mercredi, décembre 7, 2022
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Les forces irakiennes s’emparent des bungalows à Liberty, la pénurie d’eau s’aggrave

Liberty no. 30

Les forces irakiennes, sur ordre de Sadegh Mohammed-Kazem, le représentant du gouvernement irakien à Liberty, se sont emparées de plusieurs bungalows dans le camp. Les photos (annexe) permettent de constater qu’une rangée complète des bungalow-dortoirs dans la section 5 du camp, ainsi que les bungalow-sanitaires de la section 4 ont été enlevés de leurs emplacements.

Ceci intervient alors que les bungalows disponibles dans le camp ne sont pas suffisants pour le logement des résidents, qui souffrent d’un manque d’espace. Le Comité pour la répression prétend que chaque section du camp a la capacité d’héberger 800 personnes, or, la vérité est que les infrastructures et la capacité des bungalows ne répondent, dans le meilleur cas, qu’aux besoins de 400 personnes.

Il faut également rappeler que Mohammed-Kazem avait récemment procédé à l’enlèvement des T-walls (murs en béton en forme de T) qui servaient de protection pour les bungalows, pour le vendre. 

La pénurie d’eau s’aggrave à Liberty

Le transport de l’eau pour Liberty par les camions-citernes est ralentit en permanence par les forces irakiennes, qui les font attendre pendant des heures pour les escorter. L’élévation du degré de la température en Irak et l’augmentation de la population dans le camp, conjugué avec les obstructions des forces irakiennes pour le transfert de l’eau, a aggravé la crise de cette ressource vitale dans le camp. En outre, le gouvernement irakien refuse toujours de raccorder le camp au réseau de l’eau de ville, ou de pomper l’eau d’un canal longeant le camp.

Par ailleurs, 55 jours après le  décès de l’ingénieur Bardia Amir-Mostofian, le gouvernement irakien n’a toujours pas rendu son corps à sa famille à Liberty, faisant fi des règles d’humanité et des normes islamiques. Bardia Amir-Mostofian avait décédé en mars dernier, le jour du Nouvel An iranien, dû à l’épuisement et aux pressions excessives exercées au cours du transfert du troisième groupe de résidents.

 Il semble que le gouvernement irakien entend impliquer la dictature iranienne et lui confier ce dossier. Or, Amir-Mostofian avait été un réfugié politique en Allemagne, puis avait bénéficié en 2004 du statut de « personnes protégées » en vertu de la 4ième convention de Genève. Impliquer le régime iranien et son ambassade dans ce dossier est totalement illégale, un acte abject qui cherche à satisfaire les despotes sanguinaires au pouvoir en Iran.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 14 mai 2012
          

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