lundi, novembre 28, 2022
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Libérer l’opposition iranienne de liste noire

Par Lord WaddingtonPar Lord Waddington

Human Events, 12 août – Une cour d'appel fédérale des États-Unis a statué le mois dernier que la Secrétaire d'Etat américaine avait violé les droits du plus grand groupe iranien d'opposition en refusant de révoquer la classification d’organisation terroriste de l'OMPI.

La Secrétaire d'Etat n'avait pas donné au groupe l'occasion de réfuter les allégations formulées à son encontre. En outre, la Cour a précisé que la stricte application des principes de la loi exigeait la révocation de la désignation de terroriste, et c'est seulement à la lumière de préoccupations de politique étrangère et de sécurité nationale affirmées par la secrétaire d'Etat qu'on lui renvoyait l'affaire avec pour instruction de donner à l'OMPI l'occasion de réfuter les allégations sur lesquelles elle s'était basée.

Il ne peut être sérieusement contesté qu’au fil des ans, l'attitude des autorités américaines vis-à-vis de l'OMPI a été régie dans une large mesure par des considérations de politique étrangère et le souhait des Etats-Unis de se concilier le régime iranien. Ce n'est pas un hasard si chaque fois que la communauté internationale a sollicité la coopération du régime sur ses ambitions nucléaires, ces ouvertures étaient accompagnées de coopération avec l'Iran par le biais d'un resserrement des contraintes pesant sur l'OMPI.

Avec une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appliquant de nouvelles sanctions à l’Iran sur son défi nucléaire et les Etats-Unis et l'Union européenne appliquant des sanctions unilatérales plus larges et plus rigoureuses, la politique américaine envers l'Iran a changé. La main tendue dont parlait le président Obama dans son discours d'investiture a été accueillie avec mépris par les dirigeants de l'Iran tandis qu’ils allaient de l'avant dans leurs ambitions nucléaires tout en continuant d'alimenter les incendies à travers le Moyen-Orient, avec leur soutien au terrorisme en Irak et en Afghanistan.

Alors que nous renforçons les sanctions contre les dirigeants de Téhéran, le temps est clairement venu pour l'administration américaine de lever les contraintes imposées à l'OMPI, permettant au groupe iranien d'opposition de mener à bien ses objectifs de travailler pour un Iran libre et démocratique.

Les arrêts des tribunaux ont déjà retiré l'OMPI de la liste des organisations interdites au Royaume-Uni et en Europe, et maintenant, enfin, il semble que la justice va se faire en Amérique avec une levée de l'interdiction aux États-Unis. Il est juste dommage qu'il ait fallu tant de jugements à travers tant de nations pour démontrer aux autorités américaines que leur attitude à l'égard de ce groupe d'opposition iranien a été très injuste et il est bien dommage que, jusqu'à présent le maintien de l'interdiction a tout simplement joué en faveur du régime iranien. Le régime a utilisé l'interdiction de l'OMPI pour mener à bien ses violations massives des droits de l'homme contre ses adversaires politiques.

L'administration Obama ne doit sûrement pas tarder plus longtemps et, en retirant l'OMPI de sa liste des organisations interdites, doit prendre une décision qui sans aucun doute sera soutenue par une majorité de membres du Congrès des États-Unis qui sont aussi conscients de l'injustice et de la menace posée par le régime iranien.

Toute action autre que retirer immédiatement l'OMPI de la liste des organisations interdites, jouera directement en faveur du régime iranien. Nous ne devrions pas faire le travail du régime iranien en plaçant des obstacles sur la voie du plus grand groupe d'opposition de l’Iran. Nous ne devrions pas mettre des obstacles à la lutte du peuple iranien pour la démocratie et la liberté.

Le président Obama et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton devraient regarder le très grand nombre de manifestations qui se déroulent en Iran et par les Iraniens en exil, et devraient certainement tenir compte des appels du peuple iranien pour la démocratie. Ils feront un pas dans cette direction s’ils agissent immédiatement pour retirer l'OMPI de la liste américaine des organisations interdites et reconnaissent le groupe comme un mouvement d'opposition iranien légitime.

Lord Waddington a été ministre de l'Intérieur du Royaume-Uni du gouvernement de  Margaret Thatcher.

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