situation de l’OMPI est plus complexe car elle implique un complot pour commettre un génocide sous l’étendard de l’ONU.
Jusqu’ici, le résultat effectif du récent transfert volontaire des 400 résidents de la «cité» d’Achraf vers un lieu clos d’un demi km² démontre d’une part l’échec de l’accord, et le courage et la persévérance (des résidents) d’autre part :
– Une enceinte sous une forte surveillance policière, qui ne possède ni eau potable, ni électricité.
– Aucune visite autorisée, aucune liberté de mouvement dans l’enceinte, aucune intimité pour les femmes.
– Les présences d’une horde de plus de 100 forces anti-émeute avec continuellement des patrouilles de police à l’intérieur de l’enceinte d’un demi-kilomètre et la surveillance directe des espaces les plus intimes des femmes, la pire de toutes les humiliations.
Où intervient la volonté des mollahs dans cette équation ?
Le fait que l’OMPI constitue l’antithèse, la force axiale et l’ennemi du régime belliqueux et fourbe des mollahs à Téhéran s’est avéré évident un million de fois plus au cours des dernières années. Ceci s’est illustré dans leurs activités non seulement en faveur de leur peuple, mais apportant une aide exceptionnelle à la promotion de la paix et participant à la prévention de l’exportation de l’intégrisme islamique iranien et du terrorisme à l’étranger :
– Les révélations sur l’entrainement meurtrier des forces terroristes Qods et de la brigade Badr afin d’exporter la marque iranienne de l’intégrisme islamique au Moyen-Orient et dans la Corne de l’Afrique.
– Les révélations de l’installation nucléaire clandestine de Natanz et plus tard des dizaines d’autres tunnels souterrains et des lieux qui n’avaient jamais été repérés par notre meilleur renseignement.
– Les révélations et les reportages saisissants sur les violations flagrantes des droits pour les rapporteurs spéciaux de l’ONU, M. Galindapole et ses successeurs, qui influencèrent les 55 résolutions du Conseil des Droits de l’Homme des Nation Unies condamnant les graves violations des droits de l’homme en Iran.
– Aider les familles des victimes du régime iranien qui souffrent d’une fatwa qui les humilie et les isole du reste de la société en raison de la crainte de représailles.
– Le rôle de liaison en Irak entre les chiites et les sunnites, contrairement à la campagne de diffamation menée par Téhéran et ses experts à Washington et au Capital Hill. Et cet acte de fraternité dévoué a conduit à la signature d’une pétition collective de 5,2 millions de citoyens irakiens (chiites et sunnites), qui, tout en soulignant la principale menace pour le nouvel Irak d’être soumis aux ingérences iraniennes, a appelé à la réconciliation et à la fraternité.
Et bien d’autres questions encore.
Trouver les marques de Téhéran dans ce complot est simple : suivre les journaux gouvernementaux et certaines sources dignes de foi à l’intérieur :
Préalablement à la déclaration du leadership de l’OMPI qui indiquait les lacunes du Protocole d’Entente final et les demandes rejetées des résidents, mais acceptant un transfert volontaire de 400 des résidents, l’agence de presse Fars (de Rezaï, l’ancien commandant des gardiens de la révolution) a déclaré avec certitude que « le leadership de l’OMPI entrave le processus de transfert volontaire au nouveau camp Liberty», alors que certains membres souhaitent même s’échapper de ce camp. Certains journaux gouvernementaux sont allés jusqu’à rapporter des explosions perpétrées par les résidents du camp qui étaient constamment en état de siège par les forces irakiennes.
Des sources dignes de confiance de la Résistance iranienne ont cependant signalé un «plan de travail conjoint » (sans mentionner les deux homologues) de transfert des résidents en petits groupes de 200 afin de maintenir un profil bas.
Selon le projet, la MANUI devait être en contact constant avec l’ambassade iranienne à Bagdad. De toute évidence, l’ambassadeur iranien à Bagdad, Hassan Danaïfar, a été crédité pour avoir des aptitudes spéciales en matière de terrorisme en tant que commandant officieux de la force Qods.
Étant donné que les 3400 résidents, selon la presse iranienne, « ont eu une avancée timide dans la réalisation de leurs objectifs», qui, en tant que membres d’un mouvement de résistance, consistent en un changement politique en Iran, l’objectif de l’ensemble de l’ « accord d’entente » est de confronter les habitants à une situation de fait accompli qui les placerait dans une situation violente et pénible dans le but de les faire capituler et retourner en Iran.
