CSDHI – A l'invitation du Comité de Soutien aux Droits de l'Homme en Iran, de nombreux Iraniens résidents à Paris se sont rassemblés devant l'ambassade d'Irak à Paris, le 17 et le 18 mars pour protester contre les restrictions inhumaines et les agressions violentes des forces irakiennes contre les habitants de la Cité d'Achraf en Irak. Depuis les déclarations récentes du Guide suprême du régime des mollahs, Khamenei, insistant sur l'expulsion d’Irak des opposants iraniens de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) et la mise en œuvre d'un accord bilatéral, en ce sens, entre le régime iranien et le gouvernement irakien, une menace de plus en plus grave persiste sur la vie, la sécurité et la santé des habitants d'Achraf qui abrite près de 3500 membres de l'OMPI.
Les manifestants ont souligné que les mesures des forces irakiennes ces derniers jours, comme la coupure de l'approvisionnement, l'interdiction des visites et de l'entrée des travailleurs à Achraf, l'encerclement d'un des bâtiment de la cité, menotter des résidents d’Achraf, les frapper à coups de matraques électriques et les menacer avec des armes, sont des violations flagrantes des Conventions de Genève, du droit international humanitaire et du droit international, et sont des exemples évidents de crimes de guerre contre des personnes protégées.
Préoccupé par ces événements, le Comité de Soutien aux Droits de l'Homme en Iran, qui suit de près la situation à Achraf, a déclaré que le gouvernement irakien ne devait pas laisser les religieux au pouvoir en Iran s'ingérer dans les affaires internes d'un Etat souverain pour faire taire leurs opposants et les faire extrader. Le CSDHI appelle le gouvernement irakien à agir en fonction de l'accord écrit sur les droits des habitants d'Achraf comme pendant la période où la cité été protégée par les forces américaines. Dans le cas contraire, il exige que la situation revienne à la période qui a précédé la prise en charge de la protection par le gouvernement irakien en janvier 2009.
Le Comité de Soutien aux Droits de l'Homme en Iran
Le 17 mars 2009

