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Maryam Radjavi : L’exécution de 30.000 prisonniers politiques en Iran est un génocide

31 juillet 2010 - Maryam RadjaviCNRI – « L'exécution de 30.000 prisonniers politiques en quelques mois est l'un des plus grands crimes de masse politique organisés après la deuxième guerre mondiale. C’est à la fois un crime contre l'humanité et un génocide car le but principal était d'anéantir une force politique et sociale ciblée et d’anéantir les défenseurs d’une pensée précise, à savoir un islam démocratique et tolérant », a déclaré Maryam Radjavi.

La Présidente de la Résistance iranienne s’exprimait dans un message à l’occasion de l’anniversaire du massacre des prisonniers politiques en Iran en 1988 sur ordre de Khomeiny.

Maryam radjavi - 31 juillet 2010

CNRI – « L'exécution de 30.000 prisonniers politiques en quelques mois est l'un des plus grands crimes de masse politique organisés après la deuxième guerre mondiale. C’est à la fois un crime contre l'humanité et un génocide car le but principal était d'anéantir une force politique et sociale ciblée et d’anéantir les défenseurs d’une pensée précise, à savoir un islam démocratique et tolérant », a déclaré Maryam Radjavi.

La Présidente de la Résistance iranienne s’exprimait dans un message à l’occasion de l’anniversaire du massacre des prisonniers politiques en Iran en 1988 sur ordre de Khomeiny.

Voici le texte de son intervention :

Il y a 22 ans, 30.000 Moudjahidine du peuple et résistants ont été massacrés dans les prisons du régime de Khomeiny. 30.000 jeunes qui n'avaient d'autre rêve qu'un Iran libre et démocratique.

Je salue la mémoire des victimes de ce génocide de 1988 et je rends hommage à leur persévérance dans la voie de la liberté du peuple iranien, car ils ont refusé jusqu'au bout de céder au fascisme religieux. Hommage à toutes ces victimes, hommes, femmes et enfants, de tous âges, de toutes professions, qui sont devenues des symboles de persévérance devant la cruauté des mollahs.  Leur souvenir est à jamais dans nos cœurs, comme Monireh Radjavi dont le seul crime était d'être la sœur de Massoud.

Dans sa fatwa cruelle, Khomeiny avait ordonné d’éliminer tous ceux, qui dans les prisons, restaient fidèles à leurs convictions. En fait, il savait mieux que tous que le danger principal pour le régime est la volonté des Moudjahidine de le renverser, volonté, dont aujourd'hui, la cité d'Achraf est le symbole. Achraf où plusieurs survivants de ce carnage nous apportent de bouleversants témoignages.

Pendant 22 ans, les dirigeants du régime, Khamenei, Rafsandjani, Khatami et leurs complices, ont tout fait pour dissimuler ce massacre, qualifié par les organisations de défense des droits de l'homme comme Amnesty International, de crime contre l'humanité.

Les cris étouffés des familles des victimes ont éclaté au grand jour pendant le soulèvement populaire de l'an dernier.

Malheureusement, pour défendre leurs intérêts économiques, les gouvernements occidentaux ont choisi le silence face à un des massacres de prisonniers politiques le plus terribles de l'histoire. Au lieu de poursuivre les criminels avec des mandats d'arrêt internationaux, ils ont collaboré à la répression de l'opposition, en collant l'étiquette de terrorisme à la Résistance iranienne. C’est pourquoi les responsables du massacre de 1988 occupent aujourd’hui les postes politiques et juridiques les plus importants.

Alors que le peuple iranien entre dans la phase du renversement du régime, est-ce que la communauté internationale, surtout les pays occidentaux, vont continuer leur politique de silence sur ce massacre ?

Les Iraniens attendent une réaction digne de la communauté internationale dans ce domaine.

L'exécution de 30.000 prisonniers politiques en quelques mois est l'un des plus grands crimes de masse organisés après la deuxième guerre mondiale. C’est à la fois un crime contre l'humanité et un génocide car le but principal était d'anéantir une force politique et sociale ciblée et d’anéantir les défenseurs d’une pensée précise, à savoir un islam démocratique et tolérant.

Le crime contre l'humanité et le génocide ne peuvent s’effacer avec le temps. C'est pourquoi laisser ce crime impuni, est considéré par ses auteurs, actuellement au pouvoir, comme un encouragement à de nouveaux massacres. Je rappelle que durant le soulèvement, les dirigeants du régime ont massacré au moins 300 manifestants. Ces derniers mois, ils ont intensifié leurs pressions inhumaines sur les prisonniers politiques.

Il est temps que le conseil de sécurité de l'ONU organise un tribunal spécial pour traiter ce dossier de génocide.

J'appelle les instances internationales et les gouvernements à encourager le conseil de sécurité à mettre en place ce tribunal. Je les appelle aussi à contraindre le régime des mollahs à donner la liste des victimes et les endroits précis où elles ont été enterrées.

J'appelle les Nations Unies à exiger l'envoi d'une mission d'enquête sur le terrain afin qu'elle puisse rendre compte de l'existence de tous ces charniers.

J'appelle tous les juristes et défenseurs des droits de l'homme dans le monde à faire avancer cette campagne.

Je salue la mémoire de toutes les victimes du massacre de 1988, Moudjahidine et autres résistants.

Vive le peuple iranien ! Vive la liberté !

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