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Maryam Radjavi, le leader de l’opposition iranienne à Oslo : elle compare l’Iran au danger hitlérien

L’Iran aura la bombe dans un an

Verdens Gang, Norvège, 7 novembre – Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne, affirme que le régime iranien aura la bombe dans un an. Elle compare la situation avec Hitler à la veille de la seconde guerre mondiale.

L’Iran aura la bombe dans un an

Verdens Gang, Norvège, 7 novembre – Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne, affirme que le régime iranien aura la bombe dans un an. Elle compare la situation avec Hitler à la veille de la seconde guerre mondiale.

Dans une interview avec le site du journal Verdens Gang, Maryam Radjavi déclare : « Si l’opposition n’avait pas révélé les installations nucléaires secrète en Iran, il est certain que le régime à ce jour aurait fabriqué la bombe atomique. D’après les informations que nous possédons, les mollahs auront produit 14 kilos de plutonium avant la fin de 2007. C’est une quantité suffisante pour fabriquer une bombe atomique. Mais les mollahs diffusent à l’étranger de fausses informations sur leur programme nucléaire, comme quoi ils auraient besoin de 10 ans pour fabriquer la bombe. »

La dirigeante du Conseil national de la Résistance iranienne a rencontré ce matin la commission des Affaires étrangères du parlement : « Ils étaient très ouverts et attentifs à ce que nous avions à dire sur les droits de l’homme, la terrible répression de la population en Iran et les exécutions publiques. Les Iraniens ne veulent pas de ce régime. Ils ne veulent pas d’armes atomiques. Cela n’intéresse pas les Iraniens.»

Elle est persuadée que la ligne de la complaisance des pays occidentaux avec l’Iran est une erreur : « C’est pourquoi nous croyons qu’il est temps d’arrêter les mollahs et de cesser de leur donner du temps pour achever leur projet atomique. Les menaces qu’ils lancent contre la communauté internationale sont très similaires aux menaces qu’Hitler et les nazis lançaient à la veille de la seconde guerre mondiale. »

Radjavi parle de la troisième voie : « Nous ne pouvons pas traiter ces menaces avec une intervention militaire étrangère comme en Irak. Nous ne pouvons pas poursuivre les négociations et la complaisance. Il existe une troisième voie, celle d’un changement démocratique en Iran.»

La dirigeante de l’opposition iranienne demande à la Norvège en tant que pays progressiste et exemplaire, d’adopter en ce qui concerne l’Iran une politique de fermeté avec le régime iranien, de soutenir son opposition et de faire sortir les Moudjahidine du peuple de la liste du terrorisme. Les Moudjahidine du peuple sont la branche armée du mouvement du Conseil national de la Résistance iranienne.

– Si ce que vous dites est vrai et qu’ils sont en train de se doter de ce genre d’armes, qu’est-ce que l’Iran veut faire avec la bombe atomique ?

– Maryam Radjavi : C’est une dictature religieuse qui est au pouvoir en Iran. Ils ne sont pas capables de régler les problèmes économiques et sociaux de la société. Ils ne se maintiennent qu’avec une répression totale dans le pays.  Pour survivre, ce régime est obliger d’intensifier la répression et d’exporter dans le monde entier l’intégrisme et le terrorisme. Cela signifie des pressions et du chantage sur la communauté internationale.  La bombe atomique, est une arme que les mollahs veulent pour déclarer la guerre à la communauté internationale. »

Maryam Radjavi est convaincue que les négociations avec ce régime ne servent à rien : « Le régime des mollahs est incapable de reculer même d’un pas ou d’opérer un changement dans sa politique. Faire confiance aux négociations et à la complaisance est une politique qui a échoué. Nous avons un proverbe en Iran disant qu’une vipère ne peut accoucher d’une colombe. Il est impossible que les mollahs veuillent changer de ligne ou de politique. C’est pourquoi nous disons que l’Europe ne doit pas perdre de temps parce qu’alors, il sera trop tard. »

– Avec ce que vous dites, vous voulez que la Norvège coupe ses relations diplomatique, économique et culturelle avec l’Iran ?

– Maryam Radjavi : « Ce qui est important, c’est d’avoir une politique de fermeté avec le régime des mollahs. Au cas où cette ligne de fermeté n’est pas appliquée, demain dans vos rapports avec le régime, vous aurez à payer un prix très élevé. Cela vaut pour la Norvège et pour tous les autres pays européens. N’oubliez pas que la Seconde Guerre mondiale a coûté 60 millions de vies. Si un régime intégriste se dote de la bombe atomique et qu’il laisse libre cours à son bellicisme, soyez certains que l’Europe et le reste des pays du monde seront obligés de payer un prix bien plus élevé. »

– Est-ce que les entreprises norvégiennes doivent se retirer d’Iran ?

– Maryam Radjavi : Au cas où une politique de fermeté est adoptée, si cela implique des mesures dans ce sens, il faudra l’accepter. Mais il ne faut pas plier devant le chantage et les pressions de ce régime. C’est lui qui a le plus besoin de relations économiques avec le reste du monde.

Maryam Radjavi exprime sa reconnaissance et ses encouragements aux parlementaires qui l’ont reçue malgré les protestations officielles de l’Iran : « Je pense que le régime a agi d’une façon honteuse. Que son ambassadeur ait menacé le parlement est tout à fait inacceptable. Ils veulent étendre leur répression hors des frontières du pays. Quand ils agissent de cette manière en Europe – et dans ce cas en Norvège – imaginez ce qu’ils font avec l’opposition en Iran. Ils ne supportent même pas que je rencontre la commission des affaires étrangères. Je dois dire que c’est une manière de procéder propre à ce régime, mais en même temps elle révèle son degré de faiblesse. S’il est stable, pourquoi craint-il à ce point les rencontres de son opposition en Norvège ? »