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L’ONU doit donner une répondre positive à la geste de bonne volonté des résidents d’Achraf

ROYAUME UNI
HUFFPOST POLITICS – 6 avril 2012 – Ce dimanche marque notre dimanche de Pâques. C’est toujours un jour spécial. Mais cette année, il y a deux jours la semaine prochaine qui ont une signification particulière pour les opposants iraniens. L’un est un jour de deuil, incidemment en ce même dimanche de Pâques, l’autre est un jour d’attente.
Dimanche 8 avril marque le premier anniversaire du jour le plus sombre pour les 3400 membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) qui ont transformé le camp d’Achraf d’un morceau de terre aride en une ville pleine de vie, complète et autonome.
En ce jour magnifique de printemps en 2011, l’atmosphère était passée de la joie à la douleur aux sons des Humvees et des véhicules blindés – qui étaient auparavant utilisés par les Américains pour protéger ces personnes mais qui se trouvaient désormais aux mains des forces irakiennes pro-iraniennes qui cernaient les civils sans armes et sans défense.
Les jours précédant le 8 avril 2011, il y avait des craintes d’une attaque imminente tandis que les forces irakiennes s’amassaient à l’extérieur d’Achraf. Le gouvernement de l’Irak avait assuré l’ambassade américaine à Bagdad qu’aucune violence n’était prévue et l’ambassade américaine avait relayé ce message aux résidents d’Achraf. Mais les Irakiens étaient revenus sur leur parole en l’espace de quelques heures.

Plus tard, il a été prouvé que les plans d’attaquer le camp d’Achraf avaient été dessinés aux plus hauts niveaux du gouvernement irakien sur ordre de Téhéran. En conséquence de quoi, 36 résidents, dont huit femmes, ont été abattus par balles à bout portant ou bien morts écrasés sous les roues des forces irakiennes. Des centaines d’autres ont été gravement blessés.
Un an plus tard, les appels à une enquête indépendante par la Commission des Affaires Étrangères du Sénat américain, l’Union Européenne et les Nations Unies sont encore restés vains et personne n’a été tenue pour responsable.
Dans les mois qui ont suivi, les choses se sont empirées pour les résidents du camp d’Achraf. Les Irakiens ont juré de fermer Achraf avant la fin de 2011, mais ont un peu cédé sous la pression de l’ONU et des États-Unis. Alors, le dirigeant irakien Nouri al-Maliki a accepté de donner assez de temps aux résidents pour aller dans une ancienne base militaire américaine, camp Liberty, pour que les responsables aux réfugiés de l’ONU puissent procéder à leur évaluation afin de les transférer dans des pays tiers.
Avec les assurances de la Secrétaire d’État Hillary Clinton et de l’ONU que la sécurité et le bien-être des résidents d’Achraf seraient protégés, Mme Maryam Radjavi, la dirigeante de la Résistance iranienne, a accepté de demander aux résidents d’aller au camp Liberty. Jusqu’à présent, 1200 résidents sont allés au camp Liberty où ils subissent des conditions insupportables dans une atmosphère de prison.
Tandis que la question ici est clairement une question humanitaire, il s’agit de bien plus. Tandis qu’une inquiétude internationale grandit face à la volonté de l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, son ingérence dans les affaires d’autres pays, ainsi que sa fomentation d’extrémisme islamique, la nécessité de défendre les opposants iraniens est devenue un impératif géopolitique.
Avec le Printemps arabe déferlant sur la région, Téhéran fait face à un isolement progressif, des sanctions internationales ainsi qu’une lutte de pouvoir à l’intérieur du pays au plus haut niveau. C’est pourquoi les mollahs au pouvoir ressentent un besoin désespéré de détruire leurs opposants, spécifiquement la Résistance.
Tout à fait par hasard, deux jours après l’anniversaire de l’attaque contre Achraf, le Conseil de Sécurité de l’ONU, mardi 10 avril, recevra un rapport du Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Irak, Martin Kobler. Ce jour constitue le jour d’attente. Ce jour-là, le cas des opposants iraniens sera au premier plan. La manière dont l’Irak traite les opposants iraniens constitue un bon baromètre de comment il prend part à la communauté internationale.
Ce jour-là, l’ambassadeur Kobler devrait faire clairement comprendre à l’agence mondiale que les résidents d’Achraf ont délaissé nombre de leurs droits et sont allés à l’encontre d’eux-mêmes en partant au camp Liberty, malgré toutes ses insuffisances et ses profondes carences. D’ailleurs, c’était Kobler qui avait accepté ces conditions comme supportables, bien qu’elles ne l’étaient clairement pas.
Les résidents d’Achraf ont rempli leur part de cet accord, même s’ils étaient pleinement conscients qu’ils seraient privés de leurs droits les plus rudimentaires. À présent, Kobler devrait insister pour que leurs aspirations minimales soient respectées par l’Irak pour rendre le camp Liberty vivable. De même, les États-Unis devraient continuer leurs engagements à leur égard et le HCR devrait accélérer le processus de leur entretien et de leur transfert vers des pays tiers.
Le meilleur moyen de respecter la mémoire de ceux qui sont tombés l’année dernière passerait par la modification de la politique américaine au sujet de l’Iran et de son opposition. Cela commence avec le retrait de l’OMPI de la liste des organisations terroristes du Département d’État. Il n’y avait pas de raison valable de l’y placer en premier lieu et les États-Unis n’a certainement pas d’excuse pour maintenir cette désignation aujourd’hui.
Le 29 février, Clinton a dit à une commission du Congrès que « la coopération de l’OMPI à la fermeture réussie et pacifique du camp d’Achraf » sera « un facteur clé dans toute décision » concernant sa requête de longue date que le Département d’État supprime sa désignation injustifiée.
L’OMPI a rempli sa part du contrat ; désormais les États-Unis devraient faire suivre les paroles de Clinton d’actions.
Les seuls terroristes iraniens sont ceux dans le gouvernement de Téhéran. L’OMPI n’a pas été, et n’est certainement pas à présent, une organisation terroriste. Elle devrait être retirée de la liste sans délai. Un an après le massacre de 2011, il est temps d’ôter les chaînes de la Résistance iranienne afin qu’elle puisse travailler à ôter les chaînes d’une grande nation. C’est la meilleure façon d’honorer ceux qui sont tombés.

David Amess – Membre du Parlement pour le Southend West et membre du Comité Parlementaire Britannique pour un Iran Libre.
http://www.huffingtonpost.co.uk/david-amess/un-should-respond-positiv_b_1407256.html

 

 

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