mercredi, février 8, 2023
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L’Iran plus près de la bombe nucléaire, dit l’opposition en exil

Par Marcin Grajewski

Reuters, Bruxelles –  L’Iran serait plus près de se doter de l’arme nucléaire que les trois ou huit années estimées par le gendarme nucléaire de l’ONU, a déclaré l’opposition en exil vendredi.

Et le changement de négociateur nucléaire en chef iranien, Ali Larijani, a montré que le pays n’a plus besoin de jouer sur le temps dans les négociations pour progresser dans son programme nucléaire, a dit  le Conseil national de la Résistance iranienne.

Le groupe a été le premier à annoncer en 2002 l’existence en Iran d’installations d’enrichissement d’uranium à Natanz et d’usine d’eau lourde à Arak, des installations que l’occident suspecte de servir à produire la bombe atomique.

Téhéran insiste sur l’aspect pacifique  de ses activités.

"D’après nos renseignements, le régime iranien est plus proche d’avoir la bombe,  que ce que dit M. ElBaradei", a affirmé l’expert du Conseil, Alireza Jafarzadeh, dans une conférence de presse, se référant à Mohamed ElBaradei, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

ElBaradei a affirmé cette semaine qu’on disposait de temps en abondance pour la diplomatie, des sanctions, le dialogue et des mesures incitatives pour porter des fruits dans les négociations avec l’Iran, mais le Conseil n’est pas d’accord.

"Nous parlons des dernières minutes pour empêcher le régime iranien d’avoir la bombe", a dit Jafarzadeh.

"En remplaçant Larijani par un autre commandant des gardiens de la révolution, le régime iranien a envoyé un message très clair disant qu’il est plus proche de la bombe, et qu’il n’a aucun besoin de négociations comme c’était le cas des années précédentes", a-t-il ajouté.

Le nouveau négociateur principal de l’Iran, Saïd Jalili, est un allié proche de président radical Mahmoud Ahmadinejad.

Le Conseil s’est aussi réjoui des nouvelles sanctions contre Téhéran imposées par les Etats-Unis jeudi, disant qu’elles toucheraient les opérations des gardiens de la révolution de l’Iran.

Washington a accusé les gardiens de la révolution de propagation d’armes de destruction massive et a taxé la Force Qods militaire de l’Iran de soutien au terrorisme

"La désignation [comme terroriste] des gardiens de la révolution et d’autres entités qui leur sont liées … est importante. Elle vise les ressources financières significatives des gardiens de la révolution, fait pression sur eux et rend leurs opérations très difficiles," a dit Jafarzadeh.