mercredi, février 8, 2023
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Plus de 100 parlementaires européens exigent l’arrêt du programme nucléaire du régime iranien et la fin des violations des droits de l’Homme en Iran

106 parlementaires européens ont exigé que la question des droits humains de l’Iran – en particulier les exécutions et les emprisonnements des prisonniers politiques et la répression des femmes – fasse partie des sujets de toute négociation avec le régime iranien.

Ces parlementaires ont également demandé la pleine application de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU relatives au programme nucléaire de l’Iran, la mise en place des inspections inopinées de tous les sites nucléaires en Iran et la poursuite des sanctions internationales contre le régime iranien.

L’eurodéputé Gérard Deprez, le président du groupe « Amis d’un Iran Libre » au Parlement européen, a déclaré :

« Les eurodéputés sont très inquiets que le sujet des violations des droits de l’Homme en Iran soit mis de côté, en raison des négociations nucléaires en cours. »

« Nous sommes préoccupés par les tromperie du régime de Téhéran qui avait notamment caché à la communauté internationale un site nucléaire secret, appelé « Lavizan 3 ». L’existence de ce site a été révélée le 24 février 2015 par le Conseil national de la Résistance d’Iran. Nous sommes pleinement convaincus que Téhéran n’a pas encore décidé de renoncer à ses ambitions nucléaires».

Les législateurs européens ont également souligné dans leur déclaration commune :
« L’Iran n’a toujours pas renoncé à son programme de production d’armes nucléaires et à son projet de dominer la région. L’expérience des douze dernières années nous montre que le seul moyen pour éviter une nouvelle confrontation militaire dans la région est d’augmenter les pressions sur le régime iranien et d’imposer à ce régime des sanctions plus sévères. »

« L’Iran doit respecter toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant son programme nucléaire, doit répondre à toutes les questions en suspens de l’AIEA, et doit autoriser les inspections inopinées de tous ses sites nucléaires, militaires et non-militaires, déclarés ou non déclarés. »

M. Deprez a affirmé : « La question nucléaire, la question des ingérences du régime iranien dans les autres pays et son exportation de l’intégrisme dans la région – notamment en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban – mais aussi la question de la poursuite de la répression à l’intérieur de l’Iran ne peuvent être dissociées les unes des autres et ces questions doivent être traitées ensemble. Nous sommes particulièrement préoccupés par les actions cruelles contre les réfugiés iraniens résidant au camp Liberty en Irak, par la répression des femmes et, plus généralement, par les violations systématiques des droits de l’Homme en Iran. »

Il a ajouté : « La question des droits de l’Homme en Iran doit être abordée lors de tout contact avec le régime iranien. L’Iran doit mettre fin aux exécutions, doit libérer les prisonniers politiques, doit arrêter la répression des femmes et doit respecter les droits et libertés du peuple iranien. »