CNRI – Un groupe d’Iraniens de l’Île de France s’est réuni à Paris samedi pour commémorer le massacre des membres de l’opposition, le 1er septembre 2013 au camp d’Achraf par les forces de Nouri al-Maliki, à la demande du gouvernement iranien.
Le 1er septembre 2013, les forces irakiennes ont attaqué le camp d’Achraf – au nord de Bagdad, tuant 52 membres de l’opposition iranienne des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et enlevant six femmes et un homme.
Dans ce cas évident de crime contre l’humanité, la plupart des victimes ont été exécutées les mains liées dans le dos et d’autres, blessées, à la clinique du camp.
Le gouvernement irakien a, plus tard, enterré les corps des 52 Achrafiens massacrés pour détruire les preuves de ce crime contre l’humanité et protéger ses auteurs de la justice.
Bien qu’il existe des preuves solides comme quoi sept Achrafiens ont été enlevés par les forces irakiennes, Bagdad s’abstient toujours de libérer ces otages et nul ne sait ce qu’ils sont devenus.
Les manifestants ont salué la mémoire des héros et des héroïnes tombés pour la liberté de l’Iran. Ils avaient également monté une exposition des photos sur ce massacre.
Dans le sillage de la situation en Irak, les manifestants, qui comptaient des familles de martyrs de la Résistance, ont demandé à l’ONU de prendre des mesures urgentes pour protéger le reste des membres de l’Ompi qui se trouvent maintenant au camp Liberty.
Le Pr. Jean Ziegler, membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a appelé le 13 août les Nations Unies à déployer des casques bleus pour protéger les réfugiés iraniens au camp Liberty menacés par un véritable danger en Irak.
M. Ziegler a déclaré à la chaîne suisse Leman Bleu mercredi : « Nous demandons deux choses au Comité consultatif (des droits de l’homme de l’ONU), nous demandons d’une part qu’il y ait enfin une enquête internationale crédible que les Nations Unies mettent en route sur les massacres à Achraf qui ont fait plusieurs dizaines de morts. Et deuxièmement, que soit assurée par des casques bleus la protection physique des habitants internés dans le camp Liberty et qui risquent chaque jour leur vie. »

