vendredi, décembre 9, 2022
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Patrick J. Kennedy : L’illusion d’un Iran modéré

Patrick J. Kennedy : L’illusion d’un Iran modéré

L’ancien membre du Congrès Patrick J. Kennedy a écrit dans l’édition de jeudi du Providence journal que le président iranien, Hassan Rohani, n’était pas du tout « modéré », malgré la perception de l’Occident, et que cet écart entre perception et réalité existait depuis « plus de trois décennies. »

M. Kennedy écrit : « Plusieurs exemples depuis l’élection du président Rohani en 2013 – dont l’attaque récente, condamnée par le régime, de l’ambassade de l’Arabie Saoudite à Téhéran – nous montrent que nous ne faisons pas face à un régime modéré à la tête de la République islamique. Les conflits sectaires sont sur le point d’augmenter à cause du soutien de l’Iran à la Syrie d’Assad, au Hezbollah, à l’insurrection antiaméricaine au Yémen et aux factions radicales chiites en Irak. »

L’ancien membre du Congrès remarque que ces incidents « ont prouvé l’exactitude de certaines sources comme le conseil national de la résistance iranienne (CNRI), qui a, depuis le début, insisté sur le fait qu’il ne pourrait pas y avoir de modération sous le régime théocratique actuel. »

« En effet, l’illusion d’un président iranien “modéré” a persisté depuis trois décennies, malgré les faits. Rohani n’est que le dernier qui exploite cette idée fausse et qui donne à l’Occident l’image naïve et ambitieuse du comportement et des intentions de Téhéran. »

M. Kennedy nous rappelle que Rohani « compte sur le fait que son audience ignorera que l’extrémisme islamique est au cœur de la théocratie de Téhéran. » Et que, en Iran, « les dirigeants cléricaux du pays ont donné beaucoup de leur pouvoir et de leur autorité pour se nommer eux-mêmes chef de l’Islam radicale. »

« Il est devenu cela en soutenant les groupes terroristes comme le Hezbollah et leurs attaques sur des cibles au Moyen-Orient et en Occident, mais également en diffusant du vitriol antioccident et antisémite grâce à son réseau de propagande. »

Par ailleurs, M. Kennedy remarque qu’il figure actuellement dans la constitution du régime « l’export de la “révolution” extrémiste et l’encouragement à l’expansion des lois de la charia en dehors de l’Iran. » Par conséquent, M. Kennedy affirme que le point de vue du CNRI n’a jamais été que « le changement progressif viendrait à l’intérieur de l’État dans lequel l’extrémisme est tissé dans son ADN. »

Aussi bien les États-Unis que « l’Union européenne ont continué leur rapprochement et leurs accords commerciaux avec l’Iran malgré les signes indiquant que la République islamique ne coopère pas avec les accords sur le nucléaire du 14 juillet dernier. »

L’Iran « défie les intentions de l’Occident sur cet accord en exhibant ses missiles balistiques et en déclarant que les militaires continueraient à travailler sur des armes à capacité nucléaires. Deux de ces armes ont été testées en octobre et novembre en claire violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. »

M. Kennedy a déclaré qu’une autre preuve de la non-modération du régime iranien était qu’il « n’a éprouvé aucun remords concernant son rejet des principes d’une société civilisée. En octobre, le pouvoir judiciaire iranien a exécuté deux personnes qui étaient mineures au moment de leur délit. Ce qui a obtenu de nouvelles critiques d’Amnesty International et d’autres défenseurs des droits de l’Homme. En réponse à cela, l’Iran a revu le dossier de ces deux jeunes gens, mais seulement pour maintenir leur peine de mort. »

 

sourceProvidence journal

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