lundi, février 6, 2023
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L’UE regrette le refus du régime iranien de respecter les requêtes l’AIEA et les droits humains

L’UE regrette le refus du régime iranien de respecter les requêtes l’AIEA et les droits humainsCNRI – Le Conseil de l’Union Européenne a rendu ses conclusions sur l’Iran suite à son meeting du lundi 15 mai. Le Conseil a pris acte du rapport du directeur général de l’AIEA du 28 avril qui précise que « les autorités iraniennes refusent de se soumettre aux requêtes formulées par le conseil des gouverneurs de l’Agence et le Conseil de Sécurité de l’ONU et refusent également de coopérer activement avec l’Agence afin de clarifier les questions restées en suspens, dont celles pouvant revêtir une dimension militaire ».

 

Le Conseil a exprimé son profond regret concernant le refus du régime iranien de prendre les mesures considérées comme essentielles par le Conseil de l’AIEA et le Conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi que leur menace de maintenir ce refus dans le futur.

Le Conseil de l’UE demande au régime de coopérer entièrement avec l’AIEA, de « suspendre toutes ses activités liées à l’enrichissement et au retraitement, dont la recherche et le développement, et de suspendre la construction d’un réacteur à eau lourde ». L’UE soutient complètement une décision du Conseil de Sécurité de rendre ces requêtes obligatoires.

Le Conseil souligne dans ses conclusions l’importance d’exercer une grande vigilance dans l’application des mécanismes de contrôle des exportations existants concernant les équipements sensibles afin d’empêcher le transfert de biens, de technologie et de matériel pouvant être utilisés, directement ou indirectement, dans des programmes de matériaux fissiles et de missiles.

L’UE a également abordé la question des violations des droits humains en Iran. « Le Conseil reste profondément préoccupé par la situation des droits humains en Iran, qui est en désaccord avec les principes universels et les obligations spécifiques de l’Iran. » Le Conseil « fait également part de son inquiétude concernant le nombre croissant d’exécutions, de détentions arbitraires, de restrictions sur l’accès à l’information, les violations généralisées de la liberté de parole et de religion, en particulier concernant la situation des communautés soufie et bahaï, ainsi que l’intimidation et le harcèlement que subissent les défenseurs des droits humains, les avocats et les groupes minoritaires ».