LEcho régional – Samedi dernier, près de 50.000 Iraniens se sont rassemblés au parc des expositions de Villepinte, au nord de Paris. Une mobilisation pour appeler à un changement du régime en Iran et pour demander un soutien au CNRI.
LEcho régional – Samedi dernier, près de 50.000 Iraniens se sont rassemblés au parc des expositions de Villepinte, au nord de Paris. Une mobilisation pour appeler à un changement du régime en Iran et pour demander un soutien au CNRI.
Ils sont venus de toute lEurope et de lAmérique pour soutenir leur présidente, Maryam Radjavi. Samedi dernier, les sympathisants de la principale organisation dopposition au régime iranien, le CNRI (Conseil national de la résistance iranienne dont le siège est à Auvers-sur-Oise), étaient rassemblés au parc des expositions de Villepinte, au nord de Paris. Les organisateurs parlent de cinquante milles hommes et femmes venus appeler à un changement de régime et demander un soutien international aux Moudjahidine du peuple, résistants du régime imposé par le président Mahmoud Ahmadinejad.
Tous demandent laide de la communauté internationale pour que soit adoptée une politique décisive à légard de lIran. Emmenés par la présidente quils ont élue, Maryam Radjavi, ils ont clamé leur liberté. « La révolte générale de ces derniers jours déclenchée à la suite de la hausse du prix de lessence, met en lumière le caractère explosif de la société iranienne et létendue du mécontentement populaire. Ce soulèvement témoigne clairement de la volonté du peuple iranien à en finir avec le régime des mollahs. Cest un indice de la phase finale du régime. Il exhibe également la ruine des tenants de la politique de complaisance qui prétendaient de la stabilité et la puissance de ce régime. Maintenant, il suffit douvrir les yeux et de voir cette déferlante sociale », a-t-elle lancé à ses milliers de sympathisants.
Terroristes
Le 12 décembre dernier, les résistants iraniens savouraient déjà une première victoire dans leur quartier général de la rue des Gords à Auvers. Un grand rassemblement était organisé pour fêter la décision de la Cour de justice de lUnion européenne. Le 12 décembre, cette dernière a en effet annulé la décision datant de 2002, qui plaçait les Moudjahidine du peuple dIran sur la liste des organisations terroristes. Dans son arrêt, la Cour estime que la décision prise par lUnion européenne vis-à-vis des Moudjahidine « viole les droits de la défense, lobligation de motivation, et le droit à une protection juridictionnelle effective ». Cela entraîne également lannulation de la décision du Conseil européen qui ordonne le gel des fonds à lorganisation des résistants iraniens. Mais la ferveur est rapidement retombée.
« Le 30 janvier dernier, le Conseil des ministres de lUnion européenne a fait part de son intention de maintenir lOrganisation des Moudjahidine du peuple dIran (OMPI) dans la liste et a accordé un délai dun mois à cette organisation pour présenter ses preuves. Tandis quil est tout à fait clair que le maintien de lOMPI dans cette liste est un manquement au droit et la demande de preuve nest quune supercherie », a ajouté Maryam Radjavi.
Où en est le dossier du 17 juin 2003 ?
Les résistants iraniens dAuvers sont plus que déterminés. Ils demandent encore aujourdhui, à la justice française de clôturer le dossier du 17 juin 2003. Il y a quatre ans, plusieurs dizaines de Moudjahidin, dont la présidente élue Maryam Radjavi, ont été mis en examen après une descente des policiers au siège de la résistance iranienne. « Le dossier du 17 juin constitue un héritage déshonorant pour le précédent gouvernement français, qui dans sa complicité avec le régime et son but déclaré danéantir la résistance iranienne, sest rabaissé au point de devenir lexécuteur de la politique répressive dune dictature religieuse. Ce dossier a été ouvert et maintenu uniquement dans le but affiché de mettre la résistance sous contrôle dans lintérêt des mollahs. Ce dossier est infondé sur le plan du droit et cest un complot sur le plan politique. Il est sans précédent dans lhistoire de la justice française. Il est dénué de fondement à tel point quils ont dû embaucher des agents des renseignements des mollahs comme témoins à charge dans ce dossier », a affiché Maryam Radjavi.
Samedi dernier, plusieurs élus locaux français et personnalités venus de différents pays étaient présents à la tribune du parc des expositions pour soutenir le mouvement. Citons entre autres le maire dAuvers-sur-Oise, Jean-Pierre Béquet, ou encore Gilles Paruelle, ancien bâtonnier du Val dOise qui est lun des avocats des Moudjahidine. Le dossier est loin dêtre clos.

