jeudi, décembre 1, 2022
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L’Iran encourage la ségrégation des sexes dans l’octroi de soins médicaux

Agence France Presse  – L’Iran va encourager la ségrégation des sexes dans l’octroi des soins médicaux, afin de respecter loi islamique qui prévoit qu’un patient soit traité par un médecin du même sexe.

Les hôpitaux sont censés essayer d’appliquer une proposition de loi datant de 1998, intitulée "l’initiative pour conformer les soins médicaux à la charia", a déclaré le ministre de la Santé, Kamran Bagheri Lankarani.

"Un conseil a été formé avec deux parlementaires pour faciliter l’application de cette loi", a dit le ministre, cité par le quotidien Kargozaran.

"Nous devons respecter les droits des patients dans les centres de santé", a-t-il poursuivi, en jugeant que l’initiative de 1988 devait être "absolument prise en compte" dans la construction de nouveaux hôpitaux, et que les anciens établissements devaient être "modifiés" dans ce sens.

Il n’est pas clair si l’application de l’initiative de 1988 vise à rendre obligatoire la ségrégation des sexes, ou simplement à l’encourager autant que possible.

La loi islamique interdit tout contact entre deux personnes de sexe opposée n’ayant pas de lien familial.

La proposition de loi de 1988 s’était attirée de sévères critiques à l’époque, et une opposition du secteur médical qui la jugeait inapplicable.

Elle avait été abandonnée, notamment à cause d’un nombre insuffisant de personnel médical qualifié pour chaque sexe.

Les gynécologues masculins avaient notamment protesté car ils s’estimaient comme les premières victimes de la proposition de loi.

Les étudiants en médecine ont perdu le droit de suivre des spécialités en gynécologie et obstétrique après la révolution islamique de 1979. Mais ceux qui avaient été formés dans ces disciplines avant, ou à l’étranger ensuite, pratiquent toujours.

L’initiative de 1988 visait avant tout les femmes se faisant traiter dans un système de santé dominé par les hommes. Mais M. Lankarani a remarqué que cette situation pourrait changer à l’avenir étant donné que "67% des étudiants en médecine sont des femmes".

 
 

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