lundi, février 6, 2023
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Nous sommes des milliers à être les amis de la Résistance iranienne – Vidal-Quadras

CNRI – « Chaque année je viens à Paris à la fin du printemps pour vous rencontrer et lorsque je vois les milliers et milliers de personnes cette année, plus de 80 000 bons Iraniens unis ici dans leur objectif commun d’apporter la liberté et la démocratie dans leur pays, je réalise à quel point votre mouvement est puissant et je comprends pourquoi les tyrans qui ont opprimé l’Iran durant les trois dernières décennies vous craignent tant et consacrent tant d’efforts à bâtir autour de vous un mur de mensonges et d’inventions » a déclaré l’eurodéputé espagnol Alejo Vidal Quadras à Villepinte près de Paris, le 18 juin.

Le vice-président du Parlement européen s’exprimait lors du plus grand rassemblement d’Iraniens jamais organisé à l’étranger. Les Iraniens et les partisans de la Résistance avaient afflué de toute l’Europe par centaines d’autobus, en trains ou en voitures, et par avions d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient et d’Australie.
Des centaines de personnalités politiques et sociales internationales, des dizaines de délégations parlementaires, de hauts dignitaires notamment américains, entouraient Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI. Ce meeting monstre appelait à la protection d’Achraf et apportait un soutien massif à la Résistance iranienne.
Voici le texte de l’intervention chaudement applaudie de M. Vidal Quadras :

Chère Madame la Présidente, chers amis, et plus que tout, chers résidents de la ville d’Achraf. C’est un privilège et un plaisir de m’adresser de nouveau à vous à l’occasion de notre grand rassemblement annuel des démocrates iraniens venus de tous les continents.

Chaque année je viens à Paris à la fin du printemps pour vous rencontrer et lorsque je vois les milliers et milliers de personnes cette année, plus de 80 000 bons Iraniens unis ici dans leur objectif commun d’apporter la liberté et la démocratie dans leur pays, je réalise à quel point votre mouvement est puissant et je comprends pourquoi les tyrans qui ont opprimé l’Iran durant les trois dernières décennies vous craignent tant et consacrent tant d’efforts à bâtir autour de vous un mur de mensonges et d’inventions.

Mais heureusement, heureusement pour l’Iran et malheureusement pour ses oppresseurs, nous sommes également des milliers en Europe, en Amérique et au Moyen-Orient, dans les parlements, les municipalités, la société civile à connaître la vérité sur le Conseil national de la Résistance iranienne. Nous sommes des milliers à déclarer clairement et d’une voix forte, que nous sommes fiers d’être vos amis, que nous considérons que c’est un privilège de lutter main dans la main avec vous pour combattre le régime le plus atroce que cette planète ait connu depuis le temps du nazisme et du stalinisme.

Permettez-moi maintenant d’adresser mes pensées et mes sentiments d’affection et d’admiration les plus profonds à notre ligne de front, à nos héros, à nos martyrs. Laissez-moi embrasser, séparés par la distance physique mais proches par le cœur, les hommes et les femmes de la cité d’Achraf. Leur générosité, leur courage, leur détermination sont une source d’inspiration inépuisable pour nous tous.

Chers amis d’Achraf, si vous m’écoutez, si vous me regardez, soyez sûrs que nous travaillons intensivement pour assurer votre sécurité et vous faire sortir de cette prison obscure que le gouvernement irakien, sous l’influence du régime des mollahs a fait de ce qui était jusque très récemment un jardin clair de liberté et d’espoir au milieu du désert.

Au Parlement européen, nous exhortons la Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangère et la Politique de sécurité, Catherine Ashton à diriger la mise en œuvre du plan proposé par la délégation du Parlement Européen pour l’Irak, en parfaite coordination avec les Nations unies et les États-Unis, pour transférer les résidents d’Achraf vers des pays démocratiques acceptant de les accueillir et d’assurer dans l’intervalle leur sécurité et le respect de leurs droits en tant que personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Et bien sûr, toute tentative de les déplacer par la force vers un autre lieu au sein de l’Irak doit être fermement rejetée, car cela ne ferait qu’ouvrir la voie à un nouveau massacre et retarderait trop la réalisation du Plan Stevenson.

Chers amis, je ne terminerai pas cette brève intervention sans dire quelques mots sincères à la Secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton. Chère Secrétaire, vous être une femme avec une longue expérience politique, un grand sens moral et une intelligence indubitable. Une femme possédant ces qualités doit percevoir nettement ce qui est juste de ce qui ne l’est pas, ce qui est moral et ce qui est immoral ainsi que ce qui est une bonne stratégie et ce qui est une mauvaise stratégie. Vous devrez très bientôt prendre une décision quant au retrait de la Résistance iranienne de la liste terroriste et cette décision dévoilera si vous préférez la justice à l’injustice, le bien au mal ainsi que la vraie défense de l’intérêt légitime de votre grande nation à la politique de complaisance qui a été un échec et qui n’est qu’une perte de temps.

Le CNRI et l’OMPI ne sont pas des terroristes. Ce sont nos alliés et amis, et ils sont l’opposition démocratique la plus forte, la mieux organisée et la plus motivée face à la dictature fanatique et agressive de l’Iran. Ils méritent un traitement équitable, et il est de notre devoir moral et politique de les retirer de la liste. Dans l’Union européenne, ils ont déjà été innocentés par des cours de justice indépendantes sous l’état de droit. Il est temps à présent pour les États-Unis de faire de même et de le faire maintenant.

Chère Madame Radjavi, chers amis, notre lutte pour la démocratie et la liberté en Iran a encore un long chemin à parcourir jusqu’à la victoire finale. Nous savons tous que ce ne sera pas un chemin facile, mais vous n’êtes pas seuls dans cet effort. Vos amis du Parlement européen seront toujours très proches de vous, dans la douleur et dans la joie, dans les moments de pessimisme et les moments d’optimisme, toujours ensemble jusqu’à ce que le soleil de la liberté brille dans un ciel sans nuages sur la terre sacrée d’Iran. Car comme le grand poète espagnol Salvador Espriu a écrit un jour, « Un homme n’est pas un homme s’il n’est pas libre ».

Vive Achraf, grand symbole de la Résistance iranienne.

Vive notre Présidente, Maryam Rajavi. Vive l’Iran libre !