dimanche, décembre 4, 2022
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Londres et Washington doivent ouvrir un dialogue avec la Résistance iranienne – Un Lord britannique

CNRI  – Un jour après la publication du rapport du Groupe d’études sur l’Irak aux Etats-Unis, une conférence se tenait au parlement britannique sous le titre « Le régime intégriste iranien : une menace croissante ».

Plus de 25 parlementaires des trois principaux partis y ont pris la parole pour soutenir un plan proposé par le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran, qui traite de l’Iran et du Moyen-Orient.  Voici l’intervention de Lord Corbett of Castle Vale qui préside ce comité.

Pendant des années, l’Occident a cédé aux demandes des mollahs, en plaçant l’OMPI sur la liste du terrorisme il y a trois ans et en bombardant la base d’Achraf en Irak tout en sachant que l’OMPI était neutre et non impliquée dans le conflit.

Quelles ont été les conséquences de la complaisance ? Les mollahs en ont tiré avantage car ils se sont aperçus que leurs requêtes étaient toujours acceptées et que les violations de leurs obligations internationales et autres engagements relatifs au développement nucléaire restaient impunies. La complaisance a fait gagner du temps aux mollahs pour développer leurs installations et la technologie nécessaire à la fabrication d’armes nucléaires et des missiles capables d’atteindre l’est et le sud de l’Europe.

L’ingérence des mollahs en Irak a été prouvée, avec l’entraînement, l’armement et le financement de nombreuses milices tuant actuellement des soldats britanniques et de la coalition, malgré leur promesse de non interférence. L’Occident sait que les mollahs arment et financent le Hezbollah, qu’ils ont désormais l’intention de déstabiliser le gouvernement élu du Liban et que leurs attaques contre Israël ont amené la mort et la destruction aux personnes qu’ils disent protéger. L’Occident sait également que l’Iran finance le Hamas dans les territoires palestiniens dans le cadre de sa politique de sabotage des efforts visant à résoudre le conflit avec Israël et afin d’accroître l’agitation dans la région. Chaque fois que la violence éclate au Moyen-Orient,  les mollahs en portent la responsabilité, chaque élément du régime cherchant à exporter l’intégrisme.
 
Hier, le rapport de l’Iraq Study Group a lancé l’idée de négociations avec l’Iran et la Syrie afin de mettre un terme à la tragique violence sectaire et au massacre de civils en Irak, dont le gouvernement élu tente d’instaurer une démocratie. Ceci implique de dialoguer avec les mêmes personnes qui attisent la violence et qui cherchent à remplacer ce gouvernement par une théocratie intégriste sur leur modèle. Ne vous faites pas d’illusions, les mollahs verront dans cette proposition une preuve supplémentaire de la faiblesse de l’Occident, vont demander de nouvelles concessions et poursuivre la répression contre la résistance iranienne. Dialoguer avec les mollahs pour mettre fin à la violence en Irak revient à discuter de sécurité domestique avec les cambrioleurs qui ont dévalisé votre maison et qui vous ont dérobé tous vos biens. L’Occident doit dialoguer avec ceux qui peuvent réellement apporter leur aide pour résoudre les problèmes de la région, pas avec ceux qui les causent.
 
Ces intégristes fanatiques ont maintenant un régime qui croit et qui travaille dur pour ce qu’ils appellent « une nouvelle révolution islamique ». Ce qui compte pour les mollahs, c’est de créer des problèmes dans la région, pas de les résoudre. Ils ont également besoin de détourner l’attention de leur impopularité croissante dans le pays. Comme le Sun l’a écrit le 14 novembre : « Ils veulent que l’Amérique soit humiliée… Ils pensent qu’ils ont détruit une superpuissance, l’Union Soviétique autrefois puissante en Afghanistan. Maintenant ils croient qu’ils peuvent faire plier les USA en Irak ».
 
Le mois dernier, un rapport du Conseil de Sécurité de l’ONU a affirmé que l’Iran avait expédié trois cargaisons clandestines d’armes vers la Somalie afin d’assurer son approvisionnement en minerai d’uranium. Son soutien au Conseil suprême des tribunaux islamiques lui offre un contrôle total de la
zone où l’uranium est extrait. Les tentacules des mollahs enjambent les continents et nous rappellent constamment le danger réel et présent de l’intégrisme galopant.
 
Le mystère planant autour de l’attitude de l’Occident face à l’Iran vient de la raison pour laquelle il préfère parler à des terroristes à Téhéran plutôt qu’aux victimes de la terreur, à la résistance. C’est la résistance qui a exposé au monde le programme d’armes nucléaires secret des mollahs. C’est la résistance qui dénonce et se bat contre l’intégrisme de Téhéran. La seule chose que les mollahs craignent, c’est ce qu’offre la résistance : la démocratie. Alors pourquoi ne fait-on pas de la résistance un allié de l’Occident pour aider les millions d’Iraniens qui désirent la liberté et la démocratie ? L’Occident a essayé d’être raisonnable. Désormais, il doit être ferme.
 
L’apaisement n’a profité qu’aux mollahs. Une intervention militaire étrangère n’est pas une bonne solution. La démocratie est la voie à suivre et le soutien de l’Occident à la résistance constituerait un message lourd de sens pour ceux qui désirent la liberté, qui leur dirait qu’ils ne sont pas seuls, que nous sommes avec eux.
 
Retirer l’étiquette de la terreur des victimes du terrorisme serait aussi un acte lourd de sens pour les mollahs, qui comprendraient que l’Occident ne veut plus faire leurs quatre volontés. Si les mollahs entreprennent tellement d’efforts dans le monde entier pour attaquer l’OMPI et la coalition dont il fait partie, le CNRI, c’est parce qu’ils savent bien que le gouvernement qu’ils offrent annonce la fin de leur régime. Il ne s’agit plus de savoir si cela aura lieu, ce n’est plus qu’une question de temps.
 
L’Occident doit en finir avec sa mollesse et imposer des sanctions pour obliger l’Iran à respecter ses obligations nucléaires. Notre gouvernement, les USA, l’UE et les autres doivent montrer leur soutien aux forces nationalistes et anti-fondamentalistes d’Irak oeuvrant pour une démocratie laïque. C’est le seul moyen d’aider le gouvernement irakien à rassembler du soutien et à mettre un terme aux massacres sectaires et à la violence aveugle.
 
La Grande-Bretagne, les USA et les autres partenaires de la coalition doivent mettre leurs querelles avec la résistance iranienne de côté et ouvrir le dialogue. La résistance peut et doit devenir un partenaire, et non un paria, un allié de tous ceux qui désirent un Iran pacifique et fier et la fin de l’ingérence des mollahs en Irak, qui coûte la vie à des hommes et des femmes irakiens, britanniques, et d’autres. Collaborer avec le CNRI peut permettre d’ouvrir la voie vers la démocratie aussi bien en Iran qu’en Irak, une démocratie que les habitants de ces deux pays ont la responsabilité de réaliser.
 
Nous devons détourner la vague de l’intégrisme pour le bien de l’Iran et du reste du monde. Si l’on n’échange pas notre politique contre une approche plus ferme vis-à-vis de l’Iran, les mollahs prendront de l’assurance et attiseront les flammes de l’intégrisme. J’espère que le Premier ministre M. Blair comprend le sens de ces paroles et encourage aujourd’hui le président Bush à Washington d’agir de cette façon.
 
Nous sommes à un carrefour avec l’Iran. Nous devons choisir la bonne route parce que l’alternative du fondamentalisme galopant, dont le cœur bat à Téhéran, est sombre et menaçante pour le Moyen Orient et le monde entier. L’association du fondamentalisme endémique et des armes nucléaires constitue un cocktail mortel qui pourrait engendrer un conflit régional qui menacerait la sécurité dans le monde. L’enjeu est effectivement de taille.

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