Quiconque voit le clip vidéo diffusé sur l’écrasement violent et injuste provoquant la mort ainsi que la boucherie des résidents pacifiques en 2009 et leur volonté de résister aux balles sans se plier à Téhéran, conclura que le scénario final peut aisément se résumer ainsi :
Les résidents ne se soumettant pas à Téhéran, dans les étapes suivantes, ils seraient considérés comme responsables et porteraient la responsabilité de l’attaque contre eux-mêmes et leur massacre.
Cette conspiration a déjà commencé : blâmer la victime des atrocités commises contre elle-même.
Rappelons-nous que le premier qui a utilisé cette propagande mensongère était le fondateur du régime actuel, Khomeiny, qui accusait ceux massacrés dans les rues de «ceux qui tuent leurs membres et qui accusent l’islam de le faire ». (journal Keyhan, 1979)
Dans un rapport établi par le porte-parole des résidents en ce moment :
– Le système d’évacuation des eaux à Liberty est détérioré par les forces irakiennes qui ont entravé les camions citernes d’évacuation des eaux loués par les résidents recourant à des mesures relatives afin de résoudre le problème. Un camion citerne qui essayait d’entrer dans le camp a été retardé d’une journée alors que le niveau des eaux usées atteignait les bungalows et que le chauffeur était harcelé.
– Dans la mesure où les résidents n’ont pas été autorisés à envoyer leur équipe d’ingénieurs avant le déménagement pour réparer les installations en panne et rendre le camp prêt et qu’on les a empêchés par la suite de prendre leurs équipements de construction et de logistique, ils ne disposent que d’un seul groupe électrogène en marche qui devrait fournir de l’électricité pour chaque besoin dans le camp qui fonctionne uniquement avec de l’électricité. Par conséquent, ils devront souffrir du froid la plupart du temps et n’ont de carburant pour le groupe électrogène que pour cinq heures de chauffage pendant la nuit. Aucune source d’électricité pour tout autre appareil électrique n’est accessible aux résidents pour le moment.
– Pour chacun des réfugiés sans armes (attendant que le HCR fasse son travail) il y a trois policiers qui le gardent. Il y a plus d’une dizaine de patrouilles pendant la journée qui couvrirait le demi-kilomètre d’espace des résidents.
– Il existe des dispositifs d’écoute installés pour couvrir chaque bungalow.
La question est : Quel est l’intérêt et le but des dispositifs d’espionnage dans un prétendu camp de transit de réfugiés ? Cela sert-il la MANUI, l’Irak, ou l’ambassade d’Iran et Téhéran ?
La Représentante républicaine américaine, Ileana Ros-Lehtinen, Présidente du Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants des États-Unis, a clairement mis en évidence, dans un communiqué, les carences et les dangers de la situation actuelle concernant les résidents :
« Je suis profondément préoccupée par le traitement infligé aux résidents d’Achraf, qui sont récemment allés au camp Liberty et par les conditions générales du camp Liberty. Ces rapports ont renforcé mes préoccupations au sujet de la mise en application du Protocole d’Entente et de la volonté de l’ONU ainsi que du gouvernement irakien à respecter leurs obligations.
« Le Protocole d’Entente ne contient pas assez de protections solides pour les résidents du camp d’Achraf et du camp Liberty. Je suis particulièrement troublée du fait qu’il n’y a aucune garantie que les résidents du camp d’Achraf soient seulement déplacés sur des bases exclusivement volontaires.
« L’Administration et l’Organisation des Nations Unies doivent s’assurer que le transfert du camp d’Achraf au camp Liberty est totalement volontaire, que les transferts sont effectués d’une manière respectueuse et humanitaire, que les anciens résidents du camp d’Achraf qui se trouvent au camp Liberty ont accès aux services élémentaires, aux conseillers juridiques, aux membres de famille, et que les résidents ne sont ni persécutés ni harcelés par les autorités irakiennes. »
Si nous voulons éviter l’effondrement du système de l’appareil des Nations Unies et éviter la honte des États-Unis concernant ses obligations, la meilleure solution est l’imposition dans le camp d’un comité d’enquête indépendant pour préparer un rapport sur les réalités dans le camp et permettre aux avocats du camp de venir voir leurs clients. Il s’agit d’un droit fondamental international humanitaire et s’il est renié, cela impliquerait, de manière irréfutable, l’ONU dans un autre désastre humanitaire.

Sammer Asar est journaliste et présentateur indépendant travaillant sur le terrain avec les personnes concernées.

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