lundi, décembre 5, 2022
AccueilActualitésActualités: AchrafOMPI – Croix Rouge – Iran : L'histoire d'amour du CICR et...

OMPI – Croix Rouge – Iran : L’histoire d’amour du CICR et des ayatollahs

Les religieux de Téhéran manipulent le CICR pour paralyser l’ennemi (OMPI), tandis que les biens des résidents sont pillés par les forces du gouvernement irakien
Par Sammer Asar – Istanbul (Turquie)
Publié le 6 mai 2012 – Official Wire Service d’informations – La corruption est un fléau insidieux qui possède un large éventail d’effets corrosifs sur les sociétés. Elle ébranle la démocratie et l’état de droit et mène vers les violations des droits de l’homme. Toutefois, ce phénomène devient plus diabolique lorsqu’elle est corroborée par l’organisme qui a l’obligation de s’assurer de sa prévention.
Les réussites humanitaires historiques ont toujours suivi la lutte héroïque de ceux qui défendent l’intégrité du droit et des normes qui protègent les personnes de l’oppression. Dans cette lutte ardue, certains succombent au crime et à la corruption et changent de voie, uniquement pour saper les devoirs et les principes fondamentaux, pendant que d’autres persévèrent et paient le prix pour l’état de droit.

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) se trouve face à sa mise à l’épreuve : Choisir l’état de droit ou se mettre du côté des tyrans religieux en Iran.
Le devoir du CICR n’est pas seulement d’expliquer ou d’interpréter la loi et les règles. Sa raison d’être lui confère un rôle de dissuasion.
Dans les circonstances critiques et dangereuses, comme celle face à laquelle se trouvent aujourd’hui les membres de l’OMPI dans le camp Liberty, ce rôle devrait être d’interpréter la loi conformément aux circonstances spécifiques et bien sûr avant qu’une catastrophe se produise.
Le complot de démanteler l’OMPI, en tant que mouvement d’opposition anti-théocratique dynamique, n’est pas en soi une affaire modèle, mais utiliser le CICR comme fonctionnaire pour défendre les tyrans face à leurs victimes est malveillant et soulève de graves questions sur l’authenticité de cet organisme.

La complicité de l’organisme avec Téhéran a officiellement été révélée par le ministre des Affaires Étrangères irakien, Hoshyar Zebari, en 2009, lorsqu’il a servi de médiateur dans un « comité tripartite » afin de « s’occuper des membres des Moudjahidine » au camp d’Achraf après que les forces américaines aient quitté l’Irak. Le résultat a été une ébauche en dix points pour expulser les membres de l’OMPI d’Irak. La mise en application de cette ébauche a été passée en revue par l’ambassadeur iranien en Irak et ancien commandant de la Force Qods, Qasem Soleimani.

L’article du Financial Times écrit par Selig Harrison le 20 juin 2007 a révélé que le projet avait été comploté plus tôt :
« Dans les pourparlers de Bagdad, l’Iran a rejeté une proposition américaine de transférer le camp au Maroc, m’ont dit des assistants de l’ayatollah Khamenei. Ce que Téhéran veut, c’est un démantèlement total de l’OMPI, en commençant avec un processus de contrôle lors duquel la Croix Rouge organiserait des réunions entre les membres de l’OMPI et leurs familles. Les membres choisissant de rentrer en Iran obtiendrait une amnistie. Démanteler l’OMPI serait le meilleur moyen d’indiquer l’empressement américain pour un arrangement avec Téhéran. »

Un second article dans le Wall Street Journal, le 25 juin 2007, écrivait : « Des responsables iraniens ont lancé des propositions lors d’événements internationaux qui autoriseraient des organismes tels que la Croix Rouge à superviser la réinstallation des membres de l’OMPI hors du camp d’Achraf, soit de retour en Iran soit vers des pays tiers. »
Le 18 octobre 2007, la chef des opérations au Moyen Orient et en Afrique du Nord du CICR, Mme Beatrice Megavand Roggo, avait rencontré deux agents bien connus du Renseignement iranien, Khosro Jan-Nesar et Ali Akbar Rastgou, après cela Der Spiegle avait indiqué dans son numéro datant du 14 juin 2008 l’arrestation de ces mêmes agents sur des accusations d’espionnage durant leur visite à Bagdad.

Étant donné le rôle du CICR dans le plan de Téhéran d’éradiquer son ennemi, les mesures actuelles de l’organisme, si elles sont en accord avec Téhéran, entraîneraient de graves spéculations sur sa crédibilité et mériteraient une critique internationale. 
Depuis 2003, les religieux ont été catégoriques en Iran pour recruter le CICR ; aujourd’hui l’organisme est un joug autour du cou de l’OMPI.
L’exigence continuelle de Téhéran de désagréger sa principale force d’opposition, l’OMPI, est réalisée de la meilleure manière possible par le biais d’un « habitat » peu sûr au camp Liberty, qui est imposée aux résidents par le CICR.
L’objectif est de pousser les militants anti-religieux à la soumission et à la capitulation devant les ayatollahs en Iran. Les complications de la situation incluant les membres de l’OMPI, la présence d’observateurs de l’ONU et des États-Unis ainsi que l’implication directe du représentant de l’Union Européenne dans le plan de réinstaller pacifiquement les résidents dans des pays tiers, exigeraient une « touche » subtile de la part d’un organisme censé être neutre. Le CICR constitue un placement pour les ayatollahs à ce sujet.

La bataille sans fin des résidents pour faire respecter leurs droits simplement humanitaires et de réfugié est un préambule à un fiasco humanitaire des efforts de l’ONU et des États-Unis, à moins que des démarches concrètes soient entreprises pour débarrasser la scène des agents pro-Iraniens :
– La récente déclaration de presse par l’opposition ne laisse aucun doute que le CICR est de connivence avec les ayatollahs pour dissuader les membres de l’OMPI de toute opposition à Téhéran. 1*
– Le silence complice du CICR lors du massacre des résidents du camp d’Achraf en 2009 et 2011, qui a fait en tout 56 morts et des milliers de graves blessés et handicapés, a donné le signal de « feu vert » aux religieux pour davantage de complots pour un massacre.

– La présence des observateurs de l’ONU et du CICR au camp Liberty ignore la demande des résidents d’empêcher le pillage de 500 millions de dollars de biens au camp d’Achraf par le gouvernement irakien.
– La négligence des mises en garde de l’OMPI concernant l’implication directe de la Force Qods dans les complots contre les réfugiés dans le camp Liberty.
– La présence du Renseignement iranien dans l’équipe d’inspection supervisant le transfert des réfugiés politiques au camp Liberty, en flagrante violation des droits des réfugiés.
– Le CICR a continuellement « détourné le regard » d’une longue liste des violations par le gouvernement irakien du droit international fondamental : la présence répressive des forces irakiennes au camp Liberty, les coups et les persécutions à l’encontre des réfugiés, l’interdiction de transférer des biens personnels, le vol de biens durant le transfert, l’établissement du Renseignement iranien à proximité du camp, l’interdiction de visites au camp des avocats et des parents des résidents, la continuation du blocus inhumain des résidents.

Le CICR exerce un rôle à double-tranchant dans toute situation humanitaire : il peut « mutiler » les droits fondamentaux ou concentrer des efforts concrets pour les préserver et les protéger. Jusqu’à présent, la réputation du CICR a été mise en lambeaux par son étroite association avec Téhéran.
La corruption peut être poursuivie après les faits, mais tout d’abord, cela exige de la prévention.
Le silence est complice du crime lorsqu’on souligne le droit international et les principes humanitaires.
Le point de référence pour évaluer l’efficacité de l’ONU en ces temps de telle confusion et situation humanitaire provocante est indiqué par les mesures qu’elle prend pour bloquer les mains ingérentes de Téhéran et celles de ses mandataires.

Nous avons tous une conviction fondamentale commune : La justice et les Droits de l’homme doivent prévaloir sur l’imposture politique et la corruption.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

1*Les résidents ont fait part à plusieurs reprises au CICR en Irak des complots du régime iranien pour isoler et exercer des pressions sur les membres de l’opposition afin qu’ils retournent en Iran. Ils ont fourni une liste de noms de membres de leurs familles qui ont été arrêtés lorsqu’ils sont rentrés en Iran après avoir rendu visite à leurs proches à Achraf. Ils ont également informé le CICR que lorsqu’ils ont distribué début 2009 une liste de noms des résidents d’Achraf en Irak, par la suite dix-huit membres de familles de résidents qui étaient en route pour aller rendre visite à leurs proches à Achraf en Irak, non pas via les tours organisés à Achraf par le service du Renseignement iranien, ont été arrêtés à l’aéroport de Téhéran.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe