mercredi, décembre 7, 2022
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Mensonges honteux de Martin Kobler à la session du Conseil de sécurité pour occulter les graves risques sur la sécurité du camp Liberty

Bien qu’il existe un consensus sur le camp Liberty toujours en proie aux menaces criminelles du régime des mollahs épaulé par le gouvernement irakien, Martin Kobler a déformé les faits dans un discours de propagande le 21 mars 2013 cousu de mensonges et de falsifications pour occulter les risques graves et manifestes pesant sur la sécurité des résidents du camp Liberty et pour contourner le fait qu’aucune mesure préventive n’ait été prise dans ce camp.

 1. Grandiloquent, il a répété la même fausse promesse, déclarant : «Le gouvernement irakien m’a assuré qu’il ne ménagera aucun effort pour empêcher d’autres attaques. » Or il sait parfaitement que c’est totalement faux. Avant cette date, les représentants des résidents avaient écrit à l’adjoint de Kobler : «Si vous avez l’intention d’élever le niveau de sécurité par le biais du gouvernement irakien, cela ne signifie rien d’autre que d’abandonner le nid d’oiseaux aux chacals et d’attendre le quatrième massacre. Au lieu de prétendre que la situation est normale et d’occulter les menaces réelles, essayez de transférer tous les habitants sans exception aux États-Unis dans une période concrète et à court terme et si ce n’est pas possible, le seul moyen pratique est de les transférer tous à Achraf d’où ils seront envoyés vers des pays tiers. C’est seulement de cette manière que la faute de M. Kobler et celle de la MANUI pourrait être réduite dans une certaine mesure. »

2. Le 21 mars 2013, à la session du Conseil de sécurité, Kobler a intentionnellement dissimulé le fait que les conditions de sécurité au camp Liberty n’ont pas du tout changé et que les résidents sont toujours aussi vulnérables que lors de l’attaque à la roquette du 9 février. Quarante jours après l’agression criminelle, pas même un seul mur de protection en T n’a été ramené au camp sur les 17.500 murs enlevés qui protégeaient autrefois les baraquements de Liberty. Les résidents n’ont pas été autorisés à prendre leurs casques et gilets de protection d’Achraf à Liberty. Pas plus que le transfert  des équipements médicaux de base n’a été autorisé d’Achraf à Liberty. Les habitants ont été empêchés d’entreprendre des travaux de construction et en dépit des demandes répétées des résidents d’augmenter la zone du camp, afin de réduire la vulnérabilité et le nombre de victimes, cela n’a pas été fait.

3. Kobler a abusé de l’acte humanitaire du gouvernement albanais, d’accepter 210 résidents, à des fins de propagande pour contourner la crise urgente de sécurité et détourner l’attention de son propre rôle destructeur en expulsant de force les résidents d’Achraf au champ de la mort de Liberty. Il se trouve que la question du transfert des habitants en Albanie est en discussion depuis plus d’un an et que le gouvernement albanais a accepté le transfert de 210 résidents depuis novembre 2012. A l’époque, les habitants ont donné au gouvernement, au HCR et aux Etats-Unis une liste prioritaire de malades et d’habitants à transférer ; ils attendent encore et toujours leur transfert rapide. Le 21 mars, en une autre occasion, le représentant des résidents a envoyé la même liste prioritaire au HCR pour un transfert en Albanie. En janvier, des émissaires de la Résistance iranienne ont rencontré de hauts responsables albanais à Tirana, acceptant toutes les dépenses et exhortant ce gouvernement à augmenter le nombre de résidents qu’il est prêt à accueillir. Cependant, en rendant publique cette question, Kobler a ouvert dans la pratique la voie à l’ingérence du régime iranien qui rend impossible ou très difficile d’augmenter le nombre de résidents à transférer. L’an dernier les responsables de la Résistance iranienne avaient été exhortés par les gouvernements albanais et américains à garder cette affaire confidentielle.

4. Kobler joue un rôle très destructeur en interférant dans les relations entre les résidents et le HCR. Auparavant, les résidents et leurs représentants avaient écrit plusieurs fois, y compris dans leurs lettres des 22, 23 et 24 février 2013 pour avertir l’adjoint Kobler à cet égard : « Nous sommes en contact avec le HCR à Liberty et à Genève et dans le but d’empêcher un massacre de plus, nous avons sévèrement mis en garde M. Kobler de se garder d’intervenir et de faire obstruction là-dessus. Exercer des pressions sur les résidents pour qu’ils continuent les entretiens au lieu de résoudre le problème urgent de sécurité ne sert qu’à masquer le dilemme essentiel de la sécurité et va augmenter les dangers auxquels la grande majorité des résidents qui seront encore en camp Liberty pendant une longue période seraient confrontés. Je recommande fermement aux résidents de ne pas tomber dans ce piège sanglant. C’est en effet un acte ignoble de mettre la vie d’autrui en danger ».

5) Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak, a écrit le 28 février au Secrétaire général de l’ONU :
« À ce stade, la protection et la sécurité des habitants de Liberty doivent avoir la priorité absolue. Une répétition de la catastrophe du 9 février doit être évitée à tout prix. A l’évidence, il n’est pas garanti que les 3100 habitants entassés dans le camp Liberty puissent être correctement protégés et en effet le gouvernement irakien a clairement indiqué ne pas pouvoir empêcher d’autres attaques à la roquette contre le camp.
« En conséquence, il n’y a que deux solutions envisageables. Soit tous les résidents, sans aucune exception, doivent être transférés temporairement dans un endroit aux États-Unis ou en Europe, soit ils sont ramenés au camp d’Achraf afin de pouvoir être réinstallés à partir de là.
« Deux éléments principaux sont impliqués dans l’examen de ces deux solutions. Tout d’abord, comme cela a déjà été dit, c’est que toute solution doit inclure tout le monde, sans aucune exception. D’autre part, c’est l’urgence de la question, nous ne devons plus perdre de temps dans les discussions inutiles et la poursuite des processus passés, offrant une opportunité à l’avènement de la prochaine catastrophe. »

6) Soulever la question des biens et des 100 résidents restant à Achraf est un autre acte suspect de Kobler visant à éluder la question de la sécurité des habitants et qui peut à tout moment conduire à une attaque similaire à celle du 9 février. Kobler facilite également les efforts du gouvernement irakien pour voler les biens des résidents. Après le massacre du 9 février, il a affirmé à plusieurs reprises que le gouvernement irakien avait accepté les conditions des habitants pour la vente de leurs biens. Les résidents et leurs représentants ont à plusieurs reprises annoncé qu’ils ne tomberaient pas dans le piège mortel des jeux de Kobler sur les biens tant que le problème urgent de la sécurité ne sera pas résolu.

7) Avec l’échec de sa mission de démanteler l’opposition et de sa promesse à l’ambassadeur du régime iranien en Irak comme quoi la moitié des membres de l’OMPI retourneraient en Iran une fois transférés à Liberty, Kobler répète le récit fictif disant à la direction du camp de « ne pas empêcher les résidents qui souhaitent partir ». Il lance cette affirmation absurde alors même que depuis février 2012 plus de 2.000 habitants ont été interrogés par le HCR hors du camp en privé, parfois jusqu’à 17 fois, et que les observateurs de la MANUI ont eu accès à tous les lieux et à tout le monde et les ont interrogés en privé. En de nombreuses occasions, ils ont même encouragé les résidents à quitter le camp et à se livrer aux forces irakiennes.

8) Le manque d’équipement médical de base à la clinique irakienne de Liberty a entraîné la mort de plusieurs personnes, mais Kobler cherche la coopération de la direction du camp avec des responsables irakiens pour les cas médicaux. Il s’agit d’un acte ridicule et honteux qui jette les bases d’un nouveau massacre à Liberty. Dans un communiqué le 14 mars, le CNRI a expliqué les conséquences tragiques du blocus médical inhumain et déclarait : «D’une part, les habitants de Liberty sont privés du minimum d’équipements médicaux qu’ils avaient dans leur propre clinique à Achraf et le gouvernement irakien empêche leur transfert à Liberty, et d’autre part, la clinique irakienne de Liberty manque du minimum nécessaire et des équipements élémentaires pour prendre en charge les urgences, et les habitants n’ont pas un accès libre aux services médicaux.
«Cette clinique ne dispose pas d’un appareil d’aspiration, d’un tuyau d’aspiration, d’un kit laryngoscope et d’un tube endotrachéal, d’un défibrillateur, d’injection d’adrénaline et de Zantac, et de nombreuses autres choses nécessaires que l’on trouve dans n’importe quelle clinique de petite taille. Par ces mensonges et tromperies, Martin Kobler a essayé des dizaines de fois de faire passer la clinique irakienne pour un centre médical bien équipé. »

9) Dans son rapport au Conseil de sécurité, Kobler a demandé aux résidents «de s’abstenir de comportement agressif à l’encontre de nos observateurs de l’ONU. Les observateurs de l’ONU doit être en mesure d’interagir librement avec les résidents du camp d’Hurriya ». Kobler fait apparemment allusion à une affaire impliquant un individu nommé Massoud Durrani. Sur les instructions de Kobler, le 14 mars, après le décès de Hamid Rabi, huitième résident mort des suites de l’attaque du 9 février, cet individu s’est rendu au camp Liberty. Cherchant à provoquer les résidents sur ce décès, il a lancé avec sarcasme : « Pas de soucis. Il ira au paradis ! »

Dans une lettre adressée le 14 mars au Secrétaire général, le représentant des résidents ont écrit à ce sujet : «Un tel comportement est-il la conduite d’un observateur de l’ONU ou celui d’un employé de Kobler au service de la gestapo des mollahs ? (…) Ce comportement insultant cherche à brouiller le rôle de Kobler et de l’ambassadeur d’Allemagne en Irak dans le mois de retard qu’ils ont mis pour envoyer M. Rabi en Allemagne et qui a abouti à sa mort ». Les résidents ont annoncé qu’ils ne parleront plus à cet homme.

10) Dès le premier jour, les observateurs de la MANUI ont eu un accès total à tous les résidents. En outre, le représentant des résidents a écrit le 8 mars 2013 au Sous-secrétaire général de l’ONU chargé des Affaires politiques: « Les représentants à Achraf et Liberty ont demandé à plusieurs reprises, à la fois par oral et par écrit (y compris dans les lettres du 18 août et du 12 novembre 2012 à Kobler, et à l’adjoint de Kobler dans une lettre le 14 novembre 2012), où, quand et qui a empêché quel observateur ou responsable de la MANUI d’avoir un accès libre ou d’avoir un entretien privé, il n’y a pas eu de réponse et on n’a jamais répondu à notre demande de clarifier cette allégation. Aujourd’hui, l’incitation de Kobler ne fait aucun doute. Il cherche de cette manière à préparer le terrain et à justifier l’agression probable par les forces irakiennes contre Achraf ou Liberty. »

Le 18 août 2012, le représentant des résidents avait écrit à Kobler : «L’ouverture des portes de Liberty aux avocats, aux journalistes, aux parlementaires et aux défenseurs des droits humains que nous réclamons depuis de le début est la seule solution viable pour mettre fin à ces allégations. J’insiste pour que, dans la ligne des communiqués du 1 février, 1 mars et 28 mars du HCR, dans un communiqué officiel vous défendiez la liberté de mouvement des habitants et ouvriez les portes de ce centre de détention, afin que chacun, à l’exception du fascisme religieux au pouvoir en Iran, puisse avoir un accès libre à Liberty et à ses habitants. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 22 mars 2013

 

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