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Mettons un terme à cette catastrophe humanitaire au camp Liberty – Ileana Ros-Lehtinen

CNRI – Message vidéo du 1er aout 2012 d’Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la commission des Affaires étrangère de la Chambre des Représentants américaine

Je m’appelle Ileana Ros-Lehtinen et je suis la présidente de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants. Et en cette qualité, je suis très contente, très honorée et heureuse de me joindre à mes amis de la communauté irano-américaine, pour dire que nous déplorons la situation que subissent les Iraniens épris de liberté dans ce terrible programme de réinstallation du camp d’Achraf au camp Liberty.

Quelle honte d’employer le terme de liberté dans ce qui est avant tout une prison. C’est de l’anti-liberté. Cela devrait s’appeler le camp anti-Liberty. Dans le camp d’Achraf, il y avait une communauté florissante de personnes en quête de liberté dont le seul désir est de restaurer l’Iran dans sa gloire : avoir la démocratie, avoir la liberté, avoir le respect des droits humains.

Pourtant, ils se sont retrouvés bannis, écartés, regrettablement par notre propre gouvernement et le gouvernement irakien, un gouvernement que nous avons tant aidé, un pays pour lequel nous avons versé du sang et des trésors d’argent. Et maintenant, nous voyons une alliance contre nature entre l’Irak et l’Iran, et au milieu, de façon inopportune pour le gouvernement irakien et le régime iranien, il y a au camp Liberty ces défenseurs de la liberté.

J’ai été opposée à la fermeture du camp d’Achraf. J’ai été opposée à ce que l’on prenne ces gens pour les mettre ailleurs. Un programme de réinstallation est censé avoir été mis en place, mais nous n’avons rien vu de cette fameuse réinstallation. Personne n’est parti vers un autre pays. On ne leur a pas assurés la décence et les libertés élémentaires que nous accorderions même aux détenus ayant commis des actes contre notre pays. Ce que nous avons appris, ce sont des cas, quotidiens, où des handicapées, des invalides doivent marcher sur du gros gravier pour aller aux sanitaires. Cela va à l’encontre de tous les codes que nous avons dans notre pays pour aider les invalides à se déplacer d’un endroit à un autre.

L’eau n’y est pas de bonne qualité. Il n’y a pas d’eau courante dans beaucoup de bungalows. Il n’y a pas assez de ventilation, il n’y a pas assez de végétation. Et les résidents du camp d’Achraf, dont beaucoup sont désormais au camp Liberty, ont dit : Laissez-nous nous occuper de ce camp, nous pouvons l’arranger. Donc ils ne demandent pas d’argent, ils ne demandent pas de matériel, ils ne demandent rien d’autre que d’avoir la possibilité d’améliorer leurs conditions de vie afin d’avoir des bungalows qui soient vivables.

Beaucoup d’entre eux ne reçoivent pas l’attention médicale dont ils ont besoin. Donc, lorsque vous parlez de l’essentiel dont vous avez besoin : à savoir de la bonne eau, de bonnes installations sanitaires, de bonnes infrastructures, être assurés des soins aux handicapés, une attention médicale. Rien sur ce plan humanitaire n’est assuré.

C’est pourquoi nous demandons, encore et toujours à notre département d’État d’agir de manière très humanitaire pour permettre aux résidents du camp Liberty de rénover leurs propres structures et pour garantir que nous ne continuons pas ce transfert forcé des résidents du camp d’Achraf, où ils vivent depuis longtemps. C’est une erreur de les retirer de leur foyer et de leur sécurité. Les résidents au camp Liberty ne s’y sentent pas en sécurité, parce qu’ils savent que le gouvernement irakien veut se débarrasser de cette structure. Il ne veut pas de ce site et donc il veut rendre cela difficile de rester pour les résidents.

Par conséquent, au Congrès, nous sommes engagés à tout faire tout pour nous assurer que les résidents du camp Liberty sont traités avec humanité, pour empêcher de nouveau transfert des résidents du camp d’Achraf, pour travailler avec nos partenaires internationaux afin de voir où nous pouvons trouver un endroit, un pays qui puisse accepter ces défenseurs de la liberté.

Et ce sont des personnes très pacifiques. Ils ne causent aucun tort. Ils sont très pro-Américains, ils sont patriotes, ils aiment ce pays et ils aiment les principes de liberté, de démocratie et de l’état de droit. Ce qu’ils n’aiment pas, ce sont les mollahs au pouvoir en Iran, les mollahs qui veulent étouffer le peuple, qui ne veulent que se maintenir au pouvoir et qui ne se soucient pas le moins du monde du peuple d’Iran.

Faisons donc ce qui est juste, rétablissons la justice et mettons un terme à cette catastrophe humanitaire qui est en cours au camp Liberty. Travaillons tous ensemble pour que cela se réalise.