samedi, février 4, 2023
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L’ingérence de l’Iran en Irak, constitue l’obstacle le plus sérieux à la démocratie dans ce pays

ImageCNRI, 14 décembre – Prenant la parole lors du SYMPOSIUM DE PARLEMENTAIRES ET DE JURISTES à Londres le 29 novembre, le parlementaire conservateur britannique, David Amess, s’est concentré sur l’intervention du régime clérical en Irak et ses efforts pour établir un autre État fondamentaliste dans ce pays. Voici ci-dessous la totalité de son discours :

M. le Président, Mesdames et Messieurs,
Alors que je contemple l’assistance depuis l’estrade, je constate qu’il s’agit véritablement d’un rassemblement de personnes éminentes et honnêtes et que j’avoue être le seul pécheur parmi elles.
L’instant est bien choisi pour un tel symposium et je crois, Mesdames et Messieurs, que nous avons beaucoup de chances d’avoir Lord Corbett comme président.
Depuis des années, l’Iran est au coeur de l’attention du monde pour toutes les mauvaises raisons. Les violations atroces des droits humains des mollahs, leur exportation de lintégrisme et du terrorisme et, bien sûr, leur désir inflexible d’obtenir la bombe nucléaire. La menace posée par les mollahs s’est multipliée depuis que les radicaux ont pris le pouvoir avec le nouveau président. Ce week-end, dans un discours devant les forces paramilitaires d’Iran, Ahmadinejad a condamné l’Occident et ses dirigeants, vouant ceux qui sont furieux contre son régime à mourir de colère. Absolument incroyable !
Cependant, Mesdames et Messieurs, je voudrais concentrer mon propos sur l’ingérence généralisée du régime iranien en Irak et sur ses complots contre le principal groupe d’opposition iranien.
 
Nous savons qu’immédiatement après la guerre, le régime iranien a mis en exécution un plan élaboré consistant à prendre le contrôle du sud de l’Irak en envoyant de l’autre côté de la frontière des dizaines de milliers de Gardiens de la Révolution et des mollahs, ainsi que des milliers d’agents irakiens engagés. Utilisant des millions de dollars fournis par les mollahs, ils ont mis en place une série d’associations sociales, culturelles et caritatives pendant qu’ils s’infiltraient dans les organes les plus sensibles de l’État irakien, dont les départements d’État, les autorités locales, la police et l’armée. 
Les mollahs se sont ensuite servis de ce contrôle pour imposer leur intégrisme islamique au peuple irakien. Aujourd’hui les mollahs sont la source principale de troubles et de terrorisme en Irak. Il n’y a aucun doute à avoir là-dessus. Ils sont responsables de la mort de centaines d’Irakiens opposés à leur intervention en Irak. Comme l’a dit le Premier ministre le mois dernier, ils sont également responsables de la mort de soldats britanniques dans le sud de l’Irak. Très récemment, il s’est avéré que des agents du régime iranien ont, avec l’aide de responsables du ministère irakien de l’Intérieur, dirigé un centre de torture à Bagdad où plus de 170 détenus ont été torturés et ont reçu de mauvais traitements.
Le 19 novembre, un haut responsable du ministère irakien de l’Intérieur qui s’est retiré, a révélé que le ministère de l’Intérieur dirigeait six autres centres de torture. Il a affirmé que beaucoup d’opposants au gouvernement irakien ont été arrêtés de manière systématique et emmenés dans ces centres de détention où ils ont été victimes de torture, leurs corps étant souvent retrouvés, humiliés, à même le sol. Il a également identifié Ahmad Salman, colonel au ministère iranien des Renseignements, comme l’interrogateur en chef dans cette mission du ministère de l’Intérieur.
Ces nouvelles sont accablantes et soulignent le besoin urgent pour la communauté internationale de prendre des mesures immédiates afin d’empêcher l’interférence continuelle du régime iranien en Irak, qui constitue l’obstacle le plus sérieux à l’établissement d’une démocratie en Irak. Ceci amène également le cas des deux membres de l’OMPI en Irak qui ont été enlevés par des agents du ministère de l’Intérieur et la Brigade Badr en août cette année. En dépit d’une déclaration des Forces multinationales en Irak condamnant sévèrement l’enlèvement de ces hommes, qui sont des personnes protégées, et leurs efforts pour retrouver les disparus, personne ne les a vus depuis.
En plus de sa volonté de prendre le contrôle de l’Irak, l’autre priorité du régime iranien est de mener une campagne de désinformation contre les membres de l’OMPI en Irak et d’exercer une pression sur eux dans le but de les faire renvoyer illégalement et de force en Iran. Cela a débuté à la fin de l’année 2003 lorsqu’un responsable irakien ayant des liens privilégiés avec le régime iranien a déclaré que l’OMPI serait expulsée d’Irak et envoyée en Iran. Cette déclaration a été condamnée par la communauté internationale et a été suivie en juin 2004 par l’octroi du statut de « personnes protégées » aux membres de l’OMPI. Furieux du statut accordé à l’OMPI, le régime iranien a alors tenté de contrecarrer la rédaction de la constitution irakienne, afin de placer la pression sur l’OMPI. Ce plan a également échoué.
J’étais profondément préoccupé d’entendre que lors d’un voyage en Iran, le conseiller irakien à la sécurité nationale avait tenté d’étouffer l’ingérence du régime en Irak et avait remercié les mollahs pour leur assistance et leur soutien. Il a poursuivi en suggérant que le gouvernement irakien se prépare, en violation de la loi internationale, à transférer de force les membres de l’OMPI en Iran. Je suis certain que chaque personne dans cette pièce désire se joindre à moi pour dénoncer de tels propos, qui reflète rien d’autre que les efforts désespérés du régime iranien pour remonter son propre moral et donner à ses agences de presse de quoi écrire.
L’OMPI représente l’obstacle le plus résistant à la progression de l’intégrisme islamique et du terrorisme des mollahs. C’est pour cette raison qu’elle bénéficie du soutien de millions d’Irakiens. La solution à la restauration de la démocratie, de la paix et de la stabilité en Irak, en Iran et au Grand Moyen-Orient est un changement de régime en Iran. Je demande alors avec insistance à l’Occident de retirer l’étiquette de terroriste grotesque, complètement injuste et irréaliste imposée à l’OMPI et de soutenir à la place le peuple iranien et sa Résistance afin d’amener un réel changement en Iran.
Mes collègues et moi présents ici ce matin n’abandonnerons pas tant que la paix, la liberté et la justice ne seront assurées à tous les citoyens iraniens.