mardi, décembre 6, 2022
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Nous devons travailler côte à côte avec le CNRI – Vice-président PE

CNRI – « Il existe un mouvement d’opposition bien organisé, puissant et dévoué à l’intérieur du pays, qui rassemble des centaines de milliers d’Iraniens en exil et bien plus dans le pays. Il est très motivé et prône un programme politique pour l’Iran que chacun de nous devrait signer sur le champ. Il a également la chance de posséder une dirigeante forte, qui nous inspire, que nous connaissons et en qui nous avons pleinement confiance », a déclaré Alejo Vidal-Quadras le 25 janvier à Bruxelles.

Le Vice-président du Parlement européen s’exprimait dans une conférence transatlantique intitulée « le camp d’Achraf et la politique vis-à-vis de l’Iran ». Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, y recevait de hauts responsables des administrations Clinton, Bush et Obama, ainsi que des leaders politiques européens et de grandes figures du droit international et de la défense des droits de l’homme. On peut nommer le général Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Obama, Bill Richardson, ancien ambassadeur à l’ONU sous le président Clinton, Dell Dailey, coordinateur du contre-terrorisme au département d’Etat jusqu’en avril 2009, Michael Mukasey, ancien ministre de la Justice du président Bush, John Bolton, ancien Sous-secrétaire d’Etat, une haute délégation de parlementaires européens ou encore Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International jusqu’en décembre 2009.

Voici le texte de l’intervention de M. Vidal-Quadras:

Chers amis, c’est pour moi un grand plaisir de retrouver encore une fois à Bruxelles la Présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, ma bonne amie Maryam Radjavi, avec mon bon ami et collègue Struan Stevenson ainsi que tous mes autres collègues du Parlement Européen venus à cette conférence.

Avec son leadership puissant et son infatigable endurance, Mme Radjavi a ces dernières années, attiré l’attention d’une grande majorité de parlementaires européens, de l’opinion publique et de nombreux officiels européens sur les graves erreurs de l’Occident concernant l’Iran.

En effet, son travail a également ouvert la voie à une politique correcte. Mes collègues et moi-même, rassemblés dans l’Intergroupe des Amis d’un l’Iran Libre, sommes profondément fiers de collaborer avec elle et avec les personnes du CNRI. Nous les admirons pour le lourd tribut qu’ils payent en termes de vies et de souffrances dans leur lutte pour un Etat iranien libre et démocratique.

Aujourd’hui, nous sommes particulièrement heureux que des personnalités américaines éminentes des deux grands partis nous aient rejoints dans le but de travailler sincèrement et de manière constructive pour parvenir à une nouvelle politique concernant l’Iran et l’opposition démocratique.

Je souhaite la bienvenue à nos hôtes distingués, au général James Jones et au gouverneur Bill Richardson, à l’ambassadeur Bolton, l’ambassadeur Dayley, l’ancien procureur général M. Mukasey ainsi qu’à Mme Irene Khan, dont le nom et l’image nous rappelle l’inviolabilité des droits humains. Je vous souhaite à tous la bienvenue dans ce qu’on appelle la capitale de l’Europe, et j’espère que nous pourrons vous offrir l’hospitalité qui vous revient.

Je crois qu’après les résultats décevants des pourparlers à Istanbul, il n’est pas nécessaire d’insister sur le fait que c’est une perte de temps de négocier avec le régime iranien et combien est erronée la politique de complaisance.

Le sujet que je voudrais suggérer pour notre discussion d’aujourd’hui est la meilleure approche dans les circonstances actuelles du problème iranien, sur la base de l’expérience considérable que nous avons acquise depuis que l’ayatollah Khomeiny est retourné en Iran en 1979. Quand il y a plusieurs pistes d’action pour résoudre un problème et que toutes, sauf une, se sont avérées un échec, il ne semble pas inapproprié de l’essayer.

On présume que nous, les humains, nous progressons à travers des essais et des erreurs, mais dans le cas de la menace que le régime iranien pose, il semble que la seule conclusion que les gouvernements occidentaux aient tirée de leurs erreurs, soit de persister dans les mêmes erreurs, dans une complète ignorance de la réalité, qui ne semble franchement pas très efficace.

Je ne suis pas né d’hier et la vie m’a enseigné que quand quelqu’un fait quelque chose qui n’est ni logique, ni moralement correct, ni compatible avec ses propres intérêts supposés, il devient extrêmement intéressant de trouver une solution à un comportement aussi étrange. Bien sûr le manque d’intelligence en serait une. Mais travaillant depuis dix ans maintenant en étroite collaboration avec Mme Radjavi et nos amis du CNRI, après avoir également discuté et rencontré beaucoup de personnes de diverses responsabilités impliquées dans cette affaire en Europe, aux Etats-Unis et même en Irak, je ne voudrais pas rejeter d’autres possibilités.

Pour en revenir au sujet, laissez-moi exposer clairement les choses de cette manière.

A – La complaisance ne fonctionne pas et ne fait que donner au régime le temps de continuer sa promotion du terrorisme à travers le monde et de se rapprocher de l’arme nucléaire.
B – Une intervention directe en Iran n’est pas réalisable financièrement, ni prudente politiquement.
C – Il existe un mouvement d’opposition bien organisé, puissant et dévoué à l’intérieur du pays, qui rassemble des centaines de milliers d’Iraniens en exil et bien plus dans le pays. Il est très motivé et prône un programme politique pour l’Iran que chacun de nous devrait signer sur le champ. Il a également la chance de posséder une dirigeante forte, qui nous inspire, que nous connaissons et en qui nous avons pleinement confiance.  

Sur la base de ces trois faits précis, la stratégie optimale se distingue presque automatiquement : Nous devons soutenir Maryam Radjavi et le CNRI autant que nous le pouvons, par le biais de la diplomatie, de la communication, de conseils stratégiques, de renfor politique et en rendant la vie difficile au régime sur la scène internationale.

Si nous sommes d’accord sur ce point, deux priorités immédiates et urgentes émergent alors :

La première est de protéger les résidents d’Achraf d’un massacre et la deuxième est de radier l’OMPI de la liste noire du Département d’Etat américain.

Nous devons concentrer nos efforts sur ces deux objectifs  à court terme, parce que si Achraf est perdu, outre la catastrophe humanitaire, un symbole irremplaçable d’espoir, de courage et de dignité disparaîtra dans une lutte contre les forces maléfiques à laquelle nous sommes confrontés en Iran. Ces symboles sont essentiels pour remonter le moral du peuple iranien.
 
Quant à la liste noire, il est recommandé de ne pas imposer à ses alliés d’affronter un ennemi cruel et criminel avec les mains liées derrière le dos. Ce sont des messages simples et, je l’espère, convaincants que j’ai voulus vous transmettre à tous cet après-midi. Nous, Européens et Américains, avons toujours été, sommes, et serons sur le même bateau, dévoués aux mêmes principes et valeurs. Ce bateau est celui-là même que Khamenei, Ahmadinejad et leurs disciples fanatiques veulent faire couler. Nos amis du CNRI ont versé assez de sang pour montrer clairement qu’ils méritent eux aussi d’être à bord.

Lors de ma dernière visite au siège du CNRI à Auvers-sur-Oise, j’ai pu parler dans une vidéo conférence à un jeune homme intelligent, Behrouz Kazemi, résident du camp d’Achraf. Il m’a fait part de la foi que lui et ses amis au camp portaient dans notre travail pour les aider. Hier, j’ai appris avec horreur que son père, prisonnier dans les cachots du régime, a été exécuté.

Ce sacrifice et ceux de dizaines de milliers de victimes du régime iranien ne peuvent pas être vains. Nous avons un devoir, et ce devoir est de ramener l’Iran à la démocratie et à la liberté. Si nous voulons l’accomplir efficacement, nous avons autant besoin de nos amis du CNRI qu’ils ont besoin de nous. Nous devons travailler main dans la main, côte à côte et cœur à cœur. Nous ne pouvons échouer.

 

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