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L’Iran prête à produire des armes nucléaire

L’Iran prête à produire des armes nucléaireLe Washington Times, 11 Janvier, par Bill Gertz – Selon de hauts responsables et des spécialistes américains et occidentaux, le fait que l’Iran est repris hier l’enrichissement d’uranium va rapprocher Téhéran de la production à grande échelle d’armes nucléaires.
Des hauts fonctionnaires du gouvernement américain ont dit que cette avancée va entraîner une action de la part du Conseil de Sécurité, action qui inclura des sanctions contre l’Iran.

Des hauts responsables de la Défense ont déclaré que la reprise des travaux sur le carburant nucléaire a aussi  soulevé de nouvelles inquiétudes concernant l’Etat d’Israël. Ce dernier mettra en place une action militaire dans les mois à venir afin de détruire 10 à 15 sites nucléaires iraniens avant que le processus d’enrichissement d’uranium ne soit totalement achevé.  
 « Il ne fait aucun doute que les Iraniens marchent au bord du gouffre », a déclaré lundi le chef du personnel militaire israélien, le Lt. Gen Dan Halutz, à des journalistes. « Et à coup sûr, lorsque l’on marche au bord d’un gouffre, la moindre pierre , aussi petite soit elle, peut vous précipiter dans l’abîme [pour peu qu’on trébuche dessus] »
Des hauts responsables du Renseignement et des analystes privés sont en désaccord quant au moment où l’Iran disposera de tout ce qui est nécessaire à la fabrication d’une bombe. Les services de renseignements des Etats-Unis ont récemment estimé qu’il faudra à Téhéran au moins 4 ans [c’est à dire jusqu’en 2010] pour produire une quantité d’uranium hautement enrichi suffisante pour la fabrication d’une bombe. 
Cependant, des spécialistes privés pensent que la reprise par l’Iran de son programme d’enrichissement d’uranium permettra à la république islamique d’accélérer son programme et, probablement, de produire suffisamment de matière pour concevoir une bombe nucléaire d’ici quelques mois.
Le directeur du Non Proliferation Policy Education Center, Henry Sokolski, a déclaré que le délai nécessaire à la maîtrise du cycle de combustion nucléaire par l’Iran – qui est l’élément fondamental pour la conception d’armes nucléaires – se situe dans un intervalle de quelques mois à deux ans.
« La conception d’armes n’est pas un problème majeur. C’est la combustion qui l’est », a-t-il précisé.
Il a poursuivi en disant que « à moins que la communauté internationale n’entreprenne une action pour mettre un frein aux activités d’enrichissement, l’Iran sera rapidement en position de fabriquer des bombes ».
 « Et le pire n’est pas là, ce n’est qu’un début », a poursuivi M. Sokolski, remarquant que si l’on n’y prend pas garde, le programme d’armement iranien va déclencher une course aux armements dans tout le Moyen Orient – incluant l’Egypte, la Turquie et l’Arabie Saoudite.
Un haut fonctionnaire occidental a observé que l’Iran a converti près de 80 tonnes de minerai d’uranium en uranium hexafluoride, le gaz que l’on fait tourner dans des centrifugeuses spécialisées pour produire un uranium hautement enrichi idéal pour la fabrication d’armes.
Cela suffira pour la première bombe iranienne, a expliqué le haut fonctionnaire.
Le prochain pas est l’enrichissement, et l’Iran s’atèle à perfectionner le fonctionnement de groupes de 164 centrifugeuses. C’est la première étape dans la mise en caisse de 2 000 centrifugeuses, quantité nécessaire pour produire de l’uranium hautement enrichi.  
 « C’est pourquoi il y a un formidable sentiment d’urgence pour régler ce problème », a conclu le fonctionnaire, remarquant que les Iraniens ralentissent le déroulement des négociations dans le but de gagner du temps pour l’enrichissement.
Contrairement à certains gouvernements européens, l’administration Bush est convaincu que, par ses travaux, l’Iran souhaite acquérir l’arme nucléaire d’ici 5 à 10 ans et qu’elle souhaite également disposer de petits dispositifs nucléaires adaptables sur ses missiles de moyenne portée, les Shahab-3, et sur ses prochains missiles de longue portée.
Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) paru en novembre a montré que Téhéran a obtenu des informations sur le moulage et l’usinage d’hémisphères d’uranium enrichi , qui « caractérisent les composants d’armements », a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis à l’AIEA, Gregory Shulte, le 21 novembre.
des informations obtenues il y a peu portaient sur des données obtenues à partir d’un ordinateur portable iranien, données qui montraient des simulations informatiques sur la production d’une ogive nucléaire à inclure dans un missile.
Gary Milhollin, directeur du Wisconsin Project on Nuclear Arms Control, a déclaré que la décision prise par les iraniens signifie que ces derniers   «poursuivent l’enrichissement ».