lundi, décembre 5, 2022
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L’industrie pétrolière de l’Iran va mal et aucun ministre n’a été approuvé par le Majlis

ImageCNRI, 2 décembre – l’industrie pétrolière ne connaît pas seulement le marasme, elle est en train de couler, estime Christian Oliver dans Reuters.

Le quatrième producteur de brut au monde n’a pas de ministre du pétrole depuis le mois d’août, signifiant une perte de production continue, de nouveaux contrats de production n’ont aucun espoir d’être signé et la voix de Téhéran dans l’OPEP est à peine un murmure.

Reuters rappelle que le président des mollahs Ahmadinejad n’a pas réussi à faire nommer trois de ses proches alliés au poste le plus prestigieux de son gouvernement. Les députés du Majlis (parlement) leur ont opposés un veto, excédés de ne pas être consultés sur ce poste charnière.

 

« Ce vide au ministère du pétrole nous cause franchement du tort et plus cela va, plus cela devient sérieux », a dit Mohammad Mehdi Jabberzadeh, un député de la commission du budget des mollahs.

 

Ahmadinejad devrait présenter un quatrième candidat dimanche.

La semaine dernière, quelques instants après le rejet par le parlement du troisième candidat, Mohsen Tassalloti, le député Kazem Jalali a bien résumé le malaise : « La situation actuelle nous affaiblit au sein de l’OPEP et diminuera nos chances de coopération avec les compagnies étrangères parce que cela montre de l’instabilité. »

Dans son intervention avant le vote, Tassalloti avait abordé le problème principal que le régime doit résoudre : « La République islamique perd plus de 300.000 barils par jour (bpj) de sa capacité de production annuelle. »

Il a besoin de remonter une nouvelle production pour préserver sa part du gâteau dans l’OPEP. En ce moment, il se bat pour conserver sa capacité à plus de quatre millions de bpj.

Préserver cette production signifie investir dans de nouveaux domaines et cela signifie un ministre qui peut signer des contrats.

Signer des contrats avec des firmes étrangères est politiquement toxique en Iran, bien que la plupart des analystes accepte que Téhéran a besoin d’un savoir-faire international pour augmenter la production. Sans un ministre du pétrole, les principaux projets en cours restent non signés.

Le vice-ministre du pétrole des mollahs, Hadi Nejad-Hosseinian a dit aux médias iraniens cette semaine que le manque de ministre du pétrole avait aussi retardé un plan pour envoyer du gaz par gazoduc en Inde.

Bien qu’il soit assis sur la seconde plus grande réserve de gaz naturel, l’Iran a été lent a développer ces ressources.

 

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