vendredi, décembre 2, 2022
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Nous vous soutenons pour un Iran démocratique (Député français)

Jean-Pierre BrardCNRI – « si nous vous soutenons, c'est parce que vous refusez l'intervention étrangère et que vous voulez un changement par la voix démocratique », a déclaré Jean-Pierre Brard le 16 juillet à Maryam Radjavi le 16 juillet à l’Assemblée nationale.

 

Conférence à l'Assemblée nationale 16 juillet 2008 CNRI – « si nous vous soutenons, c'est parce que vous refusez l'intervention étrangère et que vous voulez un changement par la voix démocratique », a déclaré Jean-Pierre Brard le 16 juillet à Maryam Radjavi le 16 juillet à l’Assemblée nationale.

Le député de la Seine St Denis recevait la présidente élue de la résistance iranienne dans une conférence où était rendue publique une déclaration signée par une majorité de députés français en faveur d’un changement démocratique en Iran, la Troisième Voie défendue par Maryam Radjavi.

Voici des extraits des interventions de Jean-Pierre Brard :

Madame la Présidente, avec mon collègue Jean-Philippe Maurer et mes collègues députés qui m’en ont chargé, nous vous souhaitons la bienvenue.
 
Je voudrais vous dire brièvement pourquoi nous avons organisé cette initiative, qui se tient pour la première fois au sein de l'Assemblée nationale de notre pays. Dans cette Assemblée il y a un bronze qui montre quelque chose de très important. C'était le 23 juin 1789, quand le roi envoie le marquis de Dreux-Brézé pour disperser les députés, et que Mirabeau répond au marquis de Dreux-Brézé : « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes. »

C'est pour cela que nous sommes ici et qu'une majorité de députés français, ça c'est une première aussi, a décidé de joindre ses efforts pour exprimer leur solidarité au combat, Mme la Présidente, que vous menez avec vos compatriotes pour un Iran démocratique, débarrassé de la dictature du fascisme religieux qui pèse sur votre peuple.

Et si nous vous soutenons, c'est parce que vous refusez l'intervention étrangère et que vous voulez un changement par la voix démocratique.

Dans notre pays, où nous aimons la confrontation politique, comme souvent quand il y a des causes importants, qu’il s'agisse de l'indépendance d’un pays, de la solidarité avec d'autres peuple, de la laïcité, laïcité qui est une notion qui vous est chère tout comme à nous, nous savons nous retrouver au delà des clivages.

Et vous voyez en pensant cette réunion d'aujourd'hui, j'ai sorti de ma bibliothèque personnelle ces mémoires de guerre du Général de Gaulle. Si seul contre tous il est allé à Londres, et a été rallié par nombre de patriotes ; il a organisé la résistance en s'appuyant sur la Résistance intérieure. Il a su s'opposer y compris, à ses amis puissants, pour construire un futur pour le peuple français.

Conférence à l'Assemblée nationale 16 juillet 2008 Pour ceux qui mènent un combat légitime, il n'y pas de combat impossible, aussi difficile soit-il. Vous le savez, madame la présidente, avec vos compatriotes, vous menez un combat très difficile contre la barbarie des mollahs.

Si nous nous sommes retrouvés, c'est aussi pour dire à l'opinion et à notre gouvernement qu'il ne faut pas de politique de complaisance face aux mollahs ; que chaque acte de complaisance vaut un encouragement pour le régime des mollahs, et qu'il n'y a pas de compromis à établir avec ces gens-là. C'est le sens de votre combat et c’est sur cette base très claire, que les députés français s'engagent.

Nous soutenons un Iran démocratique, dont la bataille est menée par les Iraniens eux-mêmes sans intervention étrangère et avec le refus de la guerre comme solution pour sortir de la dictature des mollahs.

Le Général de Gaulle a su unifier la Résistance et toutes les familles de pensée françaises étaient représentées dans le Conseil national de la Résistance avec le rôle spécifique de Jean Moulin. C'est l'articulation de la Résistance à l'extérieur du pays et l'articulation de la Résistance à l'intérieur du pays qui a permis de triompher, d'être reconnu par tous les alliés. Cette résistance avait besoin de la solidarité extérieure, mais les résistants français ont toujours veillé à ce que les buts politiques de la Résistance ne soit déterminés que par la Résistance elle-même, et non pas par des puissances étrangères, aussi important soient les soutiens des amis étrangers pour organiser les conditions de la victoire finale.

Nous savons que nous seront regardés tout à l'heure en Iran, comme dans les conditions de l'occupation nazie. Alors, évidemment les technologies ont beaucoup changé. A l'époque, les Français opprimés écoutaient Radio Londres. Aujourd'hui ils reçoivent les images du ciel, si j'ose dire, et se sont des images de liberté, de solidarité de sœurs et de frères de combat, avec le symbole fort que cela indique.

Et pour nous Français qui avons fêté notre fête nationale avant-hier, on ne peut jamais être indifférent à un peuple, non seulement qui souffre mais qui ne se soumet pas à la dictature et qui combat pour sa liberté. Ce sont des choses qui nous font vibrer. Je sais aussi que ça fait vibrer nos collègues britanniques. Bien entendu pas seulement les Français, ou nos autres collègues portugais, on pense à la Révolution des Œillets entre autre.

J'ajouterais qu'évidemment, nous nous sommes engagés dans un combat de longue durée. Ça ne se limite pas, même si c'est très important, au retrait de l'OMPI de la liste des organisations terroristes, mais c'est vrai que c'est notre objectif immédiat. Mais c'est à la demande du gouvernement britannique que l'OMPI fut inscrite sur la liste, et donc le gouvernement britannique, en faisant jouer le ressort de la démocratie, a été obligé de retirer l'OMPI de la liste. Maintenant, c'est la France qui préside l'Union Européenne et on ne peut pas imaginer que le gouvernement français ne se soumette pas aux règles du droit qui permettent de vivre ensemble. Donc, nous allons faire à notre façon des démarches, pour obtenir gain de cause. Mais nous sommes plus globalement engagés dans une bataille de soutien jusqu'à la victoire.

Assemblée nationale le 16 juillet 2008Il est d'usage d'accoler l'étiquette de terroriste aux résistants. Rappelez-vous, l’affiche Manouchian, chez nous ici où les Nazis regroupèrent des résistants et les fusillèrent en les désignant comme des terroristes. Ils voulurent impressionner le peuple français en mettant leurs photos sur les murs. A quoi réussirent-ils à l'époque ? A provoquer la protestation muette pour certain, active pour d'autres dans la Résistance, qui dynamisa la Résistance contre les assassins. Et bien, aujourd'hui, c'est la même chose, tous ceux qui aiment la liberté dans le monde sont solidaires des filles et des fils du peuple iranien qui agissent pour leur liberté.

